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Règle­ment ePri­vacy : Ne lais­sons pas l’UE vendre notre vie privée

L’Union euro­péenne s’ap­prête à modi­fier la protec­tion de notre vie privée en ligne en adop­tant un nouveau règle­ment ePri­vacy.

De nombreux dépu­tés euro­péens sont prêts à auto­ri­ser l’ana­lyse commer­ciale de nos acti­vi­tés sans notre consen­te­ment.

Le 11 octobre 2017, le Parle­ment euro­péen devra reje­ter cette dérive.

Voici les quatre mesures qui menacent notre vie privée :

Analyse des commu­ni­ca­tions

  • Aujourd’­hui, nos messages, nos appels et les sites que nous visi­tons ne peuvent être analy­sés qu’a­vec notre consen­te­ment.
  • Demain, notre consen­te­ment pour­rait ne plus être exigé : ces infor­ma­tions seront libre­ment exploi­tables à des fins commer­ciales.

Géolo­ca­li­sa­tion

  • Aujourd’­hui, les entre­prises n’ont pas le droit de nous géolo­ca­li­ser à partir des données émises par nos télé­phones sans notre consen­te­ment.
  • Demain, cette inter­dic­tion dispa­raî­tra : notre accord ne sera plus néces­saire.

Pistage en ligne

  • Aujourd’­hui, aucune entre­prise ne peut pister les sites que nous visi­tons sans notre consen­te­ment. Hélas, cette notion de consen­te­ment a petit à petit été vidée de sa force initiale.
  • Demain, le consen­te­ment pour­rait retrou­ver sa force protec­trice, mais certains dépu­tés veulent le rendre facul­ta­tif.

Surveillance d’État

  • Aujourd’­hui, les États euro­péens peuvent obli­ger les services de commu­ni­ca­tions (télé­phone, Inter­net, messa­ge­rie) à leur donner accès aux corres­pon­dances ou à conser­ver des infor­ma­tions sur l’en­semble de leurs utili­sa­teurs afin de les surveiller pour des fina­li­tés bien trop larges.
  • Demain, cette surveillance pour­rait ne plus viser que des personnes ciblées et n’être plus possible que pour lutter contre les crimes les plus graves.

Agis­sons !

Le plus simple pour agir est d’in­for­mer et de sensi­bi­li­ser notre entou­rage sur ce débat qui nous affecte toutes et tous — en parta­geant par exemple ce site sur Twit­ter ou Face­book ou par email.

Néan­moins, pour défendre effi­ca­ce­ment notre message, le mieux à faire est d’ap­pe­ler nos dépu­tés pour qu’ils agissent en notre faveur.

Dans quelques jours se tien­dra un vote déci­sif au Parle­ment euro­péen. Appor­tons notre soutien aux dépu­tés les plus atten­tifs et faisons savoir aux autres que leurs choix ne sera ni oublié, ni invi­sible.

Toutes les infor­ma­tions sont acces­sibles sur le site spécial édité par la Quadra­ture du Net

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