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Dans la rue, dans la grève et les assem­blées popu­laires Agis­sons pour les exigences sociales et démo­cra­tiques

La lettre de Macron est une insulte aux mobi­li­sa­tions des travailleurs, aux chômeurs et chômeuses, aux femmes actives dans la lutte des Gilets jaunes, aux jeunes.

« Pas de ques­tion inter­dite » dit Macron, mais pas touche aux mesures écono­miques et fiscales ! Rien sur les salaires, sur l’ISF, pas touche aux 40 milliards du CICE donnés au patro­nat. Pour le reste, le peuple peut débattre, Jupi­ter tran­chera.

En revanche, il n’hé­site pas à deman­der quel service public il faut suppri­mer. Et il ajoute une provo­ca­tion : des quotas d’im­mi­grés accep­tés sur le sol français et la révi­sion de la loi laïcité. De quoi donner du grain à moudre aux suren­chères de M. Le Pen et des fascistes, pour se présen­ter ensuite comme le président « progres­siste ». Mais, de quoi alimen­ter aussi le racisme, notam­ment contre les musul­man.ne.s.

De plus, la menace d’une atteinte aux liber­tés démo­cra­tiques, notam­ment de mani­fes­ter, s’ac­croît avec la nouvelle loi en prépa­ra­tion.

Le mouve­ment des Gilets jaunes reste fort. La jour­née du 12 janvier, la neuvième, a vu doubler le nombre des mani­fes­tant.e.s dans tout le pays. La lutte s’am­pli­fie.

L’es­sen­tiel de ses reven­di­ca­tions (augmen­ta­tion des salaires, des retraites, des allo­ca­tions de chômage, des mini­mas sociaux, l’éga­lité femmes/hommes, la sécu­rité sociale univer­selle, la justice fiscale et le réta­blis­se­ment de l’ISF, la défense et le déve­lop­pe­ment des services publics, le renou­vel­le­ment démo­cra­tique contre la 5ème Répu­blique monar­chique…) corres­pond à de fortes demandes dans la société. Confronté à cette mobi­li­sa­tion sociale inédite, Macron ne veut pas répondre.

Agis­sons donc avec les gilets jaunes, avec le mouve­ment syndi­cal et asso­cia­tif, avec les forces de gauche anti­li­bé­rale rassem­blées, pour contraindre le pouvoir à céder.

Un large rassem­ble­ment social et poli­tique pour une alter­na­tive sociale, démo­cra­tique, écolo­gique est indis­pen­sable :

– agis­sons dans les entre­prises et les services publics, dans l’unité syndi­cale, pour dési­gner le patro­nat comme le comman­di­taire des attaques anti­so­ciales. Une jour­née natio­nale de grève inter­pro­fes­sion­nelle est néces­saire, en lien avec les actions de blocage des Gilets jaunes.

– dans les villes et les quar­tiers, et avec les groupes de Gilets jaunes, aidons à orga­ni­ser des Assem­blées popu­laires pour écrire des exigences communes. Le mouve­ment social a besoin d’une plate-forme reven­di­ca­tive. Le 26 janvier, « l’as­sem­blée des assem­blées » propo­sée par les Gilets jaunes de Commercy (Meuse) peut être un grand moment de débat.

– les communes peuvent être des lieux d’ap­pro­fon­dis­se­ment démo­cra­tique, contre l’Etat centra­li­sa­teur. La Vème Répu­blique monar­chique a fait son temps. L’exé­cu­tif doit être mis sous contrôle popu­laire et celui des élu-es. Le Réfé­ren­dum d’ini­tia­tive citoyenne doit deve­nir un droit.

– agis­sons aussi avec les asso­cia­tions écolo­gistes pour renfor­cer les mobi­li­sa­tions contre le chan­ge­ment clima­tique, et l’iner­tie du pouvoir, avec pour première échéance la mani­fes­ta­tion du 27 janvier.

– la vigi­lance s’im­pose face aux mani­fes­ta­tions annon­cées aussi le 27 janvier par les forces de droite oppo­sées au mouve­ment social. La vigi­lance est égale­ment néces­saire contre toute parole raciste, anti­sé­mite, homo­phobe, sexiste.

Débat­tons tous et toutes ensemble dans le pays, sur les ronds-points, dans les entre­prises, dans les mairies… Orga­ni­sons des assem­blées popu­laires pour élabo­rer et débattre des exigences que nous voulons défendre ! Montrons ainsi que les reven­di­ca­tions portées par les  mobi­li­sa­tions actuelles, dont celles des Gilets jaunes, peuvent s’af­fir­mer comme majo­ri­taires dans le pays. Gilets Jaunes et d’autres mobi­li­sa­tions peuvent être majo­ri­taires dans le pays.

Et ainsi rendre impé­ra­tif le retour aux urnes pour un chan­ge­ment de poli­tique !

ENSEMBLE propose que se mette en place un rassem­ble­ment à gauche qui puisse offrir une alter­na­tive majo­ri­taire. Pour un gouver­ne­ment satis­fai­sant les reven­di­ca­tions popu­laires.

Chacun et chacune d’entre nous est concerné : c’est le moment !

L’Equipe d’Ani­ma­tion Natio­nale d’En­semble S

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