13 mai 2026

HALTE À LA GUERRE DES GAUCHES !

Cher·es ami·es,

La gauche et les écologistes ont résisté. Nous regagnons Paris, Lyon et Marseille. Nous l’emportons à Nîmes contre le RN. Nous gagnons contre la droite à Saint-Étienne comme à Roubaix, à Amiens comme à Villepinte.

C’est toujours dans un cadre d’union, fut-ce partiel, que nous avons engrangé des victoires.

Mais nous accusons une série de défaites, de Brest à Besançon, de Toulouse à Vierzon, de Clermont à Poitiers, de Limoges à Liévin. Pendant ce temps, le RN s’ancre, empochant des dizaines et dizaines de villes petites ou moyennes. Et la droite engrange.

Au PS et à LFI, des voix s’empressent de tirer une conclusion : l’alliance de toute la gauche n’a pas fonctionné. Manuel Bompard met en avant « la vague dégagiste » touchant les « sortants socialistes ou écologistes ». Raphaël Glucksmann et François Hollande croient leur stratégie renforcée. Ils sont ce matin suivis par Boris Vallaud qui déclare sur RTL : « les résultats clarifient la situation, les alliances avec LFI ne marchent pas ».

Les insoumis·es semblent se réjouir de faire cavalier seul pour 2027. Et les socialistes espèrent mettre les partenaires écologistes, Debout, Génération·s et L’Après derrière eux. Comme au bon vieux temps. Ce scénario est celui de la défaite.

Logo Il faut arrêter les conneries
SIGNEZ L’APPEL

Ce qui ne marche pas, c’est de s’invectiver et de créer des fractures à gauche qui ne se réparent pas en une nuit de fusion de listes.

Ce qui ne marche pas, c’est d’offrir le spectacle de la division pendant des mois et des mois, puis de bricoler des accords sur un coin de table.

Nous ne devons avoir qu’un seul adversaire : la droite et l’extrême droite. Face au vent trumpiste, l’union de la gauche et des écologistes, dans toute leur diversité, reste la clé pour gagner.

C’est le rassemblement, même partiel, qui a créé la dynamique aux municipales. Aucune sensibilité de gauche n’a gagné seule. Et les municipalités remportées malgré le refus de fusionner les listes de gauche ont bénéficié d’électeurs et électrices terrifiés de voir leur ville défigurée au matin du 23 mars.

L’échec dans certaines villes est le résultat d’une union de dernière minute qui n’a pas su convaincre. Les tournants stratégiques in extremis ne sont pas convaincants.

L’union ne signifie pas petits arrangements électoraux, elle doit se construire dans la durée.
L’union, c’est une culture politique.
L’union, c’est une stratégie pour gagner.

En 2027, notre responsabilité est d’être uni·es contre l’extrême droite. C’est pourquoi, plus que jamais, et urgemment, nous avons besoin d’une candidature commune.

Alors maintenant, ça suffit ! Je le dis et le redis : il faut arrêter les conneries !

Clémentine Autain

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.