Aller au contenu

Visa. « En finir avec la pandé­mie, combattre l’ex­trême droite, le racisme et l’an­ti­sé­mi­tisme ! »

https://blogs.media­part.fr/asso­cia­tion-visa/blog/011021/en-finir-avec-la-pande­mie-combattre-l-extreme-droite-le-racisme-et-l-anti­se­mi­tisme

Cette contri­bu­tion de l’as­so­cia­tion VISA mérite de circu­ler …

ASSOCIATION VISA

VISA est une asso­cia­tion inter­syn­di­cale compo­sée de plus de 100 struc­tures syndi­cales : la FSU et plusieurs de ses syndi­cats, l’Union Syndi­cale Soli­daires et plusieurs de ses syndi­cats, des fédé­ra­tions et des syndi­cats de la CGT, de la CFDT, de la CNT-SO et le syndi­cat de la Magis­tra­ture. Depuis 1996,… @ASSOVISA

En finir avec la pandé­mie, combattre l’ex­trême droite, le racisme et l’an­ti­sé­mi­tisme !

La fin de la pandé­mie est une néces­sité sani­taire mais aussi pour reprendre le chemin des luttes sociales, des mobi­li­sa­tions contre les attaques du gouver­ne­ment. Cela passe néces­sai­re­ment par une vacci­na­tion géné­ra­li­sée et partout dans le monde. Paral­lè­le­ment, la lutte sans conces­sion contre l’ex­trême-droite, le racisme, l’an­ti­sé­mi­tisme, le complo­tisme devra être au cœur des mobi­li­sa­tions.

Depuis bien­tôt deux ans, la pandé­mie de la Covid 19 frappe l’en­semble de la popu­la­tion plané­taire, impo­sant mesures de confi­ne­ments, de restric­tion des dépla­ce­ments, mesure de surveillance excep­tion­nelle de la santé des popu­la­tions et des indi­vi­dus, de restric­tions des liber­tés pour limi­ter hospi­ta­li­sa­tions et surtout les décès. La grippe espa­gnole de 1915 à 1919, dans le contexte de la première guerre mondiale, a tué entre 50 et 100 millions de personnes. Il n’y avait à cette époque ni vaccin, ni gestes barrières, ni confi­ne­ments, peu de masques.

La Covid 19 a déjà fait 4,5 Millions de victimes offi­cielles mais si l’on tient compte de la morta­lité induite et de la sous-esti­ma­tion volon­taire par certains États, l’OMS dit que le bilan réel est déjà entre 8 et 12 millions de victimes.
Le déni de certains diri­geants (Trump et Bolso­naro par exemple), la gestion erra­tique par la grande majo­rité des autres, et surtout l’ex­clu­sion de la vacci­na­tion de conti­nents entiers – en premier lieu l’Afrique –, sont respon­sables de centaines de milliers de décès qui auraient pu être évités.

Néan­moins les mesures de préven­tion prises et les campagnes de vacci­na­tion dans certains pays, ont permis d’évi­ter une situa­tion bien pire encore. Dire cela n’in­va­lide pas l’ana­lyse et la critique, sans conces­sions, concer­nant la respon­sa­bi­lité de ces diri­geant.es, coupables de gabe­gie, de réac­tions souvent inadap­tées, de tergi­ver­sa­tions, de non-dits, de retard dans la prise en compte de ce fléau.

Cela n’in­va­lide pas les dénon­cia­tions des mani­pu­la­tions et des mensonges dont se sont rendus coupables, certains de ces gouver­ne­ments depuis le début de la crise sani­taire.

Les mises au point et condam­na­tions de ces poli­tiques inadap­tées et quelque­fois crimi­nelles pour la popu­la­tion mondiale, ont été, sont et seront néces­saires, incon­tour­nable et légi­times de la part de notre camp social.

Elles sont parties prenantes de nos luttes, à venir, contre l’ul­tra libé­ra­lisme dont les consé­quences entraînent la pauvreté et l’in­di­gence sani­taire de la majo­rité des popu­la­tions de notre planète, l’autre partie subis­sant les assauts répé­tés de l’ul­tra libé­ra­lisme pour restreindre ou suppri­mer les acquis sociaux, dont l’ac­cès à la santé, obte­nus par les luttes sociales.

Vacci­na­tion pour tout…. le monde !

Mais pour que ce combat, néces­saire, actuel et futur du mouve­ment social et syndi­cal débouche sur des victoires et une inver­sion du rapport de force, il existe un préa­lable incon­tour­nable : en finir avec la pandé­mie de la Covid 19.
Cela néces­site, de façon primor­diale et incon­tour­nable, la vacci­na­tion du plus grand nombre, comme le défend aujourd’­hui l’en­semble de nos orga­ni­sa­tions syndi­cales.

Nous connais­sons l’in­ci­dence de cette épidé­mie sur les personnes les plus vulné­rables, suscep­tibles de déve­lop­per une forme grave du virus : les personnes âgées et celles qui souffrent de mala­dies chro­niques ; mais aussi celles qui vivent dans des condi­tions sociales et d’ha­bi­ta­tions précaires, et celles qui sont expo­sées à une pollu­tion envi­ron­ne­men­tale impor­tante.

Les classes popu­laires, les pauvres subissent le plus les consé­quences drama­tiques de la Covid 19. C’est dans les quar­tiers défa­vo­ri­sés que l’ac­cès et la démarche vacci­nale sont le plus entra­vés et ce sont les terri­toires où vivent les popu­la­tions les plus aisées qui ont le taux de vacci­na­tion le plus élevé.

Les orga­ni­sa­tions syndi­cales sont dans leur rôle lorsqu’elles exigent que tous les moyens soient déployés pour permettre une vacci­na­tion massive et volon­ta­riste.

Par ailleurs, il est impé­ra­tif, aussi, de défendre le progrès sani­taire et social partout dans le monde. Nous en sommes pour­tant loin. Par exemple l’Afrique compte pour envi­ron 1% des plus de 2,1 milliards de doses admi­nis­trées dans le monde.

Seule­ment 9,4 millions d’Afri­cains sont entiè­re­ment vacci­nés, et seuls 2% des 1,3 milliards d’ha­bi­tants du conti­nent ont reçu une dose.

Ne lais­sons pas à ce gouver­ne­ment l’ex­clu­si­vité de contre­car­rer les intox des anti­vax. Ce qu’il fait sur un ton mépri­sant, menaçant et pater­na­liste !

Comme l’ont exprimé l’en­semble de la gauche, sociale, poli­tique et une majo­rité des orga­ni­sa­tions syndi­cales, il faut exiger la levée de la propriété privée sur les brevets qui empêchent la diffu­sion des vaccins dans le monde, tout en étant source de profits inad­mis­sibles pour les multi­na­tio­nales phar­ma­ceu­tiques. Le vaccin doit être gratuit partout et pour toutes et tous.

Ces prises de posi­tions doivent main­te­nant s’ar­ti­cu­ler avec une volonté de combattre concrè­te­ment la propa­gande anti­vax, dont il est main­te­nant démon­tré, sans aucune ambi­guïté, qu’elle émerge de réseaux et de person­na­li­tés liées à l’ex­trême droite  et (ou) à des « cloaques anti­sé­mites » coor­don­nés et complices sur les réseaux sociaux.

Cepen­dant, la vacci­na­tion ne peut se faire dans n’im­porte quelles condi­tions, nous avons bien conscience que des doutes existent sur les vaccins. C’est par l’in­for­ma­tion, la péda­go­gie qu’ils peuvent être levés. Certai­ne­ment pas par la contrainte. Il est néces­saire de débattre avec les « vaccino/scep­tiques », sincères, qui s’in­ter­rogent légi­ti­me­ment mais qui reprennent, parfois, les fake­news des réseaux anti­vax dont il faut, aussi, démon­trer l’ina­nité.

La pandé­mie a été le ventre fécond qui a permis au complo­tisme d’ex­trême droite et à l’obs­cu­ran­tisme anti­vax de décu­pler leur audience y compris parmi celles et ceux que nous côtoyons dans les luttes sociales.

Sur le site de VISA nous avons fourni un argu­men­taire pour combattre, sans conces­sion, ces cala­mi­tés dans deux articles inti­tu­lés :
– Les théo­ries complo­tistes sont une impasse et un danger mortel pour toutes celles et ceux qui luttent pour une société libre, frater­nelle et égali­taire.
– VISA : Contre les virus de l’ex­trême droite, VISA déve­loppe son vaccin AntiRN.

Il ne s’agit pas, ici, de reprendre ce travail déjà effec­tué mais de prépa­rer, à partir d’ana­lyses et d’in­for­ma­tions perti­nentes la vigi­lance et la riposte contre ce danger mortel : L’émer­gence et le déve­lop­pe­ment d’une extrême droite qui en reven­diquant et prenant carré­ment la direc­tion poli­tique d’une partie non négli­geable des mani­fes­ta­tions anti­pass/anti­vax se trouve en capa­cité d’un déve­lop­pe­ment mili­tant expo­nen­tiel.

La respon­sa­bi­lité du gouver­ne­ment

C’est la poli­tique du gouver­ne­ment Macron qui a consti­tué, en partie, le trem­plin de cette extrême droite natio­nale/socia­liste/souve­rai­niste qui parade dans de nombreuses villes tous les same­dis :La gestion désas­treuse de la pandé­mie par le gouver­ne­ment, ses mensonges sur les masques, ses respon­sa­bi­li­tés avec celles des gouver­ne­ments précé­dents concer­nant le déman­tè­le­ment du service public de santé doivent conti­nuer à être dénon­cés.
Ce sont bien les gouver­ne­ments succes­sifs qui ont systé­ma­tisé les coupes budgé­taires et orga­nisé la gestion des hôpi­taux selon des critères de renta­bi­lité commer­ciale.

Ce sont bien les gouver­ne­ments succes­sifs qui ont plombé les dépenses de la Sécu­rité Sociale en suppri­mant, massi­ve­ment, les charges des entre­prises, dont les consé­quences furent la ferme­ture de milliers de lits et de milliers de postes.

Par ailleurs, la mise en place du pass sani­taire, imposé au « forceps », sans concer­ta­tion, ni débat démo­cra­tique, en parti­cu­lier les mesures concer­nant tous.tes les sala­rié.es, n’est pas accep­table.

Il appa­raît évident, que le gouver­ne­ment a voulu, en marte­lant pendant des mois que les soignant.es devaient, en premier, être soumis.ses à la vacci­na­tion obli­ga­toire, stig­ma­ti­ser et se venger de celles et ceux qui ont été aux avant-postes de la dénon­cia­tion de sa poli­tique de destruc­tion de la santé.

Le fait que l’obli­ga­tion vacci­nale ne concerne toujours pas les poli­ciers est aussi révé­la­teur. Le gouver­ne­ment préserve le corps répres­sif de l’État réga­lien de ses injonc­tions sani­taires pour permettre la pour­suite et une conti­nuité effi­cace de la répres­sion des mouve­ments sociaux.

Il est inad­mis­sible que cette crise sani­taire serve de prétexte à une nouvelle casse sociale et démo­cra­tique.
Il est inad­mis­sible que les employeurs puissent contrô­ler l’état de santé des sala­rié.es et suspendre unila­té­ra­le­ment leur contrat de travail à la seule présomp­tion de mala­die, sans avis du méde­cin du travail.

Il est inad­mis­sible que le gouver­ne­ment ait eu la ferme inten­tion, heureu­se­ment retoquée par le conseil consti­tu­tion­nel, de donner le pouvoir aux employeurs de rompre unila­té­ra­le­ment un CDD ou un contrat de travail tempo­raire.

Au final, la loi, et l’état d’es­prit de ses concep­teurs, fragi­lisent encore davan­tage le contrat de travail et aggrave le rapport de subor­di­na­tion en renforçant les moyens de pres­sion, qu’ils soient légaux ou perfides, des employeurs vis-à-vis des sala­rié.e.s.

Macron profite de la situa­tion, ce n’est pas un « scoop »

De tous temps les classes domi­nantes se sont adap­tées aux situa­tions auxquelles elles étaient confron­tées pour, soit en limi­ter les consé­quences néfastes pour elles-mêmes, soit pour en tirer un profit, finan­cier et poli­tique.
Il est clair que la multi­na­tio­nale Pfizer profite, elle aussi, de la situa­tion en réali­sant des surpro­fits démen­tiels. C’est cette logique capi­ta­liste au détri­ment du plus grand nombre qui doit être dénon­cée et combat­tue.
Mais ce n’est pas le vaccin Pfizer qui doit être combattu, ni la logis­tique que met en en place le gouver­ne­ment, avec les profes­sion­nels de santé pour faci­li­ter la vacci­na­tion.

Les repères poli­tiques et la vigi­lance anti­fas­ciste alté­rés pendant la pandé­mie

Le confi­ne­ment/isole­ment de chacun.es a entravé les échanges et élabo­ra­tions collec­tives. Pendant ces périodes, les complo­tistes ont pu diffu­ser leur propa­gande et leurs mani­pu­la­tions délé­tères.
La colère légi­time contre Macron et son gouver­ne­ment ne doit en aucun cas mener à une alliance, qu’elle soit objec­tive ou de circons­tance avec l’ex­trême droite !
L’ap­pro­ba­tion, par certain.e.s de nos cama­rades de lutte, et d’in­tel­lec­tuels de gauche, d’une partie des thèses déve­lop­pées dans Hold Up a démon­tré la capa­cité perverse de l’ex­trême droite à brouiller le repères.
Par ailleurs, la néga­tion du danger réel du complo­tisme et de la néces­sité de le combattre a affai­bli la vigi­lance anti­fas­ciste.

Certain.es d’entre nous se sont d’au­tant plus laissé.es abuser que les mensonges complo­tistes étaient « enro­bés » d’un discours anti-système et de critiques justi­fiées de l’in­com­pé­tence et des mensonges du gouver­ne­ment Macron.
Des décla­ra­tions mini­mi­sant le danger de l’ex­trême droite qui expliquaient que nous serions déjà sous le fascisme ont, elles aussi, brouillé les repères.

Elles nous reviennent « en boome­rang » avec les détour­ne­ments actuels des symboles du nazisme dans les mani­fes­ta­tions anti­pass/anti­vax.
A VISA, nous ne mettrons jamais sur le même plan un gouver­ne­ment ultra libé­ral, type Macron ou autre, créa­ture du système bona­par­tiste de la 5ème répu­blique, avec le fascisme.

Les affiches repré­sen­tant Macron grimé en Hitler et en Pétain sont pour nous des super­che­ries, desti­nées à « brouiller les pistes » en bana­li­sant les partis fascistes, nazis et anti­sé­mites dans une pers­pec­tive de dédia­bo­li­sa­tion iden­tique à celle qu’a réalisé et réussi, en partie, le FN/RN.

Nous combat­tons éner­gique­ment les slogans confu­sion­nistes du type « dicta­ture sani­taire », « résis­tance », « dénon­cia­tion des colla­bos ». Cela consti­tue pour nous une insulte ignoble pour celles et ceux qui ont combattu le nazisme et les dicta­tures et qui ont été torturé.es, déporté.es, exécuté.es, massa­cré.es par ces régimes.
Nous dénonçons aussi le carac­tère abject de l’ex­pres­sion « apar­theid sani­taire » qui bana­lise les discri­mi­na­tions, crimes et massacres endu­rés par les victimes du colo­nia­lisme et l’es­cla­vage. 

Présence de l’ex­trême droite dans les mani­fes­ta­tions anti-pass/anti­vax

Depuis près d’un mois et demi, chaque samedi, se déroulent des mani­fes­ta­tions où se côtoient des oppo­sant.es au pass sani­taire, à l’obli­ga­tion vacci­nale, ou par prin­cipe à la vacci­na­tion en tant que telle. Ces mani­fes­ta­tions sont, pour la plupart, inves­ties par l’ex­trême droite et appe­lées par ses réseaux, partis et grou­pus­cules.
Certain.es de nos cama­rades du mouve­ment social ou syndi­cal y parti­cipent, d’autres refusent d’y aller.
Dans quelques villes des cortèges, sépa­rés des fascistes, sont orga­ni­sés. Le rôle de VISA n’est pas de se posi­tion­ner sur la meilleure stra­té­gie syndi­cale à adop­ter pour empê­cher ou réduire la capa­cité des fascistes de phago­cy­ter les mani­fes­ta­tions :

– Soit y parti­ci­per en s’ef­forçant de dénon­cer et, si possible, d’en éjec­ter les fascistes.
– Soit ne pas s’y rendre en pensant que ces tenta­tives sont vaines.
– Soit orga­ni­ser ses propres cortèges syndi­caux sépa­rés des fascistes.

Par contre, notre rôle est d’aler­ter sur une situa­tion plus que préoc­cu­pante, et de la néces­sité de ripos­ter à une offen­sive fasciste inédite et d’am­pleur.
Nous assis­tons aux premières mani­fes­ta­tions de masse, qui s’étalent dans la durée, dont l’idéo­lo­gie et les mots d’ordre, accré­di­tés de fait par une majo­rité des mani­fes­tant.es sont aux mieux indi­vi­dua­listes, aux pires réac­tion­naires ou prove­nant de l’ex­trême droite. Ils légi­ti­ment, de fait, comme direc­tion poli­tique les extrêmes droites, « sociales natio­nales » (Philip­pot, Dupont Aignan, Asse­li­neau, etc…).

Jamais, depuis la créa­tion du Front Natio­nal, l’ex­trême droite n’avait été  en capa­cité d’élar­gir sa base sociale d’une telle façon

Le mouve­ment anti­vax et le complo­tisme sont pour Philip­pot et son parti « Les Patriotes » une occa­sion ines­pé­rée de consti­tuer une « réserve mili­tante » active pour déve­lop­per son projet poli­tique.
Même si le chiffre de 10 000 membres qu’il annonce concer­nant son parti doit être pris avec réserve, il est certain que depuis les premières mani­fes­ta­tions contre les déci­sions sani­taires prises par Macron en juillet, Philip­pot est l’un de ceux qui, à l’ex­trême droite, engrange le plus grand béné­fice de la situa­tion poli­tique actuelle.
Le danger est que l’adhé­sion à une radi­ca­lité d’ex­trême droite risque de supplan­ter celle dont béné­fi­ciait le mouve­ment social et syndi­cal.

Dans ses tenta­tives, souvent réus­sies, de noyau­ter les mani­fes­ta­tions du samedi, Philip­pot côtoie la concur­rence bien­veillante des inté­gristes homo­phobes, anti-avor­te­ment.
Outre la présence assu­mée d’une partie de l’ex­trême-droite « insti­tu­tion­nelle » c’est égale­ment toute une galaxie de grou­pus­cules fascistes qui défilent depuis près de 2 mois dans de nombreuses villes. : Civi­tas, l’Ac­tion Française, des rési­dus de Géné­ra­tion Iden­ti­taire, « Des Tours et des Lys », mili­tant.es locaux du RN, de l’Ad­sav, parti ultra-natio­na­liste breton d’ex­trême droite, de l’Al­va­rium d’An­gers, l’Edel­weiss d’An­necy etc.

Une radi­ca­lité de plus en plus violente

Si beau­coup d’autres groupes ne s’af­fichent pas, la présence de l’ex­trême-droite dans les cortèges des mani­fes­ta­tions anti-pass sani­taire ne fait abso­lu­ment aucun doute…et parfois ils passent à l’ac­tion !

Le syndi­cat Sud Santé Sociaux a dénoncé les agres­sions du groupe d’ex­trême-droite : « Des Tours et des lys », au cours de la mani­fes­ta­tion contre le pass sani­taire, samedi 21 août à Tours. Deux mani­fes­tants avaient été bles­sés.
Des néona­zis ont agressé des mili­tant.e.s le samedi 31 juillet lors de la mani­fes­ta­tion à Nantes et un groupe de fascistes a attaqué le cortège du mouve­ment social à Grenoble le 4 septembre, faisant plusieurs blessé.es.

Les complo­tistes Qano­niens ne restent pas en stand by alors que depuis le début de la pandé­mie, sur un conglo­mé­rat de sites français, ils appellent et préparent l’in­sur­rec­tion contre les poli­ti­ciens « pédo­philes » et « tueurs d’en­fants ». Le mot d’ordre « touchez pas à nos enfants » inscrit sur les pancartes de certain.e.s est direc­te­ment inspiré de leurs insa­ni­tés déli­rantes.

Dans ce « bouillon de culture » d’ex­trême droite, il faut ajou­ter le réseau « Réinfo Covid ». Même si tous.tes ses initia­teur.trices ne sont pas issu.es de l’ex­trême droite, elles et ils lui servent objec­ti­ve­ment la soupe sans le savoir ou « à l’insu de leur plein gré ».

L’an­ti­sé­mi­tisme doublé de néga­tion­nisme et révi­sion­nisme, dont l’ex­pres­sion la plus révé­la­trice et odieuse est le port, par certain.es mani­fes­tant.es, d’une étoile jaune, compa­rant le statut des non vacciné.es aux victimes juives de la discri­mi­na­tion et de la shoah pendant la guerre, irrigue toute ces familles poli­tiques d’ex­trême droite.
L’exemple de Louis Fouché, leader de Réinfo covid, qui explique dans une vidéo que le nazi Eich­mann n’était qu’un petit fonc­tion­naire remplis­sant des trains de voya­geurs en igno­rant le sort réservé aux juifs partant pour Ausch­witz en est le révé­la­teur.

Compa­rer les discri­mi­na­tions des juifs sous le nazisme avant leur anéan­tis­se­ment dans les camps d’ex­ter­mi­na­tion avec celles des non vacci­nés pouvant subir les contraintes du pass sani­taire est une « salo­pe­rie » orches­trée par les nazis français. Le but est de bana­li­ser le nazisme qui ne serait, somme toute, pas plus grave que l’ins­tau­ra­tion d’un pass sani­taire.

Cet anti­sé­mi­tisme exprimé aussi, parfois, par des mani­fes­tant.es igno­rant.es, sans repères et confus.ses doit être condamné sans équi­voque.

Une des carac­té­ris­tiques de cette mouvance, fascis­toïde, partie prenante de la mobi­li­sa­tion anti­pass/anti­vax est le recours à la violence

Depuis le début des mani­fes­ta­tions, pendant ou en dehors de celles-ci, des attaques ciblées contre des jour­na­listes, des élu.es, des phar­ma­cien.nes, des centres de vacci­na­tions ont été perpé­trées.
Sur les lieux de travail, des agres­sions verbales sont égale­ment profé­rées en direc­tion des person­nels vacci­nés.
Quelles seront les prochaines étapes ? Agres­sions de phar­ma­cien.nes ? De méde­cins ? De béné­voles ? D’agents terri­to­riaux ?

Les fascistes, nazis et anti­sé­mites se sentent pous­ser des ailes : Cet été la tombe de Simone Veil a été plusieurs fois recou­verte de croix gammées.

Le mouve­ment ouvrier et syndi­cal fait aussi partie de leurs cibles :

Le Local natio­nal de l’Union Syndi­cales Soli­daires a été dété­rioré avec des tags fascistes.
La stèle d’hom­mage à Pierre Maître, syndi­ca­liste CGT assas­siné il y a 40 ans sur un piquet de grève par une milice patro­nale, a été dégra­dée par une inscrip­tion fasciste.

Ce sont les méthodes habi­tuelles et récur­rentes des mouve­ments fascistes.
L’en­semble des partis, mouve­ments, asso­cia­tions, orga­ni­sa­tions syndi­cales, sociales et poli­tiques qui défendent les acquis démo­cra­tiques doivent condam­ner ces exac­tions, et expri­mer leur soli­da­rité avec les personnes et les orga­ni­sa­tions victimes de ces actes.

En ce qui nous concerne se pose la ques­tion de la riposte et de la protec­tion, dans l’unité, des lieux et des personnes visées par les fascistes.

Garanti sans virus. www.avg.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.