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La « bonne drachme »? Modeste contri­bu­tion au débat sur la Grèce.

Par Michel Husson; Publié sur le site Alen­contre (excellent) le 27 juillet.
La reddi­tion du gouver­ne­ment Tsipras face aux diktats de la troïka est une défaite doulou­reuse pour tous les parti­sans d’une alter­na­tive à l’aus­té­rité néo-libé­rale en Europe. On peut rappe­ler briè­ve­ment, et un peu dans le désordre, les raisons de cette défaite: sous-esti­ma­tion de la violence des « insti­tu­tions », ce mélange de fana­tisme écono­mique et de volonté poli­tique de briser une alter­na­tive; absence de prépa­ra­tion des éléments maté­riels d’une rupture passant notam­ment par une suspen­sion unila­té­rale des paie­ments de la dette; non-construc­tion du rapport de force idéo­lo­gique interne néces­saire pour cette rupture; inca­pa­cité à assu­mer le non au réfé­ren­dum en faisant adop­ter, dans une logique d’union natio­nale, les mesures que le gouver­ne­ment avait demandé aux citoyens de reje­ter; absence de relais poli­tique d’autres gouver­ne­ments et faiblesse du soutien du mouve­ment social.
La conclu­sion souvent tirée de ce constat est qu’il n’existe déci­dé­ment pas de poli­tique alter­na­tive possible à l’in­té­rieur de la zone euro. Pour Stathis Kouve­la­kis, « il est devenu clair que vouloir rompre avec les poli­tiques néoli­bé­rales, ultra-austé­ri­taires et « mémo­ran­daires », dans le cadre de la zone euro relève d’une illu­sion qui coûte très cher. L’idée du « bon euro » et de « faire bouger l’Eu­rope », le refus obstiné d’un plan B et l’en­fer­me­ment dans un proces­sus épui­sant de pseudo-négo­cia­tions ont conduit au plus grand désastre de la gauche de trans­for­ma­tion sociale en Europe depuis l’ef­fon­dre­ment de l’URSS » [1]
Jacques Sapir abou­tit à la même conclu­sion: « en réalité, aucun chan­ge­ment de l’UE de l’in­té­rieur n’est possible. La « Gauche Radi­cale » doit se fixer comme objec­tif premier la rupture, au moins avec les insti­tu­tions dont le contenu semi-colo­nial est le plus grand, c’est-à-dire l’Euro, et elle doit penser ses alliances poli­tiques à partir de cet objec­tif. Pour elle, l’heure des choix est arri­vée; il faudra rompre ou se condam­ner à périr » [2]
Il est possible qu’il ne reste plus d’autre choix que le Grexit, en Grèce, aujourd’­hui. Cela peut se discu­ter. Mais cela n’im­plique pas qu’il faille en déduire une nouvelle orien­ta­tion stra­té­gique pour l’en­semble de l’Eu­rope. Ce choix binaire – ou une forme de capi­tu­la­tion, ou le Grexit – est un raccourci qui élimine tous les éléments inter­mé­diaires de construc­tion du rapport de forces.
Certes, le débat a souvent été porté en ces termes, et depuis long­temps. Au feu de l’ex­pé­rience grecque, de nombreux inter­ve­nants se rallient aujourd’­hui à la sortie de l’euro comme seule voie alter­na­tive. Mais cela revient, encore une fois, à mélan­ger deux débats: le premier porte sur la Grèce, aujourd’­hui; le second est plus géné­ral et porte sur la stra­té­gie de rupture en Europe.
Je parti­rai ici d’un commen­taire à mon article, L’éco­no­mie poli­tique du crime [3]: « Inté­res­sant, mais alors pourquoi vous êtes-vous toujours prononcé contre la sortie de l’euro? Vous semblez avoir mis du temps à comprendre que l’euro et les plans d’ajus­te­ment impo­sés à la Grèce vont de pair. Votre point de vue manque de cohé­rence ». Il se trouve que je n’ai jamais été « contre la sortie de l’euro », comme en témoigne, entre autres contri­bu­tions, cet extrait d’un article publié en 2011: « La sortie de l’euro n’est plus, dans ce schéma, un préa­lable. C’est au contraire une arme à utili­ser en dernier recours. La rupture devrait plutôt se faire sur deux points qui permet­traient de déga­ger de véri­tables marges de manœuvre: natio­na­li­sa­tion des banques et dénon­cia­tion de la dette » [4].
La ques­tion clé pour la Grèce, chacun en convien­dra, c’est le carac­tère non soute­nable de la dette. Les mesures prio­ri­taires à prendre sont alors un mora­toire unila­té­ral, puis une annu­la­tion, totale ou partielle, de la dette. Mais en quoi ces mesures néces­sitent-elles une sortie de l’euro? Je n’ai jamais réussi à comprendre comment on pouvait établir un lien logique entre ces deux types de mesures.
Suppo­sons que la Grèce sorte de l’euro. Premier cas: elle conti­nue à payer la dette. C’est absurde, dira-t-on, mais beau­coup d’avo­cats de la sortie de l’euro, bizar­re­ment, n’ex­cluent pas expli­ci­te­ment ce cas de figure. Si la dette devait être rembour­sée en euros, son poids réel (en drachmes) s’alour­di­rait en raison de la déva­lua­tion. Si elle était rembour­sée en drachmes, cela équi­vau­drait à une annu­la­tion partielle, de 20 % si par exemple la drachme était déva­luée de 20 %, mais ce cas de figure est exclu juri­dique­ment: la lex mone­tae ne s’ap­plique pas.
De toute manière, les créan­ciers n’ac­cep­te­raient pas une telle décote sans réagir et sans prendre des mesures de rétor­sion passant par une spécu­la­tion contre la nouvelle monnaie. Cette même remarque s’ap­plique au second cas où la sortie de l’euro s’ac­com­pa­gne­rait –logique­ment – d’une annu­la­tion, totale ou partielle, de la dette. Comme le note John Milios [5], il est facile d’ima­gi­ner « une situa­tion où la Grèce, une fois sortie de l’euro, ne pour­rait trou­ver les réserves néces­saires pour soute­nir le taux de change de sa nouvelle monnaie et devrait emprun­ter dans la zone euro ou ailleurs. Mais tout prêt dans la phase actuelle du capi­ta­lisme conduit à un programme d’aus­té­rité. Alors, qui va finan­cer le pays afin de soute­nir le taux de change de la nouvelle monnaie? »
Les créan­ciers seraient donc toujours là, et le passage à la drachme leur donne­rait une arme de poids. Cette arme ne perdrait son effi­ca­cité que si le commerce exté­rieur de la Grèce était équi­li­bré. C’est le second argu­ment en faveur de la sortie de l’euro: grâce à la déva­lua­tion, les expor­ta­tions grecques seraient dopées et les échanges exté­rieurs seraient dura­ble­ment équi­li­brés.
Mais ce scéna­rio oublie au moins deux choses. La première est la dépen­dance de l’éco­no­mie grecque [6]: toute reprise de l’ac­ti­vité se tradui­rait par une augmen­ta­tion des impor­ta­tions notam­ment de produits alimen­taires, de médi­ca­ments et de pétrole (dont les prix seraient alour­dis par la déva­lua­tion). On peut et il faut évidem­ment imagi­ner des poli­tiques indus­trielles et agri­coles qui réduisent cette dépen­dance, mais leurs effets ne seraient pas immé­diats.
L’autre oubli concerne le compor­te­ment des capi­ta­listes dont la prio­rité est de réta­blir leurs profits. L’ex­pé­rience récente montre que la baisse des salaires en Grèce ne s’est pas traduite en baisse des prix mais en augmen­ta­tion des marges de profits à l’ex­por­ta­tion, à tel point que la Commis­sion euro­péenne s’est inter­ro­gée sur les expor­ta­tions grecques « manquantes » [7]. Ce point est impor­tant: en faisant de la devise l’al­pha et l’oméga de la ques­tion grecque, on fait tota­le­ment l’im­passe sur les rapports de classe internes à la société grecque. Or, la sortie de l’euro, en tant que telle, ne remet pas en cause la struc­ture oligar­chique.
L’autre avan­tage d’une sortie de l’euro serait de rendre à nouveau possible le finan­ce­ment du défi­cit public par la banque centrale, donc indé­pen­dam­ment des marchés finan­ciers. Mais, là aussi, la sortie de l’euro n’est pas la condi­tion préa­lable à la recherche d’autres modes de finan­ce­ment. La natio­na­li­sa­tion des banques, avec un quota imposé de titres publics, serait un autre canal de finan­ce­ment possible, ou encore la réqui­si­tion de la banque centrale. Ce serait une autre forme de rupture qui n’au­rait rien à voir avec l’ap­pel à un « bon euro ».
Les parti­sans de la sortie de l’euro ont réussi à enfer­mer le débat dans ce choix binaire: le « bon euro » idyl­lique ou la sortie de l’euro, passer sous la table ou la renver­ser, ne pas faire de l’euro un tabou (mais un totem?), etc. Que le bilan de l’ex­pé­rience grecque conduise à enfer­mer le débat stra­té­gique dans ce choix binaire, c’est compré­hen­sible mais c’est une faci­lité.
Il n’y a pas d’is­sue tranquille à la situa­tion drama­tique dans laquelle la Grèce est aujourd’­hui enfer­mée. Une sortie de l’euro, aujourd’­hui, pour la Grèce, serait peut-être moins coûteuse que l’ap­pli­ca­tion du troi­sième mémo­ran­dum à venir, encore plus mons­trueux que les précé­dents. Mais ce n’est pas une voie royale, et il faut le dire, honnê­te­ment. Ensuite, le risque est d’en faire la solu­tion à tous les problèmes de l’éco­no­mie grecque, qu’il s’agisse des struc­tures produc­tives ou du pouvoir de l’oli­gar­chie.
La sortie de l’euro est presque toujours présen­tée comme une sorte de baguette magique permet­tant d’échap­per à la domi­na­tion du capi­ta­lisme finan­cier, ainsi qu’aux contra­dic­tions internes entre capi­tal et travail. Comme si la sortie de l’euro équi­va­lait à la sortie des poli­tiques néo-libé­rales. Les grandes firmes et les riches Grecs vont-ils par miracle cesser leur évasion fiscale à grande échelle? Les arma­teurs grecs vont-ils par miracle accep­ter de finan­cer les retraites?
Cette fixa­tion sur la ques­tion de la monnaie est donc dange­reuse dans la mesure où elle fait passer au second rang toute une série d’enjeux qui ont à voir avec des rapports de classes qui ne s’ar­rêtent pas aux fron­tières. La Grèce n’est pas une « nation prolé­taire » soumise au joug de l’euro, c’est une forma­tion sociale struc­tu­rée par des rapports de classe. Le total cumulé des fuites de capi­taux depuis 10 ans est du même ordre de gran­deur que le total de la dette grecque, cela n’a rien à voir avec l’euro et le retour à la drachme n’y chan­ge­rait rien. Il permet­trait même aux évadés fiscaux de rapa­trier une partie de leurs capi­taux en réali­sant une plus-value propor­tion­nelle au taux de déva­lua­tion.
Nous sommes bien sûr en faveur d’une réforme fiscale et bien d’autres choses encore, rétorque­ront les parti­sans de la sortie de l’euro. Mais ces éléments de programme sont en pratique reje­tés au second rang, et il est en outre impos­sible de démon­trer que la sortie de l’euro rendrait plus facile à les mettre en œuvre. Plutôt que de repro­cher à Tsipras de ne pas avoir préparé un plan B, assi­milé à la sortie de l’euro, il faudrait lui repro­cher de ne pas avoir insti­tué, dès le premier jour, un contrôle des capi­taux, ce qu’il a refusé de faire afin de rassu­rer les insti­tu­tions sur sa bonne volonté.
L’ar­gu­men­ta­tion en faveur de la sortie de l’euro repose fina­le­ment sur un postu­lat fonda­men­tal ainsi formulé par Jacques Sapir dans un récent billet: « les ques­tions du chan­ge­ment de monnaie et du défaut sont étroi­te­ment liées » [8]. Il y dresse la liste des problèmes à trai­ter en cas de « Grexit »: 1° la ques­tion des réserves de la Banque Centrale; 2° la ques­tion des liqui­di­tés; 3° la ques­tion de la dette; 4° la ques­tion des banques commer­ciales. Et il souligne qu’il est « très impor­tant que le gouver­ne­ment grec annonce le défaut sur sa dette en même temps qu’il consta­tera que l’Euro ne peut plus avoir cours légal sur son terri­toire. »
C’est cette simul­ta­néité entre défaut sur la dette et aban­don de l’euro qui est discu­table. La logique voudrait de raison­ner selon une séquence diffé­rente: d’abord le défaut sur la dette, parce que c’est la condi­tion néces­saire pour une réorien­ta­tion de l’éco­no­mie grecque. Ensuite, les mesures d’ac­com­pa­gne­ment qui en dérivent, à savoir la natio­na­li­sa­tion des banques, la réqui­si­tion de la banque centrale, le contrôle des capi­taux, la créa­tion éven­tuelle d’une monnaie paral­lèle. C’est un programme qui a sa cohé­rence, qui implique des ruptures fonda­men­tales avec les règles du jeu euro­péennes, mais qui ne néces­site pas a priori la sortie de l’euro.
La sortie de l’euro n’est pas en soi un programme, ce n’est qu’un outil à utili­ser le cas échéant, et il faut faire la démons­tra­tion de sa néces­sité, au-delà de l’in­can­ta­tion. Cette féti­chi­sa­tion de la monnaie déséqui­libre la construc­tion d’un tel programme, déve­loppe des illu­sions sur la « bonne drachme » qui valent bien celles, imagi­naires, sur le « bon euro » et rabat les enjeux sociaux sur une logique natio­nale-moné­taire.
John Milios, l’an­cien « écono­miste en chef » de Syriza, l’ex­plique très bien: « Il n’y a aucune raison pour que le mouve­ment social qui s’op­pose au néoli­bé­ra­lisme et au capi­ta­lisme s’ar­rête parce que la Grèce a l’euro comme monnaie. Si tel était le cas, une nouvelle monnaie pour­rait être néces­saire pour soute­nir cette nouvelle voie. Mais nous devons partir de ce mouve­ment, non l’in­verse. C’est la raison pour laquelle je consi­dère que la ques­tion de la sortie de l’euro est secon­daire. D’un point de vue non pas théo­rique mais poli­tique (comment modi­fier les rapports de forces poli­tiques et sociaux), je consi­dère l’euro comme un faux problème. Je ne parti­cipe pas aux débats sur la monnaie parce qu’ils mettent de côté la ques­tion prin­ci­pale qui est comment renver­ser la stra­té­gie à long terme des capi­ta­listes grecs et euro­péens en faveur de l’aus­té­rité. » [9] (26 juillet 2015)
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Notes
[1] Stathis Kouve­la­kis, « Il faut s’op­po­ser à ceux qui mènent la Grèce et la gauche grecque à la capi­tu­la­tion », 24 juillet 2015.
[2] Jacques Sapir, « La Grèce, la gôche, la gauche », El Correo, 25 juillet 2015.
[3] Michel Husson, « Grèce : l’éco­no­mie poli­tique du crime », A l’en­contre, 29 Juin 2015. NB. comme j’ai été impliqué direc­te­ment dans le débat grec en tant que membre de la Commis­sion pour la vérité sur la dette grecque, je m’ex­prime ici à la première personne.
[4] Michel Husson, « Euro : en sortir ou pas? », A l’en­contre, 18 juillet 2011.
[5] John Milios, « Ils pensaient pouvoir gouver­ner de la même façon qu’a­vant la crise », A l’en­contre, 22 juillet 2015.
[6] Michel Husson, « Grèce : une écono­mie dépen­dante et rentière », A l’en­contre, 12 Mars 2015 ; George Econo­ma­kis, Maria Markaki, Alexios Anas­ta­sia­dis, « Struc­tu­ral Analy­sis of the Greek Economy », Review of Radi­cal Poli­ti­cal Econo­mics, Vol. 47(3), 2015.
[7] Uwe Böwer, Vasi­liki Michou, Chris­toph Unge­rer « The Puzzle of the Missing Greek Exports », Euro­pean Economy, 2014
[8] Jacques Sapir, « Les condi­tions d’un « Grexit » », 11 juillet 2015.
[9] John Milios, déjà cité.

3 réflexions au sujet de « La « bonne drachme »? Modeste contri­bu­tion au débat sur la Grèce. »

  1. Géron dit :

    La crise grecque a, à mon avis, mis en lumière le rôle de l’euro, comme arme aux mains de la haute finance; quant à UE et son parlement sans grand pouvoir – et que nous avions rejetée lors du référendum sur le « projet de constitution européenne », elle joue un peu le même rôle! Je me refuse à blâmer le gouvernement grec qui a été soumis à une pression terrible de la part de Frau Merkel et Herr Schaüble , Hollande jouant la carte américaine et se faisant le faire-valoir du gouvernement allemand pour signer en fin de compte le scandaleux accord qu’ont dû signer les Grecs, « le pistolet sur la tempe ».

    Un plan bis existait -était-il au point?- comme Varoufakis l’a dit.

    Les analyses de J. Sapir et de la gauche de Syriza me semblent convaincantes.

    Je voudrais ajouter que l’on a dit « qu’un peu d’internationalisme éloigne de la nation, mais que beaucoup d’internationalisme y ramène ». Je pense qu’il est actuellement regrettable que la notion de souveraineté nationale soit monopolisée par la droite. Je pense que la gauche doit se réapproprier cette valeur

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  2. pascal b dit :

    Merci de votre commentaire, juste qyuelques remarques.

    Oui nous avions voté en 2005 comme 55%des contre le TCE, soit contre une Union Européene construite autour d’une Baque centrale européenne autonome et une règle d’airain, la concurrence libre et non faussée. Ce qui veut dire que la concurrence des oligopoles ne doit pas connaitre d’entraves et que États dirigés par les néolibéraux sont là pour les libérer de toute entrave.

    L’ennemi c’est le capitalisme, sa version néolibérale triomphant depuis les années 80, qu’il soit celui de la zone euro, de l’UE ou un autre capitalisme. Nous en avons la confirmation. Les néolibéraux, de Merckel à Hollande ou Poutine comme Obama ne font même plus mine de respecter le suffrage universel. Oui Hollande est un de nos adversaires, et des plus déterminés.

    Oui, un plan bis existait comme le dit la gauche de Syriza, pas secret mais défendu au grand jour, mais aussi,non ce plan bis n’a pas existé concrètement, même si Varoufakis en a eu l’intention et le début d’exécution. Par ailleurs, Sapir ne dit pas la même chose que la Plateforme de gauche de Syriza.

    Oui, la question de la souveraineté nationale est une vraie question, mais elle se pose différemment en Grèce qui fait partie de la zone dominée de l’UE et en France qui reste un pays impérialiste, dirigeant la Françafrique, grand vendeur d’armes et possesseur de l’arme atomique., et où les dirigeants cultivent les racismes au plus haut niveau de l’État. La perspective d’Etats-unis d’Europe parait plus lointaine que jamais, mais cet horizon me semble un ce de ceux qui sont une alternative aux exacerbations de xénophobie, et aux manœuvres destructrices des néolibéraux. Ce sont les espaces où l’on peut préserver la délibération démocratique que nous devons préserver, celui de la nation en est un, pas le seul. Nous sommes d’accord pour voir dans les politiques néolibéra

     

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    • pascal b dit :

      Nous sommes d’accord pour voir dans les politiques néolibérales des destructeurs de la démocratie (et de l’écologie).

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