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Appel inter­syn­di­cal natio­nal à la mani­fes­ta­tion du 28 avril, CGT, FO, FSU, Soli­daires, UNEF, UNL, FIDL

Les phrases surli­gnées sont de notre respon­sa­bi­lité. PB
« Le gouver­ne­ment a présenté le 11 avril dernier, des mesures impor­tantes en faveur des jeunes (Aide à la Recherche du Premier Emploi, surco­ti­sa­tion des CDD, amélio­ra­tion de la rému­né­ra­tion des appren­tis, reva­lo­ri­sa­tion des bourses, prolon­ga­tion du droit aux bourses, créa­tion de places en BTS….). Pour les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, UNEF, UNL, FIDL ces annonces sont le fruit des fortes mobi­li­sa­tions des jeunes, à l’ap­pel des orga­ni­sa­tions lycéennes et étudiantes au côté des sala­riés. Elles répondent aux reven­di­ca­tions portées de longue date par les orga­ni­sa­tions de jeunesse. Les orga­ni­sa­tions seront parti­cu­liè­re­ment vigi­lantes sur la mise en œuvre de ces mesures pour amélio­rer la forma­tion et l’in­ser­tion à l’em­ploi des jeunes.
Pour autant, le désac­cord sur le projet de loi reste entier. Et le 9 avril a permis à des milliers de personnes de toutes caté­go­ries sociales n’ayant pu se mobi­li­ser jusqu’ici de s’ins­crire dans le mouve­ment. L’opi­nion publique soutient cette mobi­li­sa­tion et de nombreuses initia­tives se multi­plient au niveau local. Le gouver­ne­ment doit pour­suivre dans la voie du dialogue amorcé avec les orga­ni­sa­tions de jeunesse. Il doit aussi écou­ter les orga­ni­sa­tions de jeunesse et de sala­riés qui restent toujours oppo­sées à la loi Travail.
Les orga­ni­sa­tions signa­taires rappellent une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garan­tir le droit à mani­fes­ter, à se réunir, à s’or­ga­ni­ser tout en assu­rant la sécu­rité des mani­fes­tants.

Depuis plus d’un mois, les étudiant-es, lycéen-nes, sala­rié-es, privé-es d’em­ploi et retraité-es sont mobi­li­sés pour exiger le retrait du projet de loi Travail en discus­sion au parle­ment. Le droit du travail doit aujourd’­hui prendre en compte nombre d’enjeux (évolu­tion tech­nique et tech­no­lo­gique, émer­gence de nouvelles tech­no­lo­gies d’in­for­ma­tion et de commu­ni­ca­tion, du numé­rique, tran­si­tion écolo­gique, évolu­tion des besoins de la popu­la­tion…) et en mesu­rer les trans­for­ma­tions induites sur le travail. L’enjeu est offrir des garan­ties et des droits en consé­quence aux sala­riés des secteurs privé et public.
A terme, cette remise en cause de pans entiers du Code du travail risque­rait d’avoir aussi des consé­quences sur le statut de la Fonc­tion publique alors que les agents vivent déjà des situa­tions dégra­dées.

Les orga­ni­sa­tions syndi­cales dénoncent l’en­tê­te­ment du gouver­ne­ment à main­te­nir son projet de loi Travail. Il doit les rece­voir et entendre les reven­di­ca­tions des sala­riés : emploi, salaires et pensions, temps de travail,  protec­tion sociale, garan­ties collec­tives, condi­tions de travail, égalité profes­sion­nelle femme/homme, santé au travail, méde­cine du travail, forma­tion permet­tant des créa­tions d’em­plois stables et de qualité, droits et liber­tés syndi­ca­les… des propo­si­tions porteuses de progrès social et corres­pon­dant à la réalité du travail d’aujourd’­hui et de demain.
Car dans un contexte de crise aggravé par une poli­tique d’aus­té­rité, lutter contre la flexi­bi­lité, contre la préca­ri­sa­tion des emplois est une néces­sité.

Les orga­ni­sa­tions syndi­cales (CGT, FO, FSU, Soli­daires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’en­semble des sala­rié-es, privé-es d’em­ploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobi­li­ser à nouveau par la grève et à parti­ci­per massi­ve­ment aux mani­fes­ta­tions le 28 avril prochain.
Dès à présent, elles appellent à l’or­ga­ni­sa­tion d’as­sem­blées géné­rales dans les entre­prises et admi­nis­tra­tions pour assu­rer le succès de cette jour­née et déci­der de la pour­suite de l’ac­tion pour obte­nir le retrait de la loi et l’ob­ten­tion de nouveaux droits.
Elles se saisi­ront du 1er mai, pour donner à cette jour­née de soli­da­rité inter­na­tio­nale, un carac­tère parti­cu­lier en pleine mobi­li­sa­tion contre le projet de loi Travail.

Les Lilas 14 avril 2016

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