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Répres­sion des lycéen-ne-s : quand le pouvoir traque notre jeunesse.

Décla­ra­tion de Myriam Martin. Ensemble !, Conseillère régio­nale France Insou­mise Occi­ta­nie.

Depuis une semaine désor­mais des centaines de lycées en France se mobi­lisent contre le lycée Blanquer, c’est à dire contre la réforme du bac et celle de la voie profes­sion­nelle. Mais s’ajoute à cette contes­ta­tion, celle contre Parcours Sup, système mis en place déjà pour l’an­née scolaire 2017/2018.

Que dénoncent à juste titre les élèves ? L’obli­ga­tion pour les jeunes de s’orien­ter de plus en plus tôt, avec la mise en place de spécia­li­tés qui conduisent à la concur­rence entre les disci­plines, et qui condui­ront à la concur­rence entre établis­se­ments, un système de plus en plus injuste et inéga­li­taire déjà initié avec Parcours Sup, la suppres­sion de milliers de postes d’en­sei­gnant-e-s qui vont dégra­der davan­tage encore les condi­tions de travail et des élèves et des profes­seurs, la mise en danger de la voie profes­sion­nelle publique avec la dimi­nu­tion des ensei­gne­ments et la mise en place d’un bac pro au rabais.

De quoi donc s’inquié­ter légi­ti­me­ment pour leur avenir !

Comment répond le pouvoir ? Par le mépris et la répres­sion. Une répres­sion féroce pour faire peur et dissua­der de faire grève et de mani­fes­ter.

Je condamne la répres­sion insup­por­table qui s’abat sur nos jeunes.

Les scènes vues à Mantes La Jolie, et dans d’autres villes, ne doivent plus se renou­ve­ler, elles sont insup­por­tables et le pouvoir devrait avoir honte de trai­ter ainsi une partie de la jeunesse.

Il faut exiger la libé­ra­tion des gardé.e.s à vue, l’ar­rêt des pour­suites, l’am­nis­tie de tous-tes les condamné-e-s, tout comme l’aban­don de l’uti­li­sa­tion des lanceurs de balles, véri­table arme létale. Déjà des jeunes ont été muti­lés. Doit-on attendre un drame pour l’in­ter­dire?

La respon­sa­bi­lité de Casta­ner, ministre de l’in­té­rieur, d’E. Macron et du gouver­ne­ment est direc­te­ment enga­gée.

Mais malgré cela le mouve­ment dans la jeunesse ne faiblit pas et fait preuve d’une déter­mi­na­tion rare­ment égalée. Cette jeunesse semble dire, « nous n’avons plus rien à perdre », « notre avenir est compro­mis, alors allons-y ».

Depuis des années nous avons laissé faire. L’an passé nous avons permis que Parcours Sup instaure la sélec­tion à l’en­trée de l’uni­ver­sité ! Résul­tats des courses, des orien­ta­tions non choi­sies, des refus incom­pré­hen­sibles et des milliers d’élèves sur le carreau. Une aubaine pour le privé ! En tout cas pour ceux et celles dont les familles peuvent payer.

Il est temps d’agir. Le service public d’édu­ca­tion n’est pas et ne doit pas être le terrain de jeu de la compé­ti­tion et de la concur­rence. L’école doit accueillir tous et toutes avec les moyens affé­rents et donner à tous et à toutes les moyens de pour­suivre les études dans le supé­rieur. L’école doit porter un projet éman­ci­pa­teur pour que chacun et chacune devienne un-e citoyen-ne et un-e acteur-trice dans la société à part entière.

L’édu­ca­tion est un droit pas un privi­lège.

Désor­mais il nous faut être aux côtés de cette jeunesse, dans la grève et les mani­fes­ta­tions, pour exiger l’aban­don de ces « réformes » morti­fères pour l’édu­ca­tion.

Tous ensemble pour un autre avenir.

Le 7 décembre 2018.

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