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En finir avec les idées fausses sur les migra­tion. États Géné­raux des Migra­tions, Gisti

Nouvelle publi­ca­tion

En finir avec les idées fausses sur les migra­tions
États Géné­raux des Migra­tions

Soixante idées fausses sur les migra­tions décryp­tées et décons­truites, pour sortir des discours qui laissent croire qu’une poli­tique d’ac­cueil est impos­sible.

Dans le contexte parti­cu­lier de la prochaine campagne prési­den­tielle, les discours d’inquié­tude et de cris­pa­tion, voire de rejet, à l’égard des migrants, réfu­giés, exilés et étran­gers, risquent d’oc­cu­per une large partie de l’es­pace média­tique.

Il est indis­pen­sable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écou­ter et de les décryp­ter. C’est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préju­gés, les repré­sen­ta­tions fausses et les idées reçues sur les migra­tions, afin de les décons­truire point par point.

En réponse aux détrac­teurs de toute poli­tique d’ac­cueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s’inquiètent, ce livre propose un tour d’ho­ri­zon des migra­tions en mettant à la dispo­si­tion des lecteurs un très grand nombre d’in­for­ma­tions, de chiffres, de données et de faits. Orga­nisé par théma­tiques et rédigé dans un style très acces­sible, l’ou­vrage s’at­tache à prendre le contre-pied de 60 idées fausses, pour convaincre que l’ac­cueil des exilés est non seule­ment possible, mais surtout souhai­table.

Texte de Sophie-Anne Bisiaux
Préfa­cier : François Héran

Biogra­phie des États géné­raux des migra­tions :
Les États Géné­raux des Migra­tions rassemblent des centaines de collec­tifs et d’as­so­cia­tions locales ou natio­nales présentes sur le terrain aux côtés des personnes étran­gères victimes des poli­tiques actuelles. Partout en France, ces acteurs se concertent et orga­nisent des événe­ments publics pour dénon­cer la poli­tique actuelle, accom­pa­gner les personnes concer­nées et être force de propo­si­tion afin d’ob­te­nir un chan­ge­ment radi­cal de la poli­tique migra­toire.

Mars 2021, États Géné­raux des Migra­tions, 8 € + frais d’en­voi
ISBN : 978–2–7082–5366–7

→ Comman­der la publi­ca­tion papier sur https://boutique.gisti.org



Sommaire

Préface

Intro­duc­tion

PREMIÈRE PARTIE. « MIGRANT (NOM MASC.) : HOMME DE COULEUR NOIRE, PAUVRE ET ILLETTRÉ, À LA RECHERCHE DE L’ELDORADO EUROPÉEN. »

« C’est simple… »

1. « Migrant, immi­gré, étran­ger, réfu­gié, apatride, exilé… c’est plus ou moins la même chose. »

2. « D’un côté, il y a les réfu­giés, qui ont de bonnes raisons de quit­ter leur pays ; de l’autre, il y a les “migrants écono­miques”. »

« Le migrant type »

3. « Migrer, c’est une affaire d’hommes. »

4. « Les migrants sont pour la plupart des personnes pauvres. »

5. « La grande majo­rité des migrants sont peu instruits. »

« De l’Afrique vers l’Eu­rope. »

6. « Ce sont surtout les Afri­cains qui migrent, et prin­ci­pa­le­ment vers l’Eu­rope. »

7. « De manière géné­rale, les mouve­ments migra­toires sont diri­gés des pays du Sud vers les pays du Nord. »

DEUXIÈME PARTIE. « C’EST L’INVASION ! »

« Un monde de plus en plus ouvert. »

8. « Il y a de plus en plus de migrants. »

9. « La mondia­li­sa­tion a généré l’abo­li­tion des fron­tières. »

10. « Les États sont soumis à de plus en plus de conven­tions inter­na­tio­nales qui les obligent à accueillir des migrants, au mépris de leur souve­rai­neté. »

« Des migra­tions massives et impré­vi­sibles. »

11. « En 2015, l’Eu­rope a été confron­tée à une véri­table “crise migra­toire”. »

12. « Avec la crise envi­ron­ne­men­tale, l’Eu­rope va être submer­gée par desmil­lions de réfu­giés clima­tiques. »

13. « Nous assis­tons à une “radi­ca­li­sa­tion du rêve migra­toire”. »

« C’est la faute de l’Union euro­péenne. »

14. « La construc­tion euro­péenne a dépos­sédé les États de leur poli­tique migra­toire. »

15. « Les fron­tières euro­péennes sont des passoires. Il faudrait consa­crer davan­tage de moyens à leur renfor­ce­ment. »

16. « L’Union euro­péenne force les États membres à accueillir des migrants. »

17. « Il existe en Europe un “shop­ping de l’asile”. »

18. « Sortir de l’Union euro­péenne permet­trait de reprendre le contrôle des fron­tières natio­nales. »

« La France, bien trop accueillante. »

19. « La France accueille beau­coup d’étran­gers et a une poli­tique géné­reuse en matière de déli­vrance de titres de séjour. »

20. « En France, les étran­gers ont beau­coup trop de droits. »

21. « La France a toujours été une terre d’asile et conti­nue de l’être. »

22. « Les deman­deurs d’asile sont trop bien accueillis en France, cela crée un appel d’air. »

23. « Beau­coup d’étran­gers sont des frau­deurs et la France ferme les yeux. »

TROISIÈME PARTIE. « ILS NOUS MENACENT. »

Une menace pour notre « iden­tité »

24. « L’iden­tité euro­péenne est en danger. »

25. « Les migrants isla­misent la France et menacent la laı̈­cité. »

26. « En France, les immi­grés ne veulent pas s’in­té­grer. »

Un péril pour notre sécu­rité

27. « Si on empri­sonne davan­tage les étran­gers que les Français, c’est bien parce qu’ils sont plus dange­reux. »

28. « Plus un pays accueille d’im­mi­grés, plus les risques d’at­taques terro­ristes sont impor­tants. »

29. « Les immi­grés ne respectent pas les femmes. »

La mise en danger de notre écono­mie et de nos droits sociaux

30. « Les étran­gers prennent les emplois des natio­naux et parti­cipent au dumping social. »

31. « Ils vivent au crochet de la société et menacent les systèmes de sécu­rité sociale. »

32. « L’in­té­gra­tion des étran­gers est très coûteuse. »

33. « Il est plus rentable de fermer les fron­tières et d’ex­pul­ser les étran­gers. »

QUATRIÈME PARTIE. « UNE SEULE SOLUTION : CHACUN CHEZ SOI ! »

Renfor­cer les fron­tières et les contrôles, pour le bien des personnes migrantes

34. « Si on fermait vrai­ment les fron­tières, la migra­tion fini­rait par se tarir. »

35. « Il faut combattre les réseaux de passeurs qui exploitent la misère des exilés. »

36. « Des fron­tières mieux surveillées permet­traient de proté­ger les femmes exilées contre la traite. »

37. « On critique beau­coup la coopé­ra­tion de l’Union euro­péenne avec les “garde-côtes” libyens, mais c’est toujours mieux que de lais­ser les personnes mourir en Médi­ter­ra­née. »

Exter­na­li­ser la gestion des migra­tions

38. « Il faudrait faire le tri entre les “réfu­giés” et les “migrants écono­miques” aux fron­tières euro­péennes. »

39. « L’Eu­rope devrait faire en sorte de stop­per les exilés avant qu’ils n’ar­rivent sur son terri­toire. »

40. « Pour expul­ser davan­tage de migrants en situa­tion irré­gu­lière sur le terri­toire euro­péen, il faut renfor­cer la coopé­ra­tion avec les pays d’ori­gine et de tran­sit. »

41. « C’est mieux d’of­frir une protec­tion huma­ni­taire aux réfu­giés au plus près de leur pays d’ori­gine. »

42. « On devrait instal­ler des centres de tri dans les pays tiers pour sélec­tion­ner ceux qui ont le droit d’al­ler en Europe. »

Réduire les facteurs d’at­trac­tion et lutter contre les causes des migra­tions

43. « Il faut inter­dire les ONG de secours en mer car elles encou­ragent les exilés à risquer leur vie en Médi­ter­ra­née. »

44. « Soute­nir le déve­lop­pe­ment des pays d’ori­gine des personnes migrantes permet­trait de les dissua­der d’en­tre­prendre leur voyage. »

45. « C’est rendre service aux pays d’ori­gine que d’em­pê­cher le départ de leurs ressor­tis­sants quali­fiés. »

Fermer les fron­tières de manière plus humaine

46. « Il faut aider les étran­gers en situa­tion irré­gu­lière à rentrer volon­tai­re­ment plutôt que de les expul­ser. »

47. « Enfer­mer les étran­gers, ce n’est pas humain, mais il existe des alter­na­tives dignes. »

48. « L’eu­ro­péa­ni­sa­tion des poli­tiques de contrôle aux fron­tières permet un meilleur respect des droits des personnes exilées. »

CINQUIÈME PARTIE. « ASSURER UN ACCUEIL INCONDITIONNEL ET OUVRIR LES FRONTIÈRES ? VOUS PLAISANTEZ, J’ESPÈRE ! »

« Ça peut attendre. »

49. « Il y a telle­ment d’injus­tices à combattre, la défense des droits des étran­gers n’est pas une prio­rité. »

50. « C’est le combat des personnes exilées, pas le nôtre. »

« Ça serait la catas­trophe. »

51. « Si on ouvre les fron­tières, l’Eu­rope va être submer­gée par une “vague migra­toire” sans précé­dent. »

52. « Ça serait insensé dans un contexte marqué par le terro­risme. »

53. « On l’a vu avec la crise de la Covid-19, des fron­tières trop ouvertes favo­risent la propa­ga­tion des pandé­mies. »

54. « Ça ouvri­rait la voie à l’ex­trême droite. »

« C’est nous ou c’est eux, il faut choi­sir. »

55. « Les États ont besoin de fron­tières, ils ne peuvent pas proté­ger tout le monde. »

56. « L’ou­ver­ture des fron­tières condui­rait à l’ef­fon­dre­ment de l’éco­no­mie, sinon à une mise en concur­rence féroce entre les travailleurs. »

57. « Pour sauver la planète, il vaut mieux construire des murs. »

« C’est impos­sible. »

58. « La liberté de circu­la­tion, c’est une utopie. »

59. « Tant que nous avons des gouver­ne­ments inhos­pi­ta­liers, nous ne pouvons rien faire. »

60. « Un accueil incon­di­tion­nel en France est incon­ce­vable et beau­coup trop compliqué à mettre en œuvre. »

www.gisti.org/spip.php?arti­cle6566

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