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25 novembre : Jour­née inter­na­tio­nale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Nous sommes toutes et tous mobi­li­sé·es, nous ne céde­rons pas !

« Femmes de tous les conti­nents, nous subis­sons les violences sexistes et sexuelles. C’est notre lot commun. Les fémi­ni­cides, les viols, les agres­sions sexuelles, le harcè­le­ment sexuel, les violences obsté­tri­cales, le contrôle de nos corps, sont des réali­tés tragiques pour des millions voire des milliards de femmes de par le monde. Les mexi­caines, les chiliennes, les argen­tines, les espa­gnoles, les algé­riennes, les polo­nai­ses… et partout les femmes se soulèvent depuis plusieurs années main­te­nant. »

Une réflexion au sujet de « 25 novembre : Jour­née inter­na­tio­nale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles »

  1. Dominique dit :

    ATTENTION, FRAGILE
    Un homme se cogne la tête contre les murs de son for intérieur.Il appelle, il s’écroule, il s’enfouit, il cache, il tâche, il se shoote, il se flingue, il tente de s’étouffer avec un oreiller, il joue l’amnésique qui lui permet de se protéger contre l’horreur de la vérité.De sa vérité. Mais oublier sa vérité, c’est oublier son identité.Il implore l’oubli, mais on ne peut oublier que ce que l’on sait, que ce que l’on connaît.On ne peut oublier que ce que l’on nomme.On ne peut oublier que ce qui existe, et n’existe que ce qui est nommé.
    Comment faire avec la douleur ? demandait l’autre.Mettre des mots dessus.D’abord à tâtons, et c’est long.Et ça remue, et parfois ça remonte du fond, du fin fond.Il faut trouver des oreilles humaines.
    Il nous a écrit, cet auditeur, une longue lettre, où il dit entre autres :« Ça n’arrive pas qu’aux filles, le viol, d’ailleurs, elles non plus ne sont pas crues. Le plus dur, c’est la solitude, je ne peux plus me taire. »Pourquoi s’adresser à nous ?Pourquoi devrions-nous écouter Pascal ?Dix enfants sur cent sont victimes d’abus sexuels.Et dans le monde entier ?
    Viol, inceste, secrets de famille.Notre société est très lente à sortir de son sommeil criminel.Ce que les psychiatres appellent « l’ogre intérieur ».Qu’on pourrait appeler aussi le cochon qui sommeille.C’est cette violence, cette pulsion originelle qui est la force de la vie, mais qui parfois se retourne en force de mort et de destructions.Ce qui vaut pour un peuple, pour toute une nation, vaut pour un individu,Et c’est le même crime contre l’humanité.
    Ce que peut le silence.Ce que peut le mensonge.Ce que peut le manque d’écoute.Ce que peut le manque d’amour.Attention, fragile.Très.
    Daniel Mermet (1999)

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