Résolution de la GES des 11 et 12 avril 2026
Depuis la dernière AG de la GES ayant produit un texte sur la situation géopolitique internationale, en novembre 2024, le sort des classes populaires et des peuples opprimés n’a fait que s’aggraver sur tous les continents. La possibilité de voir émerger un monde où serait éradiquée l’exploitation des humains par une classe prédatrice semble s’éloigner au rythme de la prise du pouvoir par des dirigeants ultraréactionnaires, illibéraux ou d’extrême droite. Comment redonner espoir dans une perspective d’émancipation des classes laborieuses, des femmes et des minorités opprimées devrait être l’un des chantiers des forces de gauche anti-impérialistes dans les mois à venir.
I – Une marche à la guerre des tyrans impérialistes
L’entrée en guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février 2026 alors que des négociations étaient en cours sur le dossier nucléaire consacre une nouvelle étape dans la marche à la guerre des tyrans impérialistes. Le risque d’une conflagration générale est de plus en plus présent, des rodomontades de Donald Trump contre le Groenland à l’intervention des États-Unis au Venezuela. Les bombardements et l’enlèvement du président Nicolás Maduro le 6 janvier 2026 constituaient déjà une violation flagrante du droit international. De même, le renforcement du blocus états-unien vise à asphyxier Cuba, via un embargo tout aussi illégal sur les livraisons de pétrole. Depuis longtemps, les grandes puissances foulent ouvertement aux pieds les principes qu’elles prétendaient défendre : souveraineté des États, intangibilité des frontières et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’ONU n’est plus que l’ombre d’un modus vivendi obsolète, où le partage du monde issu de la Seconde Guerre mondiale a été remplacé par la loi du plus fort. Le danger est d’autant plus grand que tous les grands blocs disposent de l’arme atomique.
Les interventions impérialistes s’inscrivent avant tout dans la lutte pour le contrôle des ressources stratégiques, au premier rang desquelles le pétrole, révélant la centralité des intérêts économiques et énergétiques dans les conflits contemporains.
Cette logique de force traverse aujourd’hui l’ensemble des rapports internationaux. L’offensive militaire israélienne de colonisation et d’éradication menée contre le peuple palestinien se poursuit dans une impunité totale. La tentative de conquête de l’Ukraine par l’armée russe s’inscrit dans la même logique impérialiste. Parallèlement, la volonté de la Chine de dépasser les États-Unis, y compris sur le terrain militaire, confirme le retour de la guerre comme mode de régulation des conflits inter-impérialistes, sur fond de concurrence accrue pour l’accès aux ressources et aux marchés.
L’offensive réactionnaire de Trump 2 en Europe
Vis-à-vis de l’Europe, l’administration Trump poursuit l’objectif de façonner un « nouvel ordre » structuré par la loyauté idéologique à l’égard de sa vision du monde. Elle est fondée de ce point de vue sur une logique binaire opposant le monde « libre et chrétien » à des entités perçues comme « décadentes », « athées » ou « socialistes ». Ce cadre est explicitement formulé dans la nouvelle Stratégie de Sécurité Nationale états-unienne et implique une logique d’ingérence politique réactionnaire et de soutien aux forces néo-fascistes sur le continent.
L’offensive de l’impérialisme états-unien en Europe s’accompagne donc de motifs idéologiques explicites. Ceux-ci fondent des convergences bien réelles avec la Russie de Poutine. L’arc réactionnaire est une réalité concrète, appuyée sur des intérêts communs et des connivences idéologiques – une vision du monde en somme. Il recouvre aussi manifestement, en dépit des différends qui opposent les États-Unis et la Russie, sinon des objectifs, du moins une perspective commune. Perspective qui s’accorde, au moins partiellement, au projet états-unien : une nouvelle domination en Europe, articulée à ce qui est décrit désormais comme une « varsovisation » de l’OTAN.
L’élément clé de cette analyse de la menace que fait peser l’administration Trump, est qu’elle vise l’autonomie stratégique et la souveraineté de l’Europe et des états européens dans tous les domaines : idéologique et politique, économique et technologique, diplomatique et militaire. C’est une menace globale parce qu’elle repose sur la possibilité, au moins à titre d’éventualité, d’actionner l’ensemble des instruments de coercition et d’ingérence dont disposent les Etats-Unis vis-à-vis d’une Europe divisée et affaiblie politiquement, économiquement et technologiquement.
Une crise globale du système capitaliste qui fait émerger partout de nouveaux monstres
L’horizon s’assombrit encore davantage sous l’effet de la crise écologique globale, qui se manifeste dans tous les domaines — climat, pollution, effondrement de la biodiversité, acidification des océans, cycle de l’eau, déforestation. Le réchauffement climatique a atteint désormais 1,4 degré, soit presque l’équivalent du seuil maximum prévu par les Accords de Paris. Sur les neuf limites planétaires identifiées, sept sont d’ores et déjà dépassées et font courir le risque d’un effondrement généralisé. La course aux hydrocarbures et aux terres rares, moteur des affrontements impérialistes, entre en contradiction frontale avec les impératifs de la bifurcation écologique et la nécessité de rompre avec un modèle productiviste qui menace les conditions mêmes de la vie sur Terre. Le capitalisme globalisé est entré dans une phase de crise profonde déterminée par l’ère de la finitude écologique. L’effet cumulé de la limite écologique et de la limite des marchés accentue considérablement la conflictualité entre puissances et fait partout émerger de nouveaux monstres.
En Amérique latine, les progressistes perdent du terrain et la vague brune poursuit son chemin : dernier élu, l’héritier de Pinochet, Antonio Kast, ambitionne de rétablir un ordre réactionnaire au Chili pour le plus grand profit de la bourgeoisie prédatrice. Trump peut se réjouir de voir le sous-continent, qu’il considère comme l’arrière-cour des Etats-Unis, dominé par la droite et la droite extrême, à l’exception solitaire de la Colombie. Espérons que les élections générales au Brésil, en octobre prochain, permettront une issue progressiste.
À rebours de cette dynamique, l’Espagne fait figure d’exception en Europe, avec un gouvernement qui mène des politiques plus favorables aux droits sociaux et porte, sur la scène internationale, des positions plus critiques à l’égard des logiques impérialistes.
En Afrique, à de rares exceptions près, tournant le dos aux aspirations de populations très jeunes, les présidents à vie et les dictatures continuent de corseter la vie politique et sociale d’immenses pays, sur fond de conflits armés, de misère et de prédation des entreprises occidentales, russes et chinoises.
Luttes d’émancipation et luttes sociales : un timide espoir
Le soulèvement du peuple iranien contre la dictature suite au meurtre de Jina Mahsa Amini à l’automne 2022 avait relancé l’espoir. Les manifestations massives de l’hiver 2025 ont montré que la mobilisation de la population, notamment la jeunesse, contre la République islamique restait très forte. La répression sanglante par le régime en janvier 2026, qui a causé plus de 30 000 morts selon les ONG iraniennes, a stoppé cet élan pour l’instant.
En Europe, la force relative du mouvement social a permis de contrer ou de freiner certaines offensives patronales et gouvernementales, même si l’âge de départ en retraite a fortement reculé dans tous les pays. Les inégalités s’accroissent et la pauvreté s’étend, les services publics reculent tandis que les richesses produites sont captées par une infime minorité. Mais les résistances s’organisent contre la remise en cause des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, contre le racisme et les discriminations, pour le droit à l’éducation, au logement, à la protection sociale.
Au-delà des frontières européennes, les travailleurs et travailleuses tentent de résister aux attaques de gouvernements autoritaires. D’énormes mouvements de grève ont été déclenchés par des travailleurs et travailleuses du textile au Pakistan en septembre 2025. L’Inde a été bloquée par une grève générale de 300 millions de salarié·es et paysan·nes à l’appel d’une large plateforme syndicale et de partis de gauche le 12 février contre les réformes des codes du travail visant à affaiblir les protections du travail, contre les privatisations et les accords commerciaux défavorables avec les Etats-Unis signés par le gouvernement illibéral de Modi. Les conflits sociaux massifs n’épargnent pas la Chine, même si les grèves demeurent interdites.
Aux États-Unis mêmes, les résistances à la politique de Trump n’ont pas cessé depuis son élection. Les attaques contre les migrant·es ont vu une partie de la population se dresser contre l’ICE, de Minneapolis à la Californie. Le mouvement syndical a retrouvé des forces depuis 2023 et de forts mouvements de grève récents ont permis des gains salariaux dans plusieurs secteurs (constructeurs automobiles ou de moteurs d’avions, hôtellerie par exemple). Enfin, le socialiste Mamdani à été élu maire de New York, et, en un an, le mouvement « No Kings » a organisé trois journées de manifestations, dont la dernière, le 28 mars, a réuni 8 millions de personnes.
Quelles perspectives contre la guerre et pour l’émancipation ?
Le risque de conflagration mondiale pèse sur la planète. Au-delà de la dénonciation de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le soutien au mouvement de libération des Iranien.nes contre le régime dictatorial doit se renforcer. Du Kurdistan à la Palestine, et du Liban à l’Ukraine, nous réaffirmons le droit des peuples à l’autodétermination et la nécessité de les soutenir, y compris matériellement, contre leurs agresseurs. Nous luttons contre la fourniture d’armes à Israël par les pays occidentaux, dont la France, illégale au regard du droit international.
II – En France, trumpisation accrue et guerre des gauches
Les principales forces de gauche – comme de droite et d’extrême droite du reste – ont tendance à privilégier, dans leurs analyses, les éléments partiels qui confortent l’orientation qu’elles défendent. Il en résulte souvent une lecture excessivement positive des résultats des élections municipales, chacun cherchant à mettre en avant ses propres points d’appui.
Le véritable bilan des municipales n’augure pourtant pas grand chose de bon.
Sans reprendre ici de manière exhaustive les différentes contributions qui circulent à ce propos dans notre famille politique, deux enseignements structurants s’imposent :
Une poussée du trumpisme dans le champ politique français. La domination de la droite et de l’extrême droite se confirme. La porosité entre leurs électorats, mais aussi la proximité croissante — voire la convergence — de leurs responsables politiques, de leurs bases militantes et de leurs électorats, s’accroît. Les thèses issues de l’extrême droite sont désormais reprises sans détour par une grande partie de la droite traditionnelle s’accompagnant d’une progression et d’une expression de plus en plus décomplexée du racisme.
Une gauche affaiblie et fragmentée. Le poids électoral global de la gauche tend à s’éroder. Et la « guerre des gauches », momentanément contenue entre les deux tours dans certaines villes, a repris avec vigueur dès le soir du second tour, affaiblissant toute perspective de reconstruction.
Face à la séquence qui s’ouvre, il faut le reconnaître sans détour : notre intuition stratégique — articuler radicalité et unité — n’a pas trouvé, lors de ces municipales, les victoires emblématiques (comme à Limoges ou Toulouse) qui auraient pu lui donner un élan décisif.
Pour autant, les partisans à gauche du « tout sauf LFI » ne peuvent pas davantage revendiquer de démonstration probante de la supériorité de leur orientation — sauf à faire preuve d’une mauvaise foi à toute épreuve.
Une offensive de plus en plus virulente est menée contre la FI, visant à l’exclure du « champ républicain », voire à préconiser un barrage contre elle, supprimant et remplaçant la barrage contre le RN. Le déchaînement raciste contre le nouveau Maire de Saint Denis, Bally Bagayoko, montre l’ampleur d’une offensive qui a pour but non seulement de condamner toute politique se réclamant explicitement d’une nécessaire rupture avec le système, mais plus précisément toute possibilité d’union à gauche.
Une gauche affaiblie face à la poussée trumpiste.
De plus, le Parti socialiste, par son positionnement contre la censure du gouvernement Lecornu, ses ambiguïtés répétées et, au fond, son choix stratégique de se rapprocher d’une ligne compatible avec le macronisme a mis un point final au NFP et profondément fragilisé toute perspective d’unité. Le choix de prolonger l’agonie du macronisme n’est pas neutre : il contribue à prolonger une politique qui affaiblit les services publics, remet en cause la protection sociale, accentue les inégalités, et organise le recul de l’État face aux logiques de marché. Une politique que payent dans tous les sens du terme les classes populaires.
Ces derniers mois, le PS a consolidé son unité interne sur une ligne portée par son aile droite. Il a refusé tout accord avec La France Insoumise, et fait des élections municipales une opportunité pour la marginaliser. Cela s’est traduit par une participation active au « LFI bashing », rendant de fait toute construction commune extrêmement difficile et handicapant les fusions de listes PS / LFI qui sont apparues insincères aux yeux de nombre d’électrices et électeurs.
La direction du PCF, alors même que les votes de son groupe parlementaire sont pour l’essentiel communs avec la FI comme avec ceux des députés de l’Après, affirme, par la bouche de Roussel, vouloir en finir avec le NFP, et s’oriente vers une stricte affirmation identitaire.
Dans le même temps, la ligne de LFI a consisté à creuser le fossé avec le toutes les fractions du PS dans l’illusion sans doute de passer du statut de première force à gauche, à seule force de gauche. A ceci se sont ajoutées les déclarations de Jean-Luc Mélenchon – qui a utilisé les municipales comme l’acte I de la présidentielle – dont la tonalité ou le contenu, ont largement contribué à fournir des munitions à ceux qui cherchent à disqualifier ou salir La France Insoumise. Certaines de ces prises de position, pour le moins problématiques, ont alimenté des dynamiques de rejet autant qu’elles contribuent à souder dans une logique de citadelle assiégée une fraction encore très large des militant·es de la gauche.
Tout cela converge vers un même résultat : affaiblir le camp de la gauche de transformation et faire, objectivement, le jeu de nos pires adversaires politiques.
Pourtant l’aspiration à l’unité à gauche existe fortement. C’est une des raisons du succès de François Piquemal à Toulouse ou Damien Maudet à Limoges au premier tour des municipales, alors que les candidats LFI qui ont exprimé une ligne beaucoup moins unitaire, beaucoup plus agressive vis-à-vis du PS, de Sophia Chikirou à Sébastien Delogu en passant par Nathalie Oziol, ont enregistré des résultats bien moindres.
À l’issue des municipales, les débats internes au Parti socialiste révèlent des tensions stratégiques profondes :
D’un côté, une stratégie de recomposition social-libérale, à tonalité néo-macroniste, incarnée notamment par Raphaël Glucksmann et François Hollande.
De l’autre, une ligne portée par Olivier Faure, plus ancrée à gauche dans son discours, mais qui, dans les faits, ne vise pas à reconstruire l’unité sur le périmètre du NFP, privilégiant un rassemblement excluant La France Insoumise.
Cette contradiction s’installe et se durcit. Les deux lignes s’affrontent sans se départager, faute pour la ligne portée par Olivier Faure d’avoir obtenu au dernier congrès une majorité suffisamment nette pour s’imposer, ce qui reconduit le conflit à chaque échéance politique.
Du côté de La France Insoumise, le texte publié par la direction à l’occasion de la convocation de l’Assemblée représentative cristallise plusieurs problèmes d’orientation :
Une lecture globalement très optimiste de la situation, qui tend à surestimer le niveau réel d’adhésion populaire et la centralité de LFI dans le paysage politique actuel.
Un appel à l’unité qui relève davantage d’une logique de rassemblement sous direction de LFI que d’une démarche réellement pluraliste.
Une place insuffisante accordée aux luttes sociales, pourtant déterminantes dans toute stratégie de transformation à gauche.
Enfin, des évolutions annoncées en matière de fonctionnement qui, à ce stade, apparaissent peu étayées et largement incantatoires.
L’assemblée représentative du 12 avril prochain semble surtout être conçue comme la rampe de lancement pour une quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
Entre les pôles sociaux-démocrates et insoumis, la difficulté à construire un pont
Sans reprendre à notre compte les lectures triomphalistes, d’où qu’elles viennent, il faut néanmoins constater qu’à gauche, LFI et le PS s’en sortent nettement mieux que les Ecologistes qui, contrairement à la dynamique de 2020 et au « moment vert » que EELV incarnait alors, ont connu aujourd’hui de lourds revers.
En proie à de fortes dissensions internes et à une crise de leadership, on voit mal les Ecologistes peser véritablement dans la préparation de la présidentielle. Le bilan des municipales et les intentions de vote des instituts de sondage plombent le lancement de la pré-campagne de sa candidate, Marine Tondelier.
Les formations issues de La France Insoumise, comme L’Après et Debout, se trouvent elles aussi en difficulté.
D’une part, parce que les « frondeurs » de LFI n’ont jamais réellement réussi à s’accorder et avancent, pour l’hypothétique primaire d’octobre, deux candidatures concurrentes, celles de Clémentine Autain et de François Ruffin.
D’autre part, parce que le coeur même de leur orientation — l’idée d’une candidature unique de la gauche à l’élection présidentielle — se heurte frontalement au refus des principaux pôles politiques concernés, qu’il s’agisse des partisans de François Hollande, de Raphaël Glucksmann ou de Jean-Luc Mélenchon, fragilisant ainsi la perspective même d’une primaire.
Quant au PCF, il semble vivre sur le mythe d’un retour à un passé glorieux et envisager une candidature autonome à la présidentielle, comme s’il pouvait en résulter autre chose qu’un nouvel échec cuisant.
Unité et radicalité, deux exigences à porter de pair
Dans ce maelström, la seule orientation cohérente que la GES peut défendre, quelles que soient nos appartenances militantes, est celle d’un rassemblement politique, doté d’un programme de rupture avec la Ve République, les politiques libérales-capitalistes, un programme pour l’égalité sociale, la lutte contre toutes les formes de discrimination, contre l’impérialisme et la guerre, pour la bifurcation écologique. Ce rassemblement politique doit articuler candidature commune à l’élection présidentielle et accord pour les législatives permettant de dégager une majorité.
Nous avons pleinement conscience des difficultés considérables pour la mise en oeuvre d’une telle perspective. Mais aucune alternative crédible ne permet aujourd’hui d’éviter l’abîme, celle de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite et de la droite extrémisée ou d’une nouvelle solution néo-macroniste qui ne fera qu’en retarder l’arrivée tout en poursuivant les politiques antisociales et liberticides.
III – Une GES « Kirikou », petite mais vaillante !
À ce stade, la Gauche écosocialiste doit continuer modestement à constituer un cadre de réflexion, d’élaboration d’une ligne pour l’action.
Nous restons attaché·es à la pérennisation d’un courant anticapitaliste, écologiste antiraciste et féministe même si nous sommes conscient·es des difficultés actuelles pour le faire exister.
Le cœur de notre orientation reste inchangé :
Favoriser une politique de front unique permettant de lutter, dans la rue et dans les urnes, contre le macronisme, la droite et l’extrême droite, pour défendre un programme qui défende les intérêts de la majorité de la population
Lutter pour le regroupement des forces de la gauche radicale dans une même organisation démocratique.
Faire vivre le projet écosocialiste tout en s’insérant dans les enjeux qui vont se poser à la gauche dans les prochains mois comme la lutte prioritaire contre l’extrême-droite.
Maintenir les contacts et le dialogue avec les forces proches comme l’Après, le NPA-A, le RESI, ou la gauche des écologistes.
Pratiquement et modestement, le secrétariat national est mandaté pour :
Assurer la circulation de l’information et les réflexions entre nous, en particulier à travers le site de la GES.
Publier régulièrement des analyses et communiqués sur notre site.
Organiser des réunions nationales en fonction de l’actualité politique.
Organiser la prochaine AG de la GES qui se tiendra au mois de juin. A ce moment-là, nous pourrons mieux mesurer concrètement les capacités de regroupement des différentes forces et apprécier les dynamiques réellement à l’œuvre.
La GES voit dans sa diversité d’interventions dans divers cadres militants (LFI, L’Après, diverses organisations du mouvement social) une richesse pour la réflexion, pour l’action et pour préparer les recompositions qui s’annoncent.
Dans ce cadre, nous appelons les camarades regroupé·es dans le RESI à reconsidérer leur choix de séparation d’avec la GES. Nous leur adressons un ultime appel à maintenir le cadre commun. Si leur décision devait néanmoins se confirmer, nous en prendrions acte avec regret et l’Assemblée générale de la GES approuve à l’unanimité (moins une abstention) les termes de l’accord de séparation tel qu’il a été acté entre les parties.
Nous appelons également les camarades engagé·es dans l’Après à entretenir et renforcer leurs liens avec la GES, dans la perspective des échéances à venir.
Adopté à l’unanimité de l’AG réunie le 11 avril 2026 à Montreuil sous Bois