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Régio­nales et dépar­te­men­tales : décla­ra­tion d’ENSEMBLE!

Le contexte de ces élec­tions et les impé­ra­tifs de l’heure
A l’heure d’une crise sani­taire qui para­lyse forte­ment la société et n’en finit pas, le besoin d’un chan­ge­ment poli­tique est plus impor­tant que jamais. Les fautes du gouver­ne­ment dans la lutte contre la pandé­mie se conjuguent avec sa gestion réac­tion­naire de l’éco­no­mie et de la vie sociale : explo­sion des licen­cie­ments, du chômage et de la pauvreté, accrois­se­ment des inéga­li­tés, dégra­da­tion des services publics (santé et éduca­tion notam­ment), déro­bades répé­tées devant l’ur­gence écolo­gique, atteintes crois­santes aux liber­tés, aggra­va­tion des discri­mi­na­tions, confi­ne­ment de la démo­cra­tie dans la manière de combattre l’épi­dé­mie…

Dans cette situa­tion de plus en plus diffi­cile à vivre pour la grande majo­rité de la popu­la­tion, il y a urgence à produire des réponses concrètes par la construc­tion à tous les niveaux d’al­ter­na­tives sociales, écolo­giques et démo­cra­tiques en rupture claire avec ce capi­ta­lisme destruc­teur, et ses soutiens poli­tiques. Sur cet objec­tif de rupture, par la conver­gence dans les luttes et dans les élec­tions, un rassem­ble­ment de toutes les forces d’al­ter­na­tive suscep­tibles d’y contri­buer (partis, syndi­cats, asso­cia­tions, collec­tifs citoyens, réseaux mili­tants…) est néces­saire et possible. Dans les mobi­li­sa­tions et les luttes sociales, cette conver­gence s’or­ga­nise entre les acteurs, comme cela s’est fait autour de plusieurs initia­tives : l’ap­pel « Plus jamais ça ! », la mise en place d’un « Collec­tif pour un véri­table service public de l’éner­gie », le collec­tif « Nous toutes », l’ap­pel pour abro­ger la loi sécu­rité globales, etc.

Sur le plan élec­to­ral, une dyna­mique citoyenne a commencé à se concré­ti­ser dans plusieurs villes lors des dernières élec­tions muni­ci­pales, avec des premiers succès promet­teurs, notam­ment lorsqu’il y avait combi­nai­son et conver­gence avec les rassem­ble­ments des forces poli­tiques. La démons­tra­tion qu’une pratique diffé­rente et parti­ci­pa­tive de la poli­tique est possible a été faite : elle doit se prolon­ger dans les dépar­te­ments et si possible les régions, bien que celles-ci sont encore plus éloi­gnées des citoyen-nes depuis les redé­cou­pages issus de la loi NOTRE (2015). L’in­ter­fé­rence entre ces élec­tions et les prési­den­tielles ne doivent pas faire obstacle aux démarches de rassem­ble­ment qui sont possibles et souhai­tables en les adap­tant à la réalité poli­tique de chaque région.
Le mouve­ment ENSEMBLE ! souhaite que les élec­tions dépar­te­men­tales et régio­nales soient l’oc­ca­sion de réali­ser le rassem­ble­ment le plus large possible, sur la base d’un programme anti­li­bé­ral et anti­pro­duc­ti­viste, des forces oppo­sées au gouver­ne­ment, à la droite et à l’ex­trême-droite, aux majo­ri­tés régio­nales sortantes qui pratiquent le green washing et dépensent l’argent public en subven­tions à des entre­prises, sans contre­par­tie sociale et écolo­gique. Il s’agit de faire de nos dépar­te­ments et de nos régions des terri­toires où la soli­da­rité, l’éga­lité sociale, l’éco­lo­gie et la démo­cra­tie seront les maîtres mots. Les mili­tant.es d’En­semble sont enga­gés dans ces batailles et parti­ci­pe­ront aux campagnes élec­to­rales qui en résultent.

Même si les proces­sus sont enga­gés dans beau­coup de régions et sont d’une grande diver­sité, Ensemble !, propose le cadre géné­ral suivant :

  • le rassem­ble­ment poli­tique le plus large possible et la mobi­li­sa­tion citoyenne lorsqu’elle est possible, par exemple à l’échelle des cantons, voire des dépar­te­ments, ou à l’oc­ca­sion de ques­tions-clefs qui mobi­lisent les popu­la­tions; les deux étant liés, la dyna­mique citoyenne sera d’au­tant plus grande qu’une pers­pec­tive de rassem­ble­ment semble possible.
  • Co-construc­tion d’un programme radi­ca­le­ment écolo­giste, anti­ca­pi­ta­liste, fémi­niste et démo­cra­tique : ce programme doit se nour­rir des mobi­li­sa­tions, des luttes, des décli­nai­sons locales alter­na­ti­ves… Il y a urgence à co-construire un programme de justice écolo­gique et sociale, en rupture avec les logiques libé­rales et sociales libé­rales mises en œuvre ces dernières années dans les régions et dépar­te­ments. Nous ne partons pas de rien; les diffé­rents appels à l’ac­tion, les luttes écolo­gistes locales ou régio­nales, les mobi­li­sa­tions pour les trans­ports publics (gratuité, réou­ver­tures de lignes, les infra­struc­tures hospi­ta­lières, la gestion des déchets, l’aide à l’éco­no­mie sociale et soli­daire, le soutien à la gestion publique de l’eau, etc.
  • Co-construc­tion des listes dans un proces­sus démo­cra­tique et équi­li­bré entre les compo­santes.
  • Combattre les risques de possibles victoires du RN, qui crée­raient une situa­tion inédite et grave.
  • Agir pour éviter les victoires de la droite.

Ces exigences ne sont pas évidentes à remplir mais c’est la condi­tion pour donner une oppor­tu­nité d’as­su­rer une forte présence poli­tique dans les collec­ti­vi­tés permet­tant de redon­ner l’es­poir d’une véri­table alter­na­tive. Pour cela, il nous faut :

  • Convaincre les élec­trices et élec­teurs de se mobi­li­ser et non de se réfu­gier dans l’abs­ten­tion, en vue de peser pour impo­ser des propo­si­tions, permettre des majo­ri­tés les défen­dant, conformes aux inté­rêts de la popu­la­tion et de rupture avec les poli­tiques des forces de droite, dont LRM et LR, et d’ex­trême droite ;
  • Combattre les risques de possibles victoires du RN. Celui-ci peut espé­rer l’em­por­ter dans 4 régions, soit au premier tour (PACA), soit au second tour (Hauts-de-France, Occi­ta­nie, Bour­gogne-Franche Comté). On ne saurait igno­rer que la situa­tion actuelle de crises multiples et de grandes diffi­cul­tés sociales est suscep­tible de renfor­cer le vote en faveur de l’ex­trême droite. On ne peut non plus sous-esti­mer ce que signi­fie­rait la main­mise du RN sur une, voire plusieurs régions. Ce serait une nouvelle et grave dégra­da­tion des rapports de forces poli­tiques et sociaux ;
  • Défendre l’idée que, sous la double condi­tion de l’unité et de la mobi­li­sa­tion citoyenne, l’op­por­tu­nité existe pour les gauches et les écolo­gistes d’amé­lio­rer leurs posi­tions à l’oc­ca­sion de ces élec­tions, et de rempor­ter des victoires afin de permettre dans ces collec­ti­vi­tés des poli­tiques favo­rables aux inté­rêts popu­laires.

Ces axes géné­raux sont à décli­ner dans les diffé­rentes régions. Ils doivent justi­fier des choix de soutien à appor­ter à telle ou telle liste. Ceux-ci sont du ressort des collec­tifs direc­te­ment concer­nés. Cela au vu des spéci­fi­ci­tés régio­nales et des options des diffé­rentes forces, qui appa­raissent aujourd’­hui fort diver­si­fiées.

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