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18 avril 2026

Appel à la vérité et la justice en Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie

« Nous appe­lons les jour­na­listes et critiques poli­tiques qui œuvrent pour une infor­ma­tion impar­tiale et véri­dique, à appor­ter une couver­ture média­tique plus globale et plus juste sur ce qui se passe actuel­le­ment dans l’ar­chi­pel. » Une cinquan­taine d’uni­ver­si­taires, artistes et citoyen·es de Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie et de France inter­pellent les respon­sables poli­tiques et les médias. Et alertent sur les nombreuses contre­vé­ri­tés en circu­la­tion dans les débats en cours.

Nous, citoyen·nes de Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie et de France, enga­gé·es pour la justice envers le peuple kanak et les peuples colo­ni­sés, appe­lons le plus grand nombre à prendre conscience de la crise poli­tique, sociale et éco­no­mique qui se déroule actuel­le­ment en Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie.

Malgré les dix jours de mobi­li­sa­tions paci­fiques (les « Dix jours pour Kanaky » ) orga­ni­sés par le mouve­ment indé­pen­dan­tiste sous le leader­ship de la Cellule de Coor­di­na­tion des Actions de Terrain (CCAT) et l’adop­tion, le 13 mai, par la majo­ri­té du Congrès de la Nouvelle-Calé­do­nie, de la réso­lu­tion deman­dant le retrait du projet de loi sur la modi­fi­ca­tion du corps élec­to­ral provin­cial, le passage en force du Parle­ment français le 14 et 15 mai dernier a atti­sé les tensions dans la capi­tale de l’ar­chi­pel.

Le corps élec­to­ral gelé est un acquis fonda­men­tal pour le peuple kanak mino­ri­sé dans son propre pays. Obtenu au prix de vies kanak et françaises, il est forma­li­sé dans l’Ac­cord de Nouméa signé en 1998.

À l’heure où nous écri­vons ces lignes, le passage en force de l’É­tat français a causé 7 morts offi­ciel­le­ment, des centaines de bles­sés, l’ins­tau­ra­tion de l’é­tat d’ur­gence, l’in­ter­dic­tion de TikTok et le déploie­ment des forces de l’ordre (gendarmes, GIGN, CRS et forces armées de Nouvelle-Calé­do­nie) de façon déme­su­rée.

Certains repré­sen­tant·es et commen­ta­teur·ices poli­tiques profitent de l’igno­rance géné­rale quant à la nature de ces mobi­li­sa­tions et s’em­pressent de ressor­tir le discours quali­fiant les Kanak de « voyous » et « terro­ristes », souvent utili­sés dans les années 80 pour décré­di­bi­li­ser le mouve­ment indé­pen­dan­tiste et justi­fier le recours à la force de l’É­tat français.

Nous appe­lons les jour­na­listes et critiques poli­tiques qui œuvrent pour une infor­ma­tion impar­tiale et véri­dique, à appor­ter une couver­ture média­tique plus globale et plus juste sur ce qui se passe actuel­le­ment dans l’ar­chi­pel.

Cela implique de faire remon­ter d’é­gale manière les violences envers le peuple autoch­tone kanak et/ou mili­tant·es indé­pen­dan­tistes plus large­ment qui sont initiées et perpé­trées par des milices euro­péennes armées et par les forces de l’ordre, dans un contexte où la popu­la­tion kanak semble être perçue comme « ennemi inté­rieur ».

Nous appe­lons les repré­sen­tant·es poli­tiques qui siègent à l’As­sem­blée Natio­nale et au Sénat de montrer une plus grande vigi­lance quant à la dés­in­for­ma­tion et aux propos biai­sés qui circulent au cours de leurs débats sur les aspi­ra­tions et les actions du peuple kanak colo­ni­sé et des popu­la­tions qui veulent construire le pays avec lui, ainsi que sur le projet poli­tique indé­pen­dan­tiste.

Nous appe­lons enfin tous les repré­sen­tant·es poli­tiques de Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie qui n’ont pas su accep­ter la main tendue par le peuple autoch­tone kanak mais qui ont, au contraire, au cours de ces dernières années, et jours, refu­sé de négo­cier autre­ment que selon leurs propres termes, durci leurs posi­tions poli­tiques et, plus récem­ment, appe­lé à la mobi­li­sa­tion de milices armées et morti­fères, à prendre leur pleine et entière respon­sa­bi­li­té.

Bien que le proces­sus d’au­to­dé­ter­mi­na­tion du terri­toire exigeait la neutra­li­té de l’É­tat français, le pré­sident Emma­nuel Macron avait clai­re­ment annon­cé son parti pris en décla­rant en mai 2018, lors d’une visite dans l’ar­chi­pel à la veille du 1er réfé­ren­dum, que « la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calé­do­nie  ».

Emma­nuel Macron avait pré­sen­té lors de cette même visite sa stra­té­gie d’axe Indo-Paci­fique qui néces­site la péren­ni­sa­tion de l’oc­cu­pa­tion et de la colo­ni­sa­tion française dans la région. La non-neutra­li­té de l’É­tat dans ce proces­sus s’est à nouveau mani­fes­tée lors de la nomi­na­tion de Mme Sonia Backès, cheffe de file des Loya­listes, comme secré­taire d’É­tat char­gée de la Citoyen­ne­té sous le Gouver­ne­ment d’Eli­sa­beth Borne de juillet 2022 à octobre 2023, puis plus récem­ment celle de M. Nico­las Metz­dorf, dépu­té anti-indé­pen­dan­tiste, comme rappor­teur du projet de réforme consti­tu­tion­nelle du corps élec­to­ral provin­cial.

Le gouver­ne­ment français a failli dans sa respon­sa­bi­li­té face à la Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie et, au lieu de conti­nuer le proces­sus de déco­lo­ni­sa­tion sur lequel il s’é­tait enga­gé depuis deux décen­nies, s’est borné à son agenda poli­tique jusqu’au-boutiste en faisant passer le troi­sième réfé­ren­dum d’au­to­dé­ter­mi­na­tion par la force en 2021 et en faisant voter le dégel du corps élec­to­ral à Paris en 2024, en l’ab­sence totale de repré­sen­tant·es poli­tiques kanak et/ou indé­pen­dan­tistes, par des poli­tiques qui, pour la plupart, ignorent l’his­toire et le contexte histo­rique et poli­tique du pays, ainsi que l’im­pact de leurs déci­sions pour la popu­la­tion de Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie.

Plutôt que le chemin du dialogue et de l’hu­mi­li­té, ce gouver­ne­ment a choisi celui de la force en y mobi­li­sant 2700 effec­tifs de la gendar­me­rie, des CRS, et du GIGN, en plus des forces armées de la Nouvelle-Calé­do­nie. La mémoire est encore fraîche dans l’opi­nion publique française des violences des forces de l’ordre envers les gilets jaunes, envers le person­nel soignant lors de la grève des hôpi­taux, envers les pompiers lors des mani­fes­ta­tions ou encore envers les habi­tants de banlieues françaises.

Nous invi­tons les lecteur·ices à prendre la mesure de l’am­pleur que cette violence peut prendre dans un contexte colo­nial, à la couver­ture média­tique restreinte, et situé à 17 000 km de la France.

Nous appe­lons la popu­la­tion ainsi que les repré­sen­tant·es poli­tiques, médias et jour­na­listes français·es à se conscien­ti­ser et à se mobi­li­ser pour une plus grande justice envers le peuple kanak et les popu­la­tions enga­gées à ses côtés en Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie.

Si le contexte de la Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie a souvent été brandi comme « excep­tion » dans l’his­toire de la France, en ce qu’il repré­sente une oppor­tu­ni­té de première déco­lo­ni­sa­tion « réus­sie », les actes de l’É­tat français pié­tinent cette oppor­tu­ni­té aux dépens du peuple kanak et des autres commu­nau­tés du pays dési­rant vivre ensemble paisi­ble­ment et de manière égale.

L’his­toire contem­po­raine nous enseigne que la léga­li­té des actions d’un gouver­ne­ment n’est pas forcé­ment juste ni humaine. Trop d’hor­reurs ont été perpé­trées par le passé par le colo­nia­lisme euro­péen qui bafoue les droits humains fonda­men­taux des peuples du Paci­fique et des Suds pour ses inté­rêts éco­no­miques et poli­tiques.

En ces heures sombres, il s’agit donc de s’é­duquer et de se mettre du bon côté de l’his­toire en portant des valeurs de justice et d’hu­ma­ni­té, car ce n’est pas la Nouvelle-Calé­do­nie qui rend la France plus belle, mais la capa­ci­té du peuple français à s’en­ga­ger sur la voie de la déco­lo­ni­sa­tion et à véri­ta­ble­ment incar­ner les valeurs promues par la France.

Les signa­taires
Anaïs DUONG-PEDICA, cher­cheuse et ensei­gnante d’uni­ver­si­té
Angé­lique STASTNY, docteure en science poli­tique et maître de confé­rence en études anglo­phones
Teva AVAE, artiste musi­cien
Auré­lie BOULA, hydro­géo­logue
Louise CHAUCHAT, avocate
Mathias CHAUCHAT, profes­seur des univer­si­tés, agré­gé de droit publique, Univer­si­té de Nouvelle-Calé­do­nie
Sté­pha­nie COULON, auto-entre­pre­neuse Marcus GAD, artiste musi­cien
Jean-Michel GUIART, essayiste
Karyl KONDREDI, ensei­gnant
Iabe Patrick LAPACAS, inspec­teur des finances publiques, acteur, membre du Mouve­ment des Jeunes Kanak en France (M.J.K.F)
Matthieu LE BARBIER, jour­na­liste repor­ter d’images
Pierre Chanel Uduane LEPEU, mili­tant asso­cia­tif des asso­cia­tions JUPIRA, Cap 2026, Ceméa Pwâ­râ Wâro, centre Céméa Hubéé
Luen LOPUE, mili­tant anti­co­lo­nial
Diana MACHORO, gérante de socié­té
Rose­lyne MAKALU, auto-entre­pre­neuse
Chrys­tèle MARIE, docto­rante en anthro­po­lo­gie sociale, Lesc-CNRS, Univer­si­té de Paris- Nanterre, calé­do­nienne
Hamid MOKADDEM, écri­vain, citoyen de Nouvelle-Calé­do­nie Mouve­ment des Jeunes Kanak en France (M.J.K.F)
Doriane NONMOIRA, deman­deuse d’em­ploi
Noëlla POEMATE, profes­seur de français
Cécile TAUHIRO, Adjoint tech­nique de recherche et de forma­tion dans l’en­sei­gne­ment et gérante de socié­té
Pascal TJIBAOU, mili­tant indé­pen­dan­tiste FLNKS et CCAT
Ariel TUTUGORO, pré­sident de la Confé­dé­ra­tion Natio­nale des Travailleurs du Paci­fique
Clau­dia WABEALO, édu­ca­trice
Cora­lie WAKAJAWA, fonc­tion­naire commu­nale
Hmana WAWALAHA, juriste en droit public
Billy WETEWEA, pasteur de l’é­glise évan­gé­lique de Kanaky/Nouvelle-Calé­do­nie
Walter WHAAP, chauf­feur engins miniers
Tris­tan XALITE, jeune kanak de Lifou
Jean-Pierre XOWIE, mili­tant du FLNKS
Sadia AGSOUS BIENSTEIN, Univer­si­té Libre de Bruxelles
Etienne BALIBAR, profes­seur hono­raire, Univer­si­té Paris Nanterre
Yazid BEN HOUNET, anthro­po­logue, char­gé de recherche (HDR) au CNRS, Labo­ra­toire d’An­thro­po­lo­gie Sociale (Collège de France – CNRS – EHESS)
Saïd BOUAMAMA, socio­logue indé­pen­dant
Vincent BRENGARTH, avocat
Lucia DIRENBERGER, socio­logue, CNRS
Annie ERNAUX, écri­vaine
Giulia FABBIANO, maî­tresse de confé­rence en anthro­po­lo­gie, Aix-Marseille Univer­si­té
Nacira GUÉNIF, socio­logue et anthro­po­logue, profes­seure des univer­si­tés, Paris 8, LEGS (CNRS), citoyenne algéro-française
Abdel­lali HAJJAT, profes­seure de socio­lo­gie, Univer­si­té Libre de Bruxelles
Sari HANAFI, profes­seur, Depart­ment of Socio­logy, Anthro­po­logy & Media Studies, Direc­teur du Isla­mic Studies program et du Center for Arab and Middle Eastern Studies, Ameri­can
Univer­sity of Beirut, ancien pré­sident de la Inter­na­tio­nal Socio­lo­gi­cal Asso­cia­tion (2018– 2023)
Léo­pold LAMBERT, rédac­teur en chef du maga­zine The Funam­bu­list
Claire MARYNOWER, maî­tresse de confé­rences en histoire, Sciences Po Grenoble-UGA
Sylvie MONCHATRE, Centre Max Weber, Univer­si­té Lumière Lyon 2
Paul B. PRECIADO, philo­sophe
Ulysse RABATÉ, Univer­si­té Paris 8
Guillaume SIBERTIN-BLANC, profes­seur de philo­so­phie, Univer­si­té Paris 8
Sylvie TISSOT, socio­logue, Univer­si­té Paris 8, CRESPPA (CNRS)

https://blogs.media­part.fr/les-invites-de-media­part/blog/240524/appel-la-ve-rite-et-la-justice-en-kana­ky­nou­velle-cale-donie

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