29 avril 2026

Ni régularisé, ni expulsable : la politique de « l’immigration apaisée »

On voit aussi revenir les « ni-ni », ni régularisés ni expulsables. Il  s’agit des cas où la préfecture émet un refus de séjour à un étranger  qu’elle ne peut pourtant pas expulser car il est protégé par exemple par
son ancienneté de séjour et ses liens personnels et familiaux en France.

C’est le cas d’un marocain âgé aujourd’hui de 40 ans, entré en France à  l’âge de 2 ans, dont les 4 frères et soeurs sont devenus français, dont  les parents ont des cartes de résident, mais qui a eu plusieurs
condamnations liées à des problèmes d’alcool.

Pour justifier le refus de  séjour, la préfecture de la Vienne brandit « la menace pour l’ordre  public ».  Suite à ces condamnations, la préfecture lui a retiré sa carte  de résident, alors qu’il purgeait en prison sa dernière peine de 6 mois.

Il a fait une nouvelle demande qui a essuyé un refus. Ni régularisé, ni  expulsable, voilà comment la préfecture de la Vienne maintient une  personne qui ne connaît que la France dans une situation qui est un vrai  déni de droit.

Yves Judde

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.