13 mai 2026

Soli­da­rité syndi­cale avec le peuple iranien

Réunion publique pour l’ar­rêt de la guerre
en Iran et au Moyen-Orient

Depuis le 28 février, l’Iran est la cible de frappes causant parmi la popu­la­tion civile un nombre crois­sant de morte.es et de blessé.es.

Dès les premiers jours des bombar­de­ments, plus de 150 enfants ont été massa­cré.es dans une école. Ont été égale­ment visés des quar­tiers rési­den­tiels, des hôpi­taux, des raffi­ne­ries, des usines, des infra­struc­tures vitales, etc. Il est main­te­nant prouvé que les soit-disant « frappes chirur­gi­cales » sur des objec­tifs pure­ment poli­tiques et/ou mili­taires n’étaient qu’un gros­sier mensonge.

Ce déluge de feu venu du ciel est utilisé par la Répu­blique isla­mique d’Iran comme argu­ment pour renfor­cer la répres­sion contre une popu­la­tion ayant déjà déploré en janvier au moins 30 000 mort.es et plus 54 000 arres­ta­tions.

Une nouvelle vague d’exé­cu­tions capi­tales est à craindre. Cela a été récem­ment le cas de trois personnes ayant parti­cipé aux mani­fes­ta­tions de janvier, et une autre accu­sée d’es­pion­nage en faveur d’Is­raël. Ils ont tous été pendus en public en haut d’une grue.

Comme cela était prévi­sible le régime iranien a riposté aux frappes des Etats-Unis et d’Is­raël en utili­sant des méthodes compa­rables.

Résul­tat la région est désor­mais à feu et à sang, à quoi s’ajoute une nouvelle guerre menée par l’État d’Is­raël contre le Liban. Une pollu­tion record et aux effets durables, frappe les êtres vivants, l’air et l’eau.

Des mois et des années seront néces­saires pour répa­rer les dégâts causés aux habi­ta­tions et aux infra­struc­tures. Et pour couron­ner le tout, même des instal­la­tions nucléaires font désor­mais partie des cibles possibles. Cette guerre a égale­ment des consé­quences sociales drama­tiques pour les popu­la­tions civiles qui doivent faire face à toutes les pénu­ries, à l’ac­cé­lé­ra­tion de l’in­fla­tion à des pertes d’em­plois et de salaires. Les femmes sont parti­cu­liè­re­ment touchées.

Une exten­sion mondiale du conflit n’est pas écar­tée. Il est plus urgent que jamais que les belli­gé­rants fassent enfin taire leurs armes, et que d’autres pays ne s’en­gagent pas à leur tour dans ce conflit au nom de la défense de leurs inté­rêts écono­miques.

La démo­cra­tie ne peut être l’œuvre que des peuples eux-mêmes
En Iran comme ailleurs, la démo­cra­tie ne peut pas être instau­rée par en haut à coup de missiles et de bombes, puis par des « sauveurs suprêmes » arri­vant dans les four­gons d’ar­mées étran­gères. Elle ne peut résul­ter que d’un proces­sus social et poli­tique se déve­lop­pant au sein du pays.

Un préa­lable est l’ar­rêt immé­diat de la guerre et la chute d’un régime détesté par plus de 80% de la popu­la­tion. La Répu­blique isla­mique d’Iran doit être renver­sée les peuples d’Iran qui depuis des années ne cessent de lutter pour leur éman­ci­pa­tion. C’est à eux que doit reve­nir de juger les diri­geants du régime actuel.

Déve­lop­per la soli­da­rité
En ce qui nous concerne nous appor­tons notre soutien aux iranien.nes se battant pour :

  • La libé­ra­tion de l’en­semble des prison­niers poli­tiques et d’opi­nion ;

  • L’ar­rêt immé­diat des exécu­tions et l’abo­li­tion de la peine de mort et de l’usage de la torture ;

  • La liberté d’or­ga­ni­sa­tion, de faire grève et de mani­fes­ter ;

  • Le respect et le déve­lop­pe­ment des droits démo­cra­tiques et sociaux, notam­ment ceux des femmes, des sala­rié.es, des mino­ri­tés natio­nales, reli­gieuses et sexuelles ainsi que ceux des réfu­gié.es d’Af­gha­nis­tan ;

  • L’ins­tau­ra­tion de sanc­tions inter­na­tio­nales contre les diri­geants iraniens et leurs familles ;

  • La levée des sanc­tions écono­miques et poli­tiques diri­gées contre la popu­la­tion.

Nous soute­nons plus parti­cu­liè­re­ment les mili­tant.es qui, en Iran et dans la diaspora, cherchent à faire entendre les voix de celles et ceux qui luttent en Iran pour en finir avec la Répu­blique isla­mique d’Iran. Ils/elles luttent pour la justice sociale, l’éga­lité, la liberté et le droit à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion.

Ils se battent pour un avenir défini du bas vers le haut par les inté­ressé.es eux/elles même. Un avenir repo­sant sur l’auto-orga­ni­sa­tion de la popu­la­tion.

Nous parta­geons leur oppo­si­tion aux monar­chistes qui, autour de Reza Pahlavi, se présentent comme une alter­na­tive à la Répu­blique isla­mique.

Leur programme auto­ri­taire et ultra­li­bé­ral, est en totale contra­dic­tion avec les reven­di­ca­tions sociales et démo­cra­tiques portées par la jeunesse, les femmes, les travailleur.euses et les mino­ri­tés natio­nales et sexuelles.

Réunion publique
vendredi 10 avril à 19h
Bourse du travail de Paris, salle Varlin
3 rue du Château d’eau, métro Répu­blique

Pren­dront notam­ment la parole :
Leila Hossein­za­deh, mili­tante iranienne, ancienne prison­nière poli­tique
Lana Sadeq, Pales­ti­nienne de Cisjor­da­nie, asso­cia­tion ‘Forum Pales­tine Citoyen­ne­té’
Gilbert Achcar, origi­naire du Liban, profes­seur à SOAS (Univer­sité de Londres)

CGT – https://www.cgt.fr/
Union syndi­cale Soli­daires – https://soli­daires.org/
FSU – https://fsu.fr/
Soli­da­rité socia­liste avec les travailleurs en Iran (SSTI) – http://www.iran-echo.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.