25 août 2026

Nations unies. La violence sexuelle, une arme de guerre en pleine expansion

La violence sexuelle, une arme de guerre en pleine expansion

La violence sexuelle, une arme de guerre en pleine expansion

juillet 2026

Les violences sexuelles liées aux conflits ont plus que doublé en un an, atteignant un niveau inédit, alors que les guerres se multiplient et que le droit international est de plus en plus bafoué, a averti mercredi la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de cette question, Pramila Patten.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité, elle a dressé un constat alarmant d’un monde où « la logique selon laquelle la force fait le droit » gagne du terrain, alimentée par l’intensification des conflits, des dépenses militaires record, des déplacements forcés massifs et le recul des droits humains.

Le débat, qui a pour thème « Honorer la promesse du droit international pour les survivants de violences sexuelles liées aux conflits », était présidé par la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa Tuluka, dont le pays occupe la Présidence tournante du Conseil de sécurité en juillet.

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Le rapport couvre 21 situations de conflit et met en évidence des viols, viols collectifs, esclavages sexuels, mariages forcés et actes de traite utilisés délibérément comme tactiques de guerre, de terreur, de torture ou de répression politique.

La République démocratique du Congo, Haïti, le Soudan et la République centrafricaine enregistrent le plus grand nombre de cas vérifiés.

La majorité des victimes sont des femmes
Près de 90% des victimes sont des femmes et des filles, tandis que près de 3 000 enfants ont été victimes de violences sexuelles, soit une hausse de 37% en un an. Les hommes et les garçons sont également ciblés, notamment dans les lieux de détention où ces violences servent à humilier, punir ou extorquer des aveux.

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Des groupes armés et des Etats responsables
Le rapport recense 77 parties responsables de ces crimes, dont 62 groupes armés non étatiques. Deux États, Israël et la Russie, figurent désormais parmi les nouvelles parties inscrites à l’annexe du rapport, faute de progrès jugés suffisants pour mettre fin aux violations documentées.

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Haïti : les violences sexuelles explosent
Le Conseil de sécurité a également entendu le témoignage d’une représentante de la société civile en Haïti. Carine Jocelyn, fondatrice du Collectif des femmes haïtiennes, a noté que les femmes et les filles sont devenues des cibles systématiques des groupes armés.

L’ONU a recensé une hausse de 163 % des violences sexuelles en 2025, un chiffre qui ne reflète qu’une partie de la réalité, a souligné Mme Jocelyn. Les femmes et les filles sont violées dans leurs quartiers, dans les camps de déplacés ou enlevées à des fins d’exploitation sexuelle par des gangs lourdement armés.

Elle a dénoncé un système judiciaire défaillant, une police sous-équipée et des établissements de santé pillés ou détruits, privant les survivantes de soins essentiels.

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Pourquoi c’est important : Les interventions ont souligné que ces violences restent utilisées comme tactique de guerre, de terreur et de contrôle. De nombreux États, dont la France, la Lettonie, le Danemark, le Panama, le Mexique et le Pakistan, ont appelé à renforcer la reddition de comptes, les sanctions ciblées et l’aide aux survivant.e.s. Plusieurs délégations ont également insisté sur le financement des services de protection, le déploiement de conseillères pour la protection des femmes et la prise en compte des enfants nés de ces violences.

L’essentiel: Trois grandes positions se sont dégagées. Un large groupe d’États, dont la Colombie, la Suisse, l’Irlande et le Libéria, ont défendu le mandat onusien, une approche centrée sur les survivant.e.s et le maintien des capacités de suivi. D’autres, comme la Chine, l’Égypte, la Somalie ou Bahreïn, ont mis l’accent sur la prévention, la souveraineté nationale et le renforcement des institutions. Les États-Unis ont critiqué le rapport et le Bureau de la Représentante spéciale, tandis que la Russie et Israël ont contesté les conclusions les concernant et leur inscription dans les mécanismes de suivi de l’ONU. 

(Résumé préparé avec l’aide de l’IA sur la base de notre couverture)

Le compte rendu complet de notre équipe ici :
Conseil de sécurité: les violences sexuelles liées aux conflits suscitent une réponse mieux coordonnée de la communauté internationale

https://news.un.org/fr/story/2026/07/1159119

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