21 octobre
Inquiets pour les mineurs, des soignants demandent l’interdiction des armes mutilantes
Des représentants de soignants réclament, mercredi, l’interdiction des armes mutilantes dans les manifestations du mouvement lycéen, où les mineurs sont très présents et s’inquiètent pour l’intégrité physique et la santé mentale des jeunes, appelant à faire de leur sécurité une « priorité absolue ».
Première organisation syndicale représentative des professionnels de centres de santé (médecins, personnels paramédicaux, administratifs…), l’Union syndicale des médecins de centres de santé exprime son « plein soutien au mouvement lycéen et étudiant » et condamne dans un communiqué « toutes les violences, à l’encontre de biens matériels, mais plus grave encore, à l’encontre de personnes ».
Elle « questionne la décision du ministre de l’intérieur de réautoriser le 17 octobre les grenades assourdissantes, interdites le 7 octobre à la suite des graves mutilations provoquées chez un adolescent », qui a eu la main arrachée à Lens.
« Nous, professionnels de santé, demandons l’interdiction de l’usage d’armes sublétales (LBD, grenades assourdissantes et grenades de désencerclement) classées comme armes de guerre, responsables de mutilations graves et définitives », surtout « quand elles visent une large population de mineurs », écrit le syndicat.
« Nous exprimons nos inquiétudes quant aux conséquences sur la santé mentale des adolescents qui se trouvent exposés à ce climat de défiance médiatique et politique », face à leurs « revendications légitimes », poursuit-il. La sécurité des manifestants doit être « une priorité absolue pour l’Etat », ajoute-t-il.
« Aucun jeune, aucun enfant qui manifeste, même s’il trouble l’ordre public, ne devrait risquer de perdre un œil ou une main », avaient déjà écrit plus d’une centaine d’autres soignants dans une lettre ouverte aux représentants de l’Etat, publiée samedi dans Libération.
