20 février 2026

Iran. Plus de 7000 mort.es.

Iran : L’in­gé­nie­rie de la terreur (et autres textes)

46e jour après le début des mani­fes­ta­tions : 7 002 mort·es,
la répres­sion s’étend des rues aux tribu­naux

HRANA fait état de 7 002 décès confir­més au 46e jour ; les arres­ta­tions et les bles­sé·es se multi­plient, les libé­ra­tions sont obte­nues sous la contrainte et les mili­tant·es des droits de l’en­fant réclament que l’on se souvienne des étudiants·e tué·es et que les respon­sables rendent des comptes.

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D’après les dernières données publiées par l’Agence de presse des mili­tants des droits humains (HRANA), le média des mili­tants des droits humains en Iran (HRAI), à la fin du quarante-sixième jour depuis le début des mani­fes­ta­tions, le nombre de décès confir­més avait atteint 7 002. Parmi ceux-ci, 6 506 ont été enre­gis­trés comme « mani­fes­tant·es », dont 216 âgé·es de moins de 18 ans. La HRANA a égale­ment signalé la mort de 214 membres des forces affi­liées au gouver­ne­ment et de 66 personnes clas­sées comme « civil·es non mani­fes­tant·es ». 11 730 autres décès signa­lés sont toujours en cours d’exa­men (non encore véri­fiés/clas­sés).

Au cours de la même période, le nombre de civil·es bles­sé·es est passé à 25 022, le nombre total d’ar­res­ta­tions a été enre­gis­tré à 52 941, et 136 étudiants·e figu­raient parmi les personnes déte­nues. HRANA a égale­ment signalé 337 cas d’aveux forcés et 11 051 convo­ca­tions. Selon le rapport, des mani­fes­ta­tions ont été enre­gis­trées dans 676 endroits répar­tis dans 210 villes et dans les 31 provinces.

Dans son rapport sur les quarante-six jours, HRANA a mis en évidence trois tendances prin­ci­pales : la pour­suite des arres­ta­tions ciblées, l’im­po­si­tion de nouvelles condi­tions pour la libé­ra­tion de certain·es déte­nu·es et une augmen­ta­tion des réac­tions inter­na­tio­nales à la répres­sion des mani­fes­tant·es en Iran.

Témoi­gnage, mémoire, résis­tance : décla­ra­tion des mili­tant·es pour les droits des enfants contre le meurtre systé­ma­tique d’en­fants
Une décla­ra­tion collec­tive des mili­tant·es pour les droits des enfants en Iran affirme que ce qui est arrivé aux enfants et aux adoles­cent·es lors des mani­fes­ta­tions de janvier ne peut être expliqué par une « erreur indi­vi­duelle » ou des « circons­tances excep­tion­nelles ». Elle souligne des sché­mas récur­rents dans plusieurs villes – tirs directs sur des personnes de moins de 18 ans, bles­sures simi­laires, arres­ta­tions à grande échelle, passages à tabac et violences pendant la déten­tion, aveux forcés et procès inéqui­tables – comme preuves d’une pratique orga­ni­sée par les struc­tures offi­cielles du pouvoir.

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Arres­ta­tions massives parmi les ensei­gnant·es, les mili­tant·es syndi­caux, les person­na­li­tés poli­tiques et les citoyenfnes

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Outre la déten­tion de 136 étudiant·es, ces affaires témoignent de la pres­sion conti­nue exer­cée sur le secteur de l’édu­ca­tion, qui reste l’une des cibles prin­ci­pales des mesures de répres­sion sécu­ri­taires.

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À Téhé­ran, Mohsen Amin­za­deh, membre du Front réfor­miste, a été arrêté le 18 Bahman 1404 (7 février 2026) par des agents des services de rensei­gne­ment du CGRI. Son avocat a déclaré qu’il était détenu à l’iso­le­ment et que les accu­sa­tions portées contre lui n’avaient aucun fonde­ment juri­dique.

Dans le même temps, Azar Mansouri, Ebra­him Asghar­za­deh, Hossein Karroubi et Ali Shakouri-Rad ont égale­ment été arrê­tés, ce qui suggère une répres­sion crois­sante visant égale­ment des mili­tant·es et des person­na­li­tés poli­tiques de longue date.

Yaser Ahmadi-Nejad, mili­tant syndi­ca­liste et ancien employé de la Natio­nal Iranian Drilling Company, a été arrêté le 16 Bahman 1404 (5 février 2026) et trans­féré à la prison de Dehda­sht. Il avait aupa­ra­vant agi en tant que repré­sen­tant indé­pen­dant des travailleurs/travailleuses pour défendre leurs reven­di­ca­tions et avait critiqué les entre­pre­neurs du secteur pétro­lier.

(…) Lors de la céré­mo­nie du 22 Bahman (11 février 2026), un présen­ta­teur de Hamoun TV a déclaré en direct « Mort à Khame­nei », ce qui a entraîné l’in­ter­rup­tion immé­diate de l’émis­sion. Par la suite, le direc­teur des programmes de la chaîne a été licen­cié, l’opé­ra­teur et le super­vi­seur de l’émis­sion ont été suspen­dus et d’autres membres du person­nel ont été renvoyé·es devant un comité disci­pli­naire.

Réac­tion du Parle­ment euro­péen à la répres­sion
Au niveau inter­na­tio­nal, le Parle­ment euro­péen a tenu une session sur « la répres­sion systé­ma­tique, les condi­tions inhu­maines et les déten­tions arbi­traires en Iran ». Les repré­sen­tant·es ont discuté de l’in­ten­si­fi­ca­tion de la répres­sion, des arres­ta­tions massives, des mauvaises condi­tions de déten­tion et du refus de soins médi­caux et d’ac­cès à la justice pour les prison­nier·es.

Un projet de texte présenté lors de la session a insisté sur la libé­ra­tion immé­diate et incon­di­tion­nelle des mani­fes­tants·e et des prison­nier·es poli­tiques, l’ac­cès des orga­nismes inter­na­tio­naux aux centres de déten­tion et la respon­sa­bi­lité des auteurs de viola­tions des droits humains.

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https://en.radio­za­ma­neh.com/37785/
Traduc­tion DE

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