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Pour le droit de mani­fes­ter. Pour la liberté d’ex­pres­sion. Rassem­ble­ment à Poitiers

samedi 16 mars à 11 heures – Place du Maré­chal Leclerc

Il est fait réfé­rence dans l’ap­pel ci-dessous à un commu­niqué natio­nal, ce qui rend la lecture de ce texte diffi­cile. Mais l’im­por­tant est l’appel d’as­so­cia­tions locales pour les liber­tés.

Le soutien aux Gilets jaunes, au mouve­ment duquel beau­coup d’entre nous parti­cipent (plus ou moins) est dit. Le compor­te­ment de la police est expli­ci­te­ment dénoncé.

L’enjeu est dit: c’est la liberté de mani­fes­ter qui est mena­cée, c’est la liberté d’ex­pres­sion qui est attaquée.

Les Gilets jaunes n’ayant pas d’or­ga­ni­sa­tion coor­don­née, leur signa­ture est impos­sible à obte­nir. Les cama­rades liber­taires sont évidem­ment englo­bés dans cet appel à la soli­da­rité mili­tante.

PB, 14–3–2019

« Commu­niqué commun inter orga­ni­sa­tions de la Vienne »

« Commu­niqué natio­nal commun signé par 53 orga­ni­sa­tions, dont la LDH

Si la loi est votée par le Parle­ment au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expres­sion du peuple. La propo­si­tion de loi adop­tée par l’As­sem­blée natio­nale qui prétend enca­drer le droit de mani­fes­ter consti­tue une atteinte grave aux liber­tés publiques et à l’équi­libre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les insti­tu­tions qui ont eu lieu ne peuvent justi­fier qu’un exécu­tif s’ar­roge des pouvoirs exor­bi­tants et décrète qui peut ou ne peut pas mani­fes­ter. Parti­ci­per à une mani­fes­ta­tion ne saurait pas plus signi­fier le risque pour tout indi­vidu d’être pour­suivi, fiché et condamné péna­le­ment comme finan­ciè­re­ment.

Soumettre les parti­ci­pants et les parti­ci­pantes à une mani­fes­ta­tion à une fouille systé­ma­tique, confier aux préfets le pouvoir d’in­ter­dire à une personne de mani­fes­ter, y compris sans qu’elle ait connais­sance de l’in­ter­dic­tion pronon­cée et donc sans recours effec­tif possible, faire d’un visage en partie couvert un délit,  voici l’es­prit et la lettre de mesures qui sont autant d’em­pê­che­ments à l’exer­cice d’un droit essen­tiel en démo­cra­tie : celui de mani­fes­ter publique­ment, collec­ti­ve­ment et paci­fique­ment son opinion.

Cette loi de circons­tance porte un lourd risque d’ar­bi­traire des gouver­ne­ments d’aujourd’­hui comme de demain. C’est pourquoi nous appe­lons solen­nel­le­ment le gouver­ne­ment et le Parle­ment à aban­don­ner ces mesures qui violent les prin­cipes les plus fonda­men­taux d’un Etat de droit. »

Ce commu­niqué natio­nal fait écho avec les évène­ments qui se sont dérou­lés dans la Vienne Samedi dernier 9 mars, suite à l’in­ter­dic­tion de Mme la Préfète de se rassem­bler et de mani­fes­ter centre-ville ce jour-là. En effet, le déploie­ment de forces de l’ordre les same­dis depuis plusieurs semaines est consi­dé­rable (du jamais vu sur Poitiers), mais avec cet inter­dit un pas est fran­chi.

Ainsi le gouver­ne­ment souhaite stig­ma­ti­ser le mouve­ment des Gilets jaunes mais rien n’y fera, leurs reven­di­ca­tions restent légi­times, le mécon­ten­te­ment et la gronde sociale s’ins­tallent. Les mani­fes­ta­tions Poite­vine orga­ni­sées par les syndi­cats et autres partis poli­tique ou collec­tifs citoyens tels que les Gilets Jaunes, ont rare­ment fait l’objet de débor­de­ments.

Par contre, la surre­pré­sen­ta­tion des forces de l’ordre, les contrôles systé­ma­tiques des personnes et des véhi­cules en marge des mani­fes­ta­tions, la violence verbale et physique gratuite envers des mani­fes­tant-e-s paci­fiques qui a eu lieu samedi dernier, ne sont pas en adéqua­tion avec le droit de mani­fes­ter et ne peuvent qu’en­gen­drer une esca­lade de la violence.

A quoi servent ces moyens dispro­por­tion­nés ? Pour proté­ger quels inté­rêts ?

Les mani­fes­ta­tions d’hier et d’aujourd’­hui à Poitiers et dans le reste de la Vienne existent bien géné­ra­le­ment pour l’in­té­rêt commun. Nous espé­rons que la mani­fes­ta­tion du Mardi 19 Mars à l’ap­pel de l’in­ter­syn­di­cale dépar­te­men­tale, qui se veut paci­fique, n’aura pas à souf­frir de répres­sion quelle qu’elle soit.

Nous sommes et serons toujours oppo­sés aux inter­dic­tions de mani­fes­ter 

Pour le droit de mani­fes­ter

Pour la liberté d’ex­pres­sion

Rassem­ble­ment à Poitiers

samedi 16 mars à 11h – Place du Maré­chal Leclerc

Signa­tures :

Alter­na­tiba, Amnesty Inter­na­tio­nal, Attac 86,

CGT 86, La Cimade 86, Comité France Pales­tine 86,

DNSI, EELV 86, Emmaus 86,

Ensemble 86, FI 86, FSU 86, Géné­ra­tion.S 86, Green­peace, Jeunes Ecolos 86, Jeunes Géné­ra­tion.s 86,

La Ligue des Droits de l’Homme de Poitiers, MJCF 86,

NPA 86, PCF 86, PG 86, SGL 86,

Soli­daires 86, UEC 86

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