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Emma­nuel Macron : casseur social profes­sion­nel

Après deux passages à la télé­vi­sion en quelques jours, le président Macron n’écoute pas le message du pays et ampli­fie même la nature nocive de son projet. Son gouver­ne­ment d’af­fron­te­ment a pour but le déman­tè­le­ment des statuts protec­teurs du travail au profit du préca­riat, le nivel­le­ment par le bas des conquis sociaux, un fonc­tion­ne­ment des services publics régis par les règles de la concur­rence, l’injus­tice criante dans la répar­ti­tion des « efforts » entre les plus riches, qui sont proté­gés, et la majo­rité de la popu­la­tion contrainte de payer, notam­ment les retrai­tés (CSG).

Cette pano­plie de régres­sions est masquée par un flot de paroles qui systé­ma­tique­ment essaie de montrer à une partie des citoyens-nes et ses sala­rié-es qu’une autre partie béné­fi­cie d’avan­tages supé­rieurs qu’il convien­drait d’éra­diquer au nom de l’équité. Cette prési­dence dévoile ainsi son véri­table projet : la recherche de divi­sions et de tensions au sein des couches popu­laires, quand ce n’est pas la sélec­tion soigneu­se­ment orga­ni­sée pour l’ac­cès à l’en­sei­gne­ment supé­rieur. Il évite ainsi de s’en prendre aux véri­tables respon­sables des inéga­li­tés : les hiérar­chies sociales produites par les firmes multi­na­tio­nales soute­nues par un mana­ge­ment néoli­bé­ral très auto­ri­taire (appelé les « premiers de cordée ») sur les lieux de travail, aussi bien les entre­prises privées (Carre­four qui licen­cie et engraisse ses action­naires !) que les services publics ou la fonc­tion publique, porteurs de l’in­té­rêt géné­ral.

A aucun moment il n’ex­plique en quoi la suppres­sion du statut chemi­not va résoudre les problèmes de la SNCF, pourquoi la concur­rence auto­ri­sée dans son projet sera meilleure pour le service public, alors que celle-ci a montré sa faillite totale dans le trans­port de marchan­dises, réduit à 10% du tonnage pour le rail contre 30% il y a dix ans, et ouvert à la folie anti­éco­lo­gique des camions qui sillonnent l’Eu­rope.

Macron a bien compris que les person­nels de hôpi­taux et des EHPAD sont au bord de la rupture et reçoivent dans leurs luttes un soutien popu­laire massif. Mais, s’il envi­sage de révi­ser ulté­rieu­re­ment le système absurde de « tari­fi­ca­tion à l’ac­ti­vité » qui se fait sur le dos des malades, il ne trouve rien de mieux pour 2018 que dimi­nuer encore l’en­ve­loppe finan­cière pour la santé, et de cher­cher à faire payer par la popu­la­tion le soutien aux personnes âgées dépen­dantes : un deuxième jour férié prélevé dans les porte-monnaie au lieu de la hausse des coti­sa­tions sociales patro­nales, donc d’une véri­table sécu­rité sociale univer­selle.

Face à ce président anti-social et auto­ri­taire, qui insulte la jeunesse mobi­li­sée et lui envoie la police, il convient de s’unir et de rassem­bler les propo­si­tions alter­na­tives issues du syndi­ca­lisme, des luttes sociales conver­gentes, des forces poli­tiques de gauche, pour faire gran­dir un contre-projet d’éga­lité, de soli­da­rité, à la hauteur des attentes profondes de la société.

Commu­niqué de Ensemble !

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