29 mars 2026

HALTE À LA GUERRE DES GAUCHES !

Cher·es ami·es,

La gauche et les écolo­gistes ont résisté. Nous rega­gnons Paris, Lyon et Marseille. Nous l’em­por­tons à Nîmes contre le RN. Nous gagnons contre la droite à Saint-Étienne comme à Roubaix, à Amiens comme à Ville­pinte.

C’est toujours dans un cadre d’union, fut-ce partiel, que nous avons engrangé des victoires.

Mais nous accu­sons une série de défaites, de Brest à Besançon, de Toulouse à Vier­zon, de Cler­mont à Poitiers, de Limoges à Liévin. Pendant ce temps, le RN s’ancre, empo­chant des dizaines et dizaines de villes petites ou moyennes. Et la droite engrange.

Au PS et à LFI, des voix s’em­pressent de tirer une conclu­sion : l’al­liance de toute la gauche n’a pas fonc­tionné. Manuel Bompard met en avant « la vague déga­giste » touchant les « sortants socia­listes ou écolo­gistes ». Raphaël Glucks­mann et François Hollande croient leur stra­té­gie renfor­cée. Ils sont ce matin suivis par Boris Vallaud qui déclare sur RTL : « les résul­tats clari­fient la situa­tion, les alliances avec LFI ne marchent pas ».

Les insou­mis·es semblent se réjouir de faire cava­lier seul pour 2027. Et les socia­listes espèrent mettre les parte­naires écolo­gistes, Debout, Géné­ra­tion·s et L’Après derrière eux. Comme au bon vieux temps. Ce scéna­rio est celui de la défaite.

Logo Il faut arrêter les conneries
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Ce qui ne marche pas, c’est de s’in­vec­ti­ver et de créer des frac­tures à gauche qui ne se réparent pas en une nuit de fusion de listes.

Ce qui ne marche pas, c’est d’of­frir le spec­tacle de la divi­sion pendant des mois et des mois, puis de brico­ler des accords sur un coin de table.

Nous ne devons avoir qu’un seul adver­saire : la droite et l’ex­trême droite. Face au vent trum­piste, l’union de la gauche et des écolo­gistes, dans toute leur diver­sité, reste la clé pour gagner.

C’est le rassem­ble­ment, même partiel, qui a créé la dyna­mique aux muni­ci­pales. Aucune sensi­bi­lité de gauche n’a gagné seule. Et les muni­ci­pa­li­tés rempor­tées malgré le refus de fusion­ner les listes de gauche ont béné­fi­cié d’élec­teurs et élec­trices terri­fiés de voir leur ville défi­gu­rée au matin du 23 mars.

L’échec dans certaines villes est le résul­tat d’une union de dernière minute qui n’a pas su convaincre. Les tour­nants stra­té­giques in extre­mis ne sont pas convain­cants.

L’union ne signi­fie pas petits arran­ge­ments élec­to­raux, elle doit se construire dans la durée.
L’union, c’est une culture poli­tique.
L’union, c’est une stra­té­gie pour gagner.

En 2027, notre respon­sa­bi­lité est d’être uni·es contre l’ex­trême droite. C’est pourquoi, plus que jamais, et urgem­ment, nous avons besoin d’une candi­da­ture commune.

Alors main­te­nant, ça suffit ! Je le dis et le redis : il faut arrê­ter les conne­ries !

Clémen­tine Autain

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