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Regards. 20 mars. « L’em­pa­thie mena­cée par Darma­nin, Retailleau et le RN »

L’em­pa­thie mena­cée par Darma­nin, Retailleau et le RN

par Pablo Pillaud-Vivien

L’es­sence du tota­li­ta­risme que cher­chait à saisir Hannah Arendt et celle du fascisme contem­po­rain se rejoignent dans un projet d’in­dif­fé­rence à notre huma­nité commune. Nous sommes en danger.

Cons­truire l’in­sen­si­bi­lité popu­laire : tel est l’ho­ri­zon de l’ex­trême droite, aidée par la droite. La fonc­tion du bouc émis­saire qui fonde l’an­ti­sé­mi­tisme et l’is­la­mo­pho­bie est de consti­tuer un monde scindé en deux : l’un à laquelle appar­tien­drait une majo­rité fantas­mée et l’autre, super­flue, voire hostile. On y trouve pêle-mêle : les assis­tés, les femmes, les musul­mans, les arabes, les étran­gers. Deux siècles et demi après la Révo­lu­tion française, dénier à autrui son égale huma­nité n’est pas une évidence : cela néces­site une contre-révo­lu­tion que les fascistes s’at­tachent à mener.

Lorsque la secré­taire géné­rale de la CFDT Mary­lise Léon ou le député François Ruffin égrènent les prénoms de ceux qu’ils entendent défendre, ils donnent une iden­tité à ceux que le gouver­ne­ment voit comme des statis­tiques respon­sables d’un défi­cit ou d’une dette. Pour préser­ver un statu quo qui sied aux puis­sants, c’est-à-dire l’état de domi­na­tion de classe, de race, de genre et de sexua­lité, il vaut mieux chosi­fier les autres et ne pas les consi­dé­rer comme des êtres de chair et de projets, de rires et de larmes, d’in­tel­li­gence et d’his­toires.

Dans un pays travaillé par la Répu­blique et par les reli­gions du livre, l’in­hi­bi­tion de l’em­pa­thie n’est pour­tant pas chose aisée. Il est loin d’être évident que l’en­fant qui meurt en Pales­tine – parce que Pales­ti­nien – puisse être consi­déré comme un dommage colla­té­ral. La froi­deur aussi glaçante que décon­cer­tante de cette vision donne la nausée autant que le vertige. Pour­tant, toute une partie du champ média­tique et poli­tique verse dans ce récit.

Cette sape de l’em­pa­thie s’exerce à d’autres endroits : dans la stig­ma­ti­sa­tion des étran­gers portée comme un éten­dard par plusieurs ministres, il faut voir la méti­cu­lo­sité raciste avec laquelle ils tentent de nous faire admettre qu’il n’existe pas d’hu­ma­nité commune. Ceux qui meurent dans la Médi­ter­ra­née ne peuvent blâmer que leur choix de vouloir la traver­ser illé­ga­le­ment ; ceux qui arrivent jusqu’en France sont placés, enfants compris, dans des Centres de réten­tion admi­nis­tra­tive aux condi­tions qui dérogent à justice de base. Et nous, nous sommes suppo­sés les enjam­ber ou les igno­rer dans une violence qui nous détruit sans même nous en rendre compte.

L’ac­tuelle obses­sion discri­mi­na­toire à l’en­contre des femmes musul­manes voilées est relan­cée : on veut les humi­lier en leur refu­sant d’ac­com­pa­gner les sortie scolaire de leurs enfants ; on veut les écar­ter de toute pratique spor­tive. Gérald Darma­nin, Bruno Retailleau ont-ils déjà parlé et regardé dans les yeux une femme musul­mane qui faisait du basket avec un voile ? Ou plutôt, qu’y ont-ils vu ? Proba­ble­ment rien. Certai­ne­ment pas des femmes avec des espoirs et des rêves, des envies et des désirs. C’est leur absence d’em­pa­thie qui permet à Darma­nin et Retailleau d’avan­cer comme des bull­do­zers, au nom d’un prag­ma­tisme dégueu­lasse et d’un popu­lisme répu­gnant.

Ces infâmes sont les symp­tômes d’un tota­li­ta­risme qui ne cesse de croître : ils mettent en place un système qui efface la réalité de l’hu­ma­nité et construisent un monde dépourvu de capa­cité à juger mora­le­ment. Au nom de cette bureau­cra­tie assas­sine et de cette idéo­lo­gie du pire, ils voudraient nous emme­ner avec eux dans un abîme que le monde euro­péen a déjà expé­ri­menté. Veillons et armons-nous en pensée.

Pablo Pillaud-Vivien

 

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