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Univer­sité: rappel de l’ap­pel inter­syn­di­cal du 7 janvier

Sur l’ex­cellent site

http://syndi­col­lec­tif.fr/educa­tion-natio­nale-greve-le-21-janvier/

Emplois, salaires, condi­tions de travail et d’études :

Prépa­rons dès main­te­nant la grève unitaire du 26 janvier !

Appel inter­syn­di­cal du 7 janvier 2021

Après des mois d’une contes­ta­tion très large, la loi de program­ma­tion de la recherche a été promul­guée le 24 décembre. Elle contient tous les éléments de destruc­tion des statuts natio­naux, de préca­ri­sa­tion, de mise en concur­rence des établis­se­ments et des person­nels que nous avions dénon­cés. Nous conti­nue­rons à combattre leur mise en œuvre natio­na­le­ment et loca­le­ment. Budgé­tai­re­ment, la loi ne mettra pas fin au sous-finan­ce­ment chro­nique des établis­se­ments et des équipes de recherche. Elle ne résou­dra rien et risque même d’ag­gra­ver une situa­tion déjà très préoc­cu­pante. Avec le finan­ce­ment en dents de scie des recherches sur les coro­na­vi­rus, la crise sani­taire a pour­tant clai­re­ment démon­tré l’im­passe à laquelle mène la stra­té­gie de recherche sur projets. La ministre, relayée par les direc­tions d’EPST, promet une augmen­ta­tion de 10 % de la dota­tion des unités pour 2021 qui devrait leur être noti­fiée courant janvier. Cette augmen­ta­tion nette­ment insuf­fi­sante au regard des pertes accu­mu­lées les années précé­dentes procède davan­tage d’un effet d’an­nonce que d’une réalité. Nous deman­dons que le finan­ce­ment récur­rent des équipes et des unités de recherche sur dota­tion d’État rede­vienne prépon­dé­rant et soit signi­fi­ca­ti­ve­ment augmenté ; c’est la condi­tion pour préser­ver la liberté de recherche qui seule permet une recherche publique indé­pen­dante.

Concer­nant les forma­tions, le MESRI a publié le 19 décembre une “circu­laire” prévoyant une réou­ver­ture de l’uni­ver­sité dès le 4 janvier à des petits groupes de 10 étudiant·es en diffi­culté, ciblé·es et sur convo­ca­tion. Ces injonc­tions inap­pli­cables ne corres­pondent pas aux besoins et aux réali­tés des établis­se­ments. Rappe­lons que les BTS et classes prépa­ra­toires dans les lycées fonc­tionnent majo­ri­tai­re­ment en « présen­tiel » depuis le début de l’an­née univer­si­taire. Le retour sur site doit concer­ner l’en­semble des étudiant·es et pas seule­ment les seul·es auto­ri­sé·es. Toutes et tous sont en effet frap­pé·es par l’iso­le­ment et cette situa­tion ne fait qu’am­pli­fier la préca­rité étudiante et le risque de décro­chage. Ce retour doit s’or­ga­ni­ser dès main­te­nant dans des condi­tions sani­taires sécu­ri­sées dont la mise en place est de la respon­sa­bi­lité du gouver­ne­ment. Nous exigeons donc que les moyens humains, finan­ciers et maté­riels néces­saires soient attri­bués de toute urgence sous peine de sacri­fier une géné­ra­tion entière d’étu­diant·es.

Nous réité­rons la demande d’un plan pluri­an­nuel de recru­te­ments de 65 000 postes titu­laires sur 10 ans, dont 8500 créa­tions de postes pour l’an­née 2021, pour l’en­semble de l’ESR tous corps confon­dus et la titu­la­ri­sa­tion des person­nels contrac­tuels recru­tés sur fonc­tions pérennes, ainsi qu’un effort budgé­taire programmé sur 10 ans de trois milliards d’eu­ros supplé­men­taires par an en faveur de l’ESR.

Les orga­ni­sa­tions signa­taires appellent toutes et tous les étudiant·es et collègues à se réunir massi­ve­ment en assem­blées géné­rales pour pour­suivre les mobi­li­sa­tions en cours et faire de la deuxième quin­zaine de janvier un temps fort pour l’em­ploi et les salaires. Elles appellent à se mettre en grève le 26 janvier, avec l’en­semble des person­nels de l’Édu­ca­tion Natio­nale, pour la réou­ver­ture des univer­si­tés aux étudiant·es avec les moyens néces­saires, pour exiger une autre poli­tique, des créa­tions de postes, l’amé­lio­ra­tion de nos salaires et de nos carrières et pour défendre nos condi­tions de travail et d’études. Elles appellent de même à se joindre aux mani­fes­ta­tions prévues pour défendre les secteurs de la santé et de l’éner­gie, contre le projet de loi de sécu­rité globale et les autres textes liber­ti­cides, notam­ment le 30 janvier. Elles appellent égale­ment à parti­ci­per au temps fort commun inter­pro­fes­sion­nel de mobi­li­sa­tions et de grève prévu le 4 février 2021.

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