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Mani­feste natio­nal Renais­sance des mater­ni­tés condam­nées

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Les 22 et 23 mars 2019, 16 délé­ga­tions repré­sen­tant 16 terri­toires en guerre contre la ferme­ture de leur mater­nité se sont réunies au Blanc (36), pour expri­mer une même révolte et exiger leur dû.

Alors que sont rappor­tées des dizaines de drames touchant les mères et leur bébé, LA POPULATION DENONCE D’UNE MEME VOIX l’aveu­gle­ment et le déni des agences régio­nales de santé et du minis­tère, la souf­france des futurs parents et de leurs proches, le burn-out des soignants, la dispa­ri­tion des services publicshospi­ta­liers, la néga­tion des droits consti­tu­tion­nels d’éga­lité d’ac­cès aux soins et des grands prin­cipes de la sécu­rité sociale.

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NOUS REFUSONS la mise en danger des mères et de leur enfant, les faux argu­ments sécu­ri­taires déployés par le gouver­ne­ment et ses experts, la logique centra­li­sa­trice et écono­mique qui amène à fermer des services de première néces­sité.

Nous refu­sons de subir cette double peine, être privés de mater­nité et par là-même de toute autre alter­na­tive (maison de nais­sances, accou­che­ments à domi­cile).

A L’IMAGE DES TERRITOIRES, NOTRE COMBAT EST MULTIFORME, INDESTRUCTIBLE, INALTERABLE

Les mobi­li­sa­tions locales se hissent au niveau natio­nal et exigent avec force l’avè­ne­ment d’une démo­cra­tie directe en santé. Le combat se mène sur tous les fronts.

JURIDIQUE, pour récla­mer la vérité contre la diffa­ma­tion, la recon­nais­sance des préju­dices subis, la condam­na­tion de l’Etat et de ses agences, à l’ori­gine de ce drame sani­taire.

POLITIQUE, ce combat citoyen est aussi celui de certains élus qui font du main­tien des mater­ni­tés et des services publics, une grande cause locale,

dépar­te­men­tale et régio­nale.

SCIENTIFIQUE, par la valo­ri­sa­tion de la parole d’ex­perts qui démontrent, chiffres à l’ap­pui, l’ur­gente néces­sité d’as­su­rer une prise en charge de proxi­mité des nais­sances.

CITOYEN, la révolte popu­laire gronde contre un pouvoir tyran­nique et mépri­sant, qui frac­ture les terri­toires.

NOUS PROPOSONS que le code de la santé intègre désor­mais le délai d’ac­cès au service public de santé comme 1er critère de sécu­rité, ce temps d’ac­cès étant calculé sur la base des trans­ports publics exis­tants.

Que toute déci­sion concer­nant l’or­ga­ni­sa­tion de l’offre de soins prenne en compte les droits du citoyen et la spéci­fi­cité des terri­toires.

Que la qualité des soins ne soit pas seule­ment syno­nymes de cumul de compé­tences des profes­sion­nels, de plateau tech­nique mais s’en­ri­chisse aussi de la rela­tion de confiance instau­rée entre soignants et soignés.

Que la méde­cine rurale soit reva­lo­ri­sée auprès des futurs profes­sion­nels de santé.

Que les méde­cins, géné­ra­listes et spécia­listes, s’ins­tallent là où les besoins sont criants.

NOUS RECLAMONS la ré-ouver­ture des mater­ni­tés et la créa­tion d’un nouveau label« HOPITAL DE TERRITOIRE DE PLEIN EXERCICE (Méde­cine-Chirur­gie-Obsté­trique).

Qu’à l’ini­tia­tive des citoyens, l’in­no­va­tion et l’ex­pé­ri­men­ta­tion d’une nouvelle orga­ni­sa­tion de l’offre de santé soient rendues possible.

Que la santé soit consi­dé­rée comme une dimen­sion de l’amé­na­ge­ment du terri­toire et du déve­lop­pe­ment écono­mique local.

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NOUS EXIGEONS LA CREATION D’UN PLAN NATIONAL DE PROTECTION DES NAISSANCES, qui aurait pour mission de défi­nir le cadre des services de nata­lité en France, qui recen­sera toutes les situa­tions drama­tiques et soutien­dra les victimes.

Nous exigeons que l’ex­per­tise des habi­tants soit recon­nue et qu’ils soient asso­ciés à la construc­tion du projet de santé de leur terri­toire.

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