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Pour que 2021 soit « l’an­née d’après »

Commu­niqué d’En­semble natio­nal

            Un an déjà qu’a débuté la pandé­mie. Avec presque deux millions de morts dans le monde, 65 000 en France. Avec son cortège de catas­trophes sociales, loin d’être terminé. Une pandé­mie dont le système capi­ta­liste est large­ment respon­sable, avec son souci du profit et sa négli­gence à l’égard de la nature. Avec son néo-libé­ra­lisme qui a entre­pris de mettre à mal les systèmes de santé.

            C’est bien pourquoi Macron n’a pas de raison de s’auto-satis­faire, comme il l’a fait dans ses vœux, en prenant à témoin de son succès des personnes dévouées soudain décla­rées des héros natio­naux. Alors que la vacci­na­tion en France avançait à pas de tortue, bien moins vite que la diffu­sion du virus, Macron ordonne une accé­lé­ra­tion. Le gouver­ne­ment se heurte à la défiance contre les vaccins, ampli­fiée par sa gestion anti­dé­mo­cra­tique de la pandé­mie. Ces nouvelles carences s’ajoutent aux anciennes : les masques jugés inutiles parce qu’en nombre insuf­fi­sant, les tests, les lits d’hô­pi­tal manquants parce que la santé n’est pas une acti­vité renta­ble… Cela s’est payé par la mort de beau­coup.

            C’est bien pourquoi nos mobi­li­sa­tions sont plus que jamais néces­saires pour impo­ser que la santé vaille plus que les profits, pour rester soli­daires des soignantes et soignants, dont les condi­tions de travail et de salaire demeurent inad­mis­sibles. Pour agir contre les licen­cie­ments déjà en cours et ceux qui menacent. Pour résis­ter à l’ar­bi­traire de la loi « sécu­rité globale » qui cherche à faire taire nos luttes. Le calen­drier des mobi­li­sa­tions de janvier est déjà bien rempli : il convient de les réus­sir. Notre mouve­ment, ENSEMBLE, y mettra toutes ses forces et s’em­ploiera à mettre en œuvre ses propo­si­tions unitaires.

            En effet, ce sont les luttes qui peuvent éviter la catas­trophe sociale à venir. Les femmes d’Ar­gen­tine, qui ont gagné sur l’avor­te­ment, montrent le chemin. Un chemin de combats. Pour résis­ter, mais aussi pour commen­cer de construire l’al­ter­na­tive de gauche et écolo­giste indis­pen­sable. Pour que les « années d’après » rompent vrai­ment avec le monde qui a provoqué la catas­trophe actuelle.

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