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Onze vaccins : quelle poli­tique de santé publique ?

Plusieurs cama­rades de la commis­sion natio­nale santé d’En­semble!dont un de Poitiers ont écrit cette invi­ta­tion au débat sur une ques­tion qui nous touche toutes et tous.

1. Ce que dit le Minis­tère.

Les enfants nés depuis le 1er janvier 2018 devront rece­voir onze vaccins obli­ga­toires contre trois aupa­ra­vant (diph­té­rie, téta­nos, polio­myé­lite, regrou­pés sous l’ap­pel­la­tion « DTP ») sur déci­sion de la ministre de la Santé, Madame Buzyn, ministre de la santé de Macron. Depuis l’été 2017, les réac­tions se sont multi­pliées. Nous propo­sons avec cet article de contri­buer au débat ; nous le souhai­tons large et construc­tif.

Le Minis­tère commu­nique : « L’ex­ten­sion à 11 vaccins obli­ga­toires a été promul­guée par la loi du 30 décembre 2017 suite à la propo­si­tion d’Agnès Buzyn, ministre des Soli­da­ri­tés et de la Santé de rendre obli­ga­toires 8 vaccins supplé­men­taires jusqu’a­lors recom­man­dés pour la petite enfance, en complé­ment des 3 vaccins actuel­le­ment obli­ga­toires. Cette déci­sion répond à une néces­sité d’en­rayer certaines mala­dies infec­tieuses, comme la rougeole. En effet, si la France a des taux de couver­ture vacci­nale meilleurs que les autres pays pour les vaccins obli­ga­toires, en revanche ils sont très insuf­fi­sants pour la plupart des vaccins recom­man­dés. »

Autant rappe­ler avec le Minis­tère en un court histo­rique l’his­toire de la vacci­na­tion :

Avant l’ar­ri­vée des vaccins contre la diph­té­rie, le téta­nos et la polio­myé­lite, ces mala­dies repré­sen­taient de véri­tables fléaux, respon­sables à elles trois de plusieurs milliers de décès d’en­fants par an en France. L’État a décidé de les rendre obli­ga­toires afin de s’as­su­rer que tous les enfants puissent y avoir accès et être proté­gés.

Pour les vaccins intro­duits dans le calen­drier des vacci­na­tions à partir des années 1970, l’État a consi­déré qu’il n’était plus néces­saire de les rendre obli­ga­toires car on pouvait comp­ter sur l’adhé­sion forte de la popu­la­tion et des méde­cins pour assu­rer la vacci­na­tion de tous les enfants. Les vaccins recom­man­dés sont donc tout aussi impor­tants que les vaccins obli­ga­toires.

Or, la couver­ture vacci­nale est deve­nue insuf­fi­sante, c’est prouvé et c’est un grave problème de santé publique :

« La couver­ture vacci­nale corres­pond à la propor­tion de personnes vacci­nées dans une popu­la­tion à un moment donné. Une couver­ture vacci­nale élevée consti­tue un élément clé dans le contrôle des mala­dies infec­tieuses, permet­tant de proté­ger une popu­la­tion contre une mala­die donnée.
Ainsi, par exemple, l’éli­mi­na­tion de la rougeole néces­site un niveau de couver­ture vacci­nale de 95 % chez le jeune enfant. En France, ce niveau n’a jamais été atteint depuis l’in­té­gra­tion de cette vacci­na­tion dans le calen­drier vacci­nal, ce qui explique l’épi­dé­mie qui a provoqué des milliers de cas entre 2008 et 2011.
Seule une couver­ture vacci­nale élevée a permis l’éli­mi­na­tion de la diph­té­rie et de la polio­myé­lite et la quasi- élimi­na­tion des infec­tions massives à Hæmo­phi­lus influen­zae b, Hib.
Les niveaux insuf­fi­sants de couver­ture vacci­nale atteints pour la vacci­na­tion rougeole-oreillons-rubéole et contre le ménin­go­coque C, ainsi que contre la grippe et l’hé­pa­tite B, sont à l’ori­gine d’une morbi­dité et d’une morta­lité rési­duelles, que l’on peut consi­dé­rer inac­cep­table, d’au­tant que les vaccins corres­pon­dant ont un profil de sécu­rité d’uti­li­sa­tion tout à fait satis­fai­sant.
Augmen­ter ces couver­tures vacci­nales devrait être consi­déré comme une prio­rité de santé publique afin de préve­nir la surve­nue de drames faci­le­ment évitables. »

En plus des 3 vaccins actuel­le­ment obli­ga­toires , la diph­té­rie, le téta­nos et la polio­myé­lite, s’ajoutent désor­mais huit autres: l’hae­mo­phi­lius influen­zae B (bacté­rie provoquant notam­ment des pneu­mo­pa­thies et des ménin­gites), la coque­luche,l’hé­pa­tite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le ménin­go­coque C (bacté­rie provoquant des ménin­gites), le pneu­mo­coque (bacté­rie provoquant notam­ment des pneu­mo­pa­thies et des ménin­gites).

Cette décla­ra­tion d’in­ten­tion est juste. Les ques­tions commencent au-delà.

La couver­ture vacci­nale est à réta­blir, c’est un fait établi.

Rappe­lons qu » en France, on comp­tait 45 000 cas de diph­té­rie en 1945, et seule­ment 1 000 dans les années 60, surtout chez les non-vacci­nés, et plus aucun cas depuis 1989.

La revue « Pres­crire » a démon­tré l’ef­fi­ca­cité du Preve­nar contre les pneu­mo­coques, au prix d’ef­fets secon­daires accep­tables.

Les preuves épidé­mio­lo­giques scien­ti­fique­ment indis­cu­tables de l’ef­fi­ca­cité des vaccins exis­tyent depuis des décen­nies et sont confir­mées. La vacci­na­tion, comme méthode de lutte contre les mala­dies infec­tieuses a depuis long­temps fait la preuve de son effi­ca­cité et utilité. Cela doit être rappelé en ces temps trou­blés où le rumeurs alar­mistes se multi­plient.

« Les trois vaccins aujourd’­hui obli­ga­toires (diph­té­rie, téta­nos et polio­myé­lite) sont admi­nis­trés à 97 % des jeunes enfants. Pour les huit autres, ceux qui sont actuel­le­ment recom­man­dés, la couver­ture vacci­nale s’éche­lonne entre 70 et 96 %. Pour la rougeole, par exemple, elle est de 78 %. Une telle couver­ture est insuf­fi­sante pour proté­ger l’en­semble des enfants et, entre 2008 et 2012, 23 000 cas de rougeole ont été décla­rés qui ont conduit à des hospi­ta­li­sa­tions et à dix décès. »

2 . C’est la confiance entre les déci­deurs poli­tiques et les popu­la­tions concer­nées qui est atteinte.

On pour­rait cepen­dant penser que l’État , ici, Madame Buzyn, a eu raison d’agir ainsi, vite et fort.

Et pour­tant, là, commencent les ques­tions et les diver­gences, même parmi nous. Nous allons expo­ser ces ques­tions, prendre posi­tion. Mais nous consi­dé­rons qu’à la ques­tion « alors pour ou contre les onze vaccins ? » la réponse ne peut être tran­chée en l’état actuel du débat, même si c’est déce­vant dans une logique de la poli­tique réduite aux slogans. Ce texte est une invi­ta­tion au débat, pas la conclu­sion d’un débat.

L ’Ins­ti­tut natio­nal de veille sani­taire estime à près de 5 % la baisse du taux de couver­ture vacci­nale des nour­ris­sons de moins de 9 mois en France entre 2014 et 2015.

Le risque d’une couver­ture vacci­nale trop basse, c’est la réap­pa­ri­tion de flam­bées épidé­miques, comme la France a pu en connaître en 2008 avec la rougeole (citée à juste titre par le Minis­tère) : 23 000 enfants touchés, 1500 pneu­mo­pa­thies graves, 34 atteintes neuro­lo­giques et dix enfants décé­dés.

La résur­gence des ligues anti­vac­ci­nales de sectes et de complo­tistes divers est inquié­tante. Ce sont des enne­mis de la santé publique.

Mais force nous est de consta­ter que le malaise voire la défiance se déve­loppent dans la popu­la­tion envers les vaccins, avec des argu­ments qui ne sont pas ceux des sectes complo­tistes.

La réaf­fir­ma­tion de l’obli­ga­tion vacci­nale ne suffit pas. Il nous faut répondre discu­ter avec les argu­ments qui ne sont pas cari­ca­tu­raux, eux, de la méfiance en vers certains vaccins.

Ainsi la vacci­na­tion contre l’hé­pa­tite B. En France que 1 300 personnes meurent chaque année d’une hépa­tite B, par cirrhose ou cancer primi­tif du foie. En France, seuls 40% des nour­ris­sons de deux ans sont vacci­nés contrel’­hé­pa­tite B, à compa­rer à des taux de 95% en Europe du Sud. Mais il existe aussi une mise en cause du le vaccin contre l’hé­pa­tite B . Depuis le milieu des années 90, des patients accusent ce vaccin d’être respon­sable de leurs mala­dies neuro­lo­giques, et notam­ment de sclé­rose en plaques. Cepen­dant une abon­dante litté­ra­ture scien­ti­fique, et parmi elle la revue indé­pen­dante Pres­crire, ne retrouve pas d’aug­men­ta­tion spéci­fique de ces patho­lo­gies (cf le travail de Frank Canta­loup, NPA santé) dans les popu­la­tions vacci­nées par rapport à celles qui ne le sont pas, en France comme ailleurs. S’il serait absurde de remettre en cause ce vaccin, il est néces­saire de pour­suivre les recherches.

Et il est contes­table que la vacci­na­tion contre l’Hé­pa­tite B soit dans le lot des onze vaccins obli­ga­toire.

Reve­nons à cette obli­ga­tion vacci­nale ancienne en France du « DTP » accom­pa­gnée des recom­man­da­tions pour les autres vaccins notam­ment ceux appa­rus ces 40 dernières années (coque­luche, rougeole-oreillons-rubéole ou « ROR », hépa­tite B, Haemo­phi­lus influen­zae, pneu­mo­coque, ménin­go­coque C).

Nous ne rentre­rons pas ici dans le débat sur obli­ga­tion versus recom­man­da­tions.

Mais force est de consta­ter que les firmes phar­ma­ceu­tiques ont décidé d’aban­don­ner la produc­tion de DTP depuis plusieurs années (en 2008 par SANOFI Pasteur MSD) sous des motifs discu­tables pour déve­lop­per des vaccins penta ou hexa­va­lents (5 ou 6 mala­dies dans la même injec­tion) beau­coup plus chers, mélan­geant vaccins obli­ga­toires et recom­man­dés.

Ainsi en 2017, la pénu­rie orga­ni­sée de vaccin Infan­rix penta pour les nour­ris­sons « obli­geait » à la vacci­na­tion avec un vaccin Infan­rix hexa qui lui vaccine aussi pour l’hé­pa­tite B.

Ainsi, en 2008, Sanofi arrêta bruta­le­ment la fabri­ca­tion de son vaccin Diph­té­rie Téta­nos Polio (dtp), sans alumi­nium. Reste seule­ment dispo­nible son Revaxis… qui coûte 65 % plus cher, mais qui contient aussi comme adju­vant de l’alu­mi­nium, dont les effets secon­daires possibles sont discu­tés.

Ces déci­sions des labo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques furent simple­ment enre­gis­trées par les auto­ri­tés de santé.

Une asso­cia­tion a engagé un recours au conseil d’État contre ces déci­sions. Celui-ci au vu de la régle­men­ta­tion en vigueur prit un avis en janvier 2017 contrai­gnant le minis­tère de la santé à mettre à dispo­si­tion de la popu­la­tion les vaccins obli­ga­toires (le DTP) sépa­ré­ment des vaccins recom­man­dés.

La déci­sion de Madame Buzyn de rendre obli­ga­toire la vacci­na­tion pour onze mala­dies est surve­nue ensuite. Elle vient de fait enté­ri­ner les choix de produc­tion choi­sis par les labo­ra­toires et contes­tés par le Conseil d’État. Si l’on consi­dère que la ques­tion de la vacci­na­tion des enfants est à délé­guer aux firmes phar­ma­ceu­tiques , rien à redire ; sinon une enquête (jour­na­listes, parle­men­taires) est justi­fiée.

Lorsque nous disons que les labo­ra­toires dictent de plus en plus à la popu­la­tion et aux méde­cins ce que doit être la poli­tique vacci­nale, nous le prou­vons. Et nous préci­sons.

Il existe d’un point aveugle rare­ment abordé et traité : celui de la place et du poids des firmes phar­ma­ceu­tiques comme Sanofi, GlaxoS­mi­thK­line, Pfizer, MSD vaccins filiale de Merck Sharp & Dohme qui produisent et commer­cia­lisent ces vaccins. En effet leurs choix indus­triels et commer­ciaux s’im­posent dans les faits aux auto­ri­tés de santé au mépris y compris de la régle­men­ta­tion.

Ici, une nouvelle fois, les auto­ri­tés publiques se sont placées à la remorque des firmes phar­ma­ceu­tiques. C’est contre le poids des inté­rêts privés dans les choix de santé publique que nous avons à lutter. Bien sûr toute déci­sion des firmes phar­ma­ceu­tiques n’est pas mauvaise. Mais leur moteur est le profit à court terme, une logique qui les rend indif­fé­rents à inves­tir dans la recherche pour répondre aux ques­tions de la popu­la­tion concer­nant les prin­ci­pales mala­dies des pays pauvres et qui y mènent des essais cliniques parfois dange­reux . Ils ont aussi à prou­ver l’ef­fi­ca­cité de leurs produits et ceux ci sont effi­caces, mais la ques­tion poli­tique ne s’ar­rête pas là. Avoir une confiance aveugle en leurs déci­sions serait bien sot.

Et, plus encore que les gouver­ne­ments précé­dents sans doute, ce gouver­ne­ment néoli­bé­ral n’a pas de poli­tique de santé publique indé­pen­dante des capi­ta­listes du secteur.

3. Pour une poli­tique de santé publique ! Pour une poli­tique de préven­tion. Enfin.

Il y a de multiples débats soule­vés à cette occa­sion qui sont à mener. La santé publique concerne tout le monde. Et ce débat ne peut pas être dirigé par les firmes phar­ma­ceu­tiques.

En voici quelques éléments de contri­bu­tion à ce débat:

  • les méthodes de fabri­ca­tion des vaccins, l’uti­li­sa­tion de certains adju­vants comme l’alu­mi­nium et l’évi­ta­bi­lité de cette utili­sa­tion de l’alu­mi­nium,
  • faire des études sur les effets indé­si­rables des vacci­na­tions, leurs compa­rai­son avec des études dans d’autres pays.

Et pour vendre un vaccins comme pour tout médi­ca­ment, il y a des méca­nismes d ‘ « auto­ri­sa­tions de mise sur le marché », de recom­man­da­tions produites. La fixa­tion des prix est objet de négo­cia­tions entre les auto­ri­tés sani­taires et les firmes ; certains prix sont très contes­tables, et ruinent l’As­su­rance mala­die. C’est l’opa­cité du fonc­tion­ne­ment des instances sani­taires, ses liens avec les capi­ta­listes du secteur qui est à éluci­der.

Le prix des vaccins et des médi­ca­ments devrait en fait être imposé par le gouver­ne­ment. Les vaccins à l’uti­lité indé­niable doivent être gratuits.Ce rôle d’une puis­sance publique serait un début de poli­tique nouvelle .

A l’op­posé, la Ministre fut à la tête de la Haute auto­rité de santé ; elle déclara depuis cette place que si on ôtait de cette insti­tu­tion tous les experts ayant lien avec l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique on se prive­rait des meilleurs. L’aveu ne fut pas l’oc­ca­sion d’un grand scan­dale.

Ce sont des débats de ce type qu’une poli­tique de santé soucieuse du bien commun enga­ge­rait. Une autre poli­tique de santé, indé­pen­dante des inté­rêts privés. Pour cela, la remise en cause de la propriété privée dans le domaine de la produc­tion de vaccins et de médi­ca­ments, s’im­pose logique­ment comme néces­sité. Même si de cette néces­sité aux moyens de sa réali­sa­tion le chemin paraît long encore.

A l’ho­ri­zon, c’est un service public du médi­ca­ment que nous voulons, dans la gestion duquel seraient asso­ciés les profes­sion­nels de santé, les asso­cia­tions de patients, les syndi­cats, les élus et autres repré­sen­tants de la popu­la­tion, la sécu­rité sociale, gérée par les sala­riés eux même.

En matière de préven­tion, la ques­tion de l’adhé­sion de la popu­la­tion est essen­tielle. Elle doit repo­ser sur l’in­for­ma­tion la plus large, l’édu­ca­tion à la santé pour recréer la confiance entre les respon­sables de la poli­tique de santé publique et le peuple. La cala­mi­teuse campagne de vacci­na­tion contre la grippe H1N1 menée par Rose­lyne Bache­lot en 2009 basée sur une commu­ni­ca­tion média­tique paniquarde et le gouffre finan­cier qui a suivi, ont laissé des traces.

Dans ce contexte, rendre obli­ga­toires 8 vaccins supplé­men­taires qui aupa­ra­vant étaient seule­ment recom­man­dés- appa­raît comme une déci­sion auto­ri­taire et risque d’être contre-produc­tif dans ce contexte de faiblesse des poli­tiques d’édu­ca­tion à la santé.

Pour s’at­taquer à la perte de confiance gran­dis­sante en les poli­tiques de préven­tion par la vacci­na­tion, il faudrait qu’un grand débat public s’en­gage. Il faut convaincre les parents qui n’en sont plus convain­cus. Cela demande du temps, le temps du débat, de la déli­bé­ra­tion. Cette démo­cra­tie qui se meurt sous les coups des néoli­bé­raux, c’est aussi cette absence de débat dont le symp­tôme est une méfiance rava­geuse envers les vaccins.

Une réflexion au sujet de « Onze vaccins : quelle poli­tique de santé publique ? »

  1. pascal b dit :

    Je fais suivre ce commentaire de Françoise Argile reçu par mail (PB) :

    Merci Pascal de ne pas conclure : à moi de poser des questions !

    Je me pose depuis longtemps le problème des vaccinations ( et en général celui des médicaments) en tant que citoyenne, puis mère puis grand-mère et cette réflexion m’a portée vers une méfiance de plus en plus forte envers les lobbies et ceux qui se laissent séduire par leur emprise.
    J’ai vu des courbes statistiques qui démontraient que le recul des maladies était identique dans les pays où la vaccination était obligatoire et dans ceux où elle était libre. Ce qui est porté au bénéfice des vaccinations peut être attribué à la qualité du terrain, aux conditions de vie, à l’hygiène.
    Mais les chercheurs trouvant de préférence ce qu’ils cherchent, ils ont tendance à choisir leurs critères en conséquence. En la matière, les experts sont portés à démontrer l’intangibilité du dogme pasteurien… qui laisse pourtant beaucoup de faits non expliqués.
    Pour s’épargner d’y répondre, rien ne vaut un bon procès en Inquisition : « résurgences de ligues anti vaccinales, de sectes et de complotismes divers ». Cette réaction est-elle bien scientifique ?

    Une autre grille d’interprétation est possible : je laisse les croyants se faire vacciner mais je ne partage pas ce choix. J’ai confiance dans mes défenses et si mon organisme doit passer par la maladie, c’est à lui de réagir sans les béquilles trompeuses des vaccins.
    Je fais le même raisonnement pour mes enfants, petits enfants et amis voisins. Au nom de quel intérêt supérieur devrait-on exposer à des dangers statistiquement loin d’être négligeables, un organisme bien parti et bien nourri pour se défendre en autonomie ?
    Les fondements rationnels de vos expertises – en accord avec les intérêts des labos … et aussi il faut le dire, avec le prestige du savoir médical – ne sont pas plus solides que les fondements rationnels de notre expérience – en accord avec la responsabilité familiale et citoyenne ( veiller aux fondements de la santé, à un environnement sain pour tous).
    Heureusement pour la prise de conscience, perdant toute mesure, le camp des inquisiteurs vaccinaux a laissé paraître au grand jour ses accointances avec le lobby, amenant une partie des croyants à partager nos questions. Est-ce le commencement de la sagesse ? l’aube d’une conception plus « laïque » de la santé ?

    Françoise/ Argile

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