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Texte de soutien des usagers aux mobi­li­sa­tions hospi­ta­lières

Puis une chro­nique de François Morel Sur France inter

Coor­di­na­tion Natio­nale du 5 Septembre 2019 :
Soutien des usagers aux mobi­li­sa­tions hospi­ta­lières

Les uns après les autres, les services d’ur­gence se mettent en grève, n’en pouvant plus de parquer les malades sur des bran­cards, de ne plus faire leur boulot de soignants, prendre soin : le mouve­ment a traversé l’été en s’am­pli­fiant avec 237 services en grève au 2 septembre.

Les causes sont multiples, avec trois prin­ci­pales, la déser­ti­fi­ca­tion médi­cale multi­pliant le recours aux urgences faute d’autres possi­bi­li­tés, la suppres­sion massive de lits dans les hôpi­taux faisant des urgences un goulot d’étran­gle­ment et la fuite des person­nels malme­nés, mal consi­dé­rés.

La déser­ti­fi­ca­tion médi­cale ne se réglera pas d’un coup de baguette magique, d’au­tant plus que la ministre se refuse aux vraies solu­tions, le déve­lop­pe­ment notam­ment d’un service public, l’obli­ga­tion à servir des jeunes méde­cins.

Alors il faut se donner les moyens d’une prise en charge humaine de ceux qui n’ont que les urgences comme recours !

Le mouve­ment des urgences n’est que la traduc­tion du malaise d’un hôpi­tal public mis à mal par la poli­tique natio­nale de santé en vigueur.

La Coor­di­na­tion Natio­nale des Comi­tés de défense des hôpi­taux et mater­ni­tés de proxi­mité, repré­sen­tante d’usa­gers, lieu de conver­gences entre usagers, person­nels et élus, apporte son soutien à toutes les luttes, aux reven­di­ca­tions des person­nels : l’ar­rêt des ferme­tures de lits, de services et des réou­ver­tures, des créa­tions de postes, une vraie reva­lo­ri­sa­tion des métiers hospi­ta­liers.

Elle apporte son soutien au collec­tif inter urgences qui tient son assem­blée géné­rale le 10 septembre. Elle rappelle que les conver­gences sont néces­saires avec les méde­cins hospi­ta­liers, avec l’en­semble des person­nels hospi­ta­liers et avec les usagers, ceux pour qui fonc­tionnent les services d’ur­gence et les hôpi­taux et qui leur donnent leur raison d’être. Les usagers ont besoin de proxi­mité, gage de sécu­rité : c’est aux profes­sion­nels à les orien­ter, si besoin, vers des soins plus spécia­li­sés.

Elle appelle ses comi­tés, ses mili­tants, la popu­la­tion, à parti­ci­per aux mobi­li­sa­tions orga­ni­sées par la CGT santé et action sociale le 11 septembre et à se mobi­li­ser plus que jamais pour défendre hôpi­taux, mater­ni­tés et, d’une façon géné­rale, l’ac­cès aux soins pour toutes et tous.

Elle met en garde la ministre : rempla­cer le goulot d’étran­gle­ment à la sortie des urgences par une restric­tion à l’en­trée serait gravis­sime pour la santé de la popu­la­tion. Quant à la propo­si­tion d’ac­cès direct à des services, elle nous paraît du pur effet d’an­nonce : cela ne créera pas les lits après lesquels les services d’ur­gence courent !

Elle va lancer dans les jours et les semaines à venir une grande campagne pour que l’hô­pi­tal public ait les moyens dont il a besoin.

Le commu­niqué

François Morel, France inter, 6–09

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