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18 avril 2026

Media­part, 22 juillet. La famine à Gaza. Extraits

« Sauvez-nous. Nous mourons » : la famine emporte Gaza

Plus d’une centaine de Pales­ti­niens, dont une majo­rité d’en­fants, sont morts de faim dans l’en­clave depuis le blocus huma­ni­taire début mars. L’ONU accuse l’ar­mée israé­lienne d’avoir tué plus de 1 000 personnes tentant d’ob­te­nir de l’aide alimen­taire depuis fin mai.

(…)

À Gaza, tout s’achète avec de l’argent liquide. Or il n’y a plus de banques. Les Pales­ti­nien·nes doivent donc s’adres­ser à des agents de change. Les frais sont exor­bi­tants : ils peuvent repré­sen­ter jusqu’à la moitié de la somme reti­rée.

« Les prix ont été multi­pliés par dix ces derniers jours, témoigne, depuis la ville de Gaza, Basel, un père de famille déplacé avec sa femme et leurs sept enfants. Plus rien n’est dispo­nible sur les marchés. Pour se procu­rer un kilo de riz ou de lentilles, il faut marcher des kilo­mètres, ou connaître quelqu’un qui puisse vous en vendre. »

Fin mai, Moham­med Abu Mughais­seb, coor­di­na­teur médi­cal de l’ONG Méde­cins sans fron­tières (MSF), racon­tait à Media­part qu’il survi­vait avec un repas par jour. Désor­mais, écrit-il sur les réseaux sociaux, il mange une fois tous les deux jours. « Mon corps aban­donne, confie le soignant. Nous trai­tons des patients affa­més tout en étant nous-mêmes affa­més. On s’at­tend à ce que nous sauvions des vies alors que les nôtres se dété­riorent lente­ment. »

« Sauvez-nous. Nous mourons de faim », supplie Moham­mad Saqer, direc­teur des soins infir­miers à l’hô­pi­tal Nasser de Khan Younès (sud), joint par télé­phone par Media­part. Son hôpi­tal, un des plus grands de l’en­clave, est dans une zone dite « de combat » par l’ar­mée israé­lienne. Ses équipes sont à bout. « Nous sommes sur le point d’in­ter­rompre le service de soins faute de gaze, de panse­ments, de seringues », dit-il.

La faim n’épargne personne, elle traverse les classes sociales. Sur le réseau social X, l’am­bas­sa­drice de la Pales­tine en France, Hala Abu Hassira, raconte un échange télé­pho­nique avec son oncle, à Gaza, qui n’a rien mangé depuis quatre jours. « Comment accep­tons-nous qu’un peuple entier soit affamé, que la famine soit utili­sée comme arme de guerre par Israël, en toute impu­nité et dans un silence quasi total ? », s’in­digne-t-elle.

Entre lundi 21 et mardi 22 juillet, quinze personnes, dont quatre enfants, sont mortes de faim, rapporte le minis­tère de la santé pales­ti­nien. En tout, plus d’une centaine de Pales­ti­nien·nes ont succombé à la famine, dont 80 enfants, depuis le blocus huma­ni­taire total début mars. Depuis le début de l’an­née, « 112 enfants sont admis chaque jour pour rece­voir un trai­te­ment contre la malnu­tri­tion », affirme l’Uni­cef.

« C’est un déclin continu, explique Jack Latour, direc­trice des acti­vi­tés des infir­mières de MSF depuis Gaza. Je le vois dans mon person­nel qui arrive plus fati­gué, je le vois quand les gens perdent conscience, quand des femmes ne sont plus capables d’al­lai­ter parce qu’elles ne produisent tout simple­ment plus de lait. »

« Les enfants de moins de 6 mois ont besoin de “baby formula” [du lait infan­tile en poudre – ndlr]. Dans deux semaines, je serai en pénu­rie totale  », pour­suit l’in­fir­mière. Elle a travaillé au Tchad et en Haïti, mais n’a jamais rien vu de pareil : « Ce qui est diffé­rent, c’est qu’ici, les solu­tions sont tota­le­ment dispo­nibles », martèle-t-elle. Elle pense aux dizaines de camions char­gés d’aide huma­ni­taire qui attendent aux fron­tières de Gaza. 

Ce constat est partagé par Tamara Alri­fai, direc­trice des rela­tions exté­rieures et de la commu­ni­ca­tion de l’Unrwa, l’agence onusienne char­gée des réfu­gié·es pales­ti­nien·nes : « Depuis quelques semaines, les entre­pôts dans Gaza sont vides, même si nos propres entre­pôts en Égypte et en Jorda­nie sont pleins. Nous avons assez de nour­ri­ture et autres produits pour au moins deux mois pour toute la popu­la­tion – tous bloqués par Israël. »

Depuis le début de la mise en place des distri­bu­tions alimen­taires via la Fonda­tion huma­ni­taire de Gaza (GHF), cette struc­ture contro­ver­sée, parrai­née par Israël et les États-Unis pour contour­ner les ONG inter­na­tio­nales et l’ONU, Souhaib Abou Saif a tenté d’al­ler dans un de ses centres puis a renoncé : trop dange­reux.

« Tu peux te faire arrê­ter [par l’ar­mée israé­lienne], être pris sous les bombes ou visé par des tirs », résume-t-il d’une voix ferme. Selon les chiffres des Nations unies, plus de 1 000 personnes ont été tuées depuis la fin du mois de mai alors qu’elles tentaient de se procu­rer de l’aide alimen­taire. Les Pales­ti­nien·nes surnomment ces distri­bu­tions les « Hunger Games ».

Dimanche 20 juillet, au moins 99 civils ont été tués par l’ar­mée israé­lienne, après une de ces distri­bu­tions. « À l’ap­proche du convoi, la foule a été la cible de tirs de chars israé­liens, de snipers et d’autres tirs », décrit sur X le Programme alimen­taire mondial.

La faim obsède ; elle trans­forme les gens. (…)

Au milieu du chaos ont surgi des profi­teurs de guerre qui revendent la farine, les pâtes, l’huile ou le sucre des colis alimen­taires à des prix exor­bi­tants. La semaine dernière, des Gazaoui·es ont rapporté des mani­fes­ta­tions, et des affron­te­ments avec ceux qui pros­pèrent sur la famine. Les marchés ont été briè­ve­ment fermés. Mais la pres­sion a eu l’ef­fet inverse : quand ils ont rouvert, les prix avaient encore augmenté.

Souhaib Abou Saif y voit une nouvelle preuve du déli­te­ment du tissu social qui faisait la fierté des Gazaoui·es. Ce riche réseau de liens du sang et de rela­tions de voisi­nage s’est peu à peu effon­dré entre les priva­tions, les deuils et les dépla­ce­ments forcés. Le jeune homme se demande comment Gaza pourra un jour refaire société.

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