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Les centrales en « état d’ur­gence »

Le 01/12/15, la Comis­sion Locale d’In­for­ma­tion (CLI) de la centrale nucléaire de Civaux était réunie en comité de vigi­lance

A la ques­tion : « comment l’état d’ur­gence est appliqué au CNPE de Civaux ? »,

il a été répondu : «  par une vigi­lance renfor­cée ! »

A la ques­tion : « les effec­tifs du pelo­ton de gendar­me­rie ont-ils été renfor­cés ? »

Les gendarmes ont répondu : « Non »

Ainsi, aucun dispo­si­tif supplé­men­taire n’est mis en place tant sur le plan des effec­tifs que sur le plan maté­riel ni orga­ni­sa­tion­nel.

Norma­le­ment, c’est à l’ar­mée de faire la guerre, pas à la gendar­me­rie.

Cette atti­tude du gouver­ne­ment est inco­hé­rente. Soit la France est en état de guerre et dans ce cas l’ar­mée devrait proté­ger les INB (instal­la­tions nucléaires de base) qui sont extrê­me­ment vulné­rables, soit soit elle ne l’est pas et l’ état d’ur­gence est injus­ti­fié.

Mais quelle que soit notre situa­tion mili­taro-poli­tique, une centrale nucléaire reste très fragile vis à vis du risque terro­riste. Une attaque de cette nature serait capable de provoquer une catas­trophe majeure de type Tcher­no­byl chez nous.

En refu­sant de fermer Fessen­heim, le gouver­ne­ment refuse d’en­ta­mer la sortie du nucléaire.

Main­te­nant, en refu­sant de proté­ger les centrales qu’il nous impose, le gouver­ne­ment nous fait courir des risques d’ac­ci­dent nucléaire majeur.

Jacques Terra­cher, membre de la CLI de Civaux

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