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17 avril 2026

Envers et contre tout, résis­ter !

Soutien à l’Ukraine résis­tante N°44 – 28 novembre 2025

La nouvelle péri­pé­tie du plan Trump, plan russe écrit sous pavillon améri­cain, affole les capi­tales euro­péennes timo­rées depuis le début de la guerre à grande échelle dans leur soutien volon­tai­re­ment limité à la résis­tance de l’Ukraine et effrayés devant le mata­more de la Maison-Blanche.

Derrière le rideau de fumée diplo­ma­tique gene­vois, c’est la capi­tu­la­tion sans condi­tions qui est deman­dée. (…)

Que le ministre de l’éner­gie soit impliqué dans une affaire de corrup­tion portant sur 100 millions de dollars suscite une large indi­gna­tion dans l’opi­nion publique soumise à des coupures d’élec­tri­cité quoti­diennes qui peuvent durer jusqu’à seize heures voire vingt-quatre heures. Les Ukrai­nien·nes consultent chaque jour le programme des coupures annon­cées dans leur ville pour orga­ni­ser une diffi­cile vie quoti­dienne (notam­ment à l’aide de géné­ra­teurs ou de batte­ries externes mais qui sont d’une effi­ca­cité limi­tée).

Symbo­lique­ment au moment même où l’on appre­nait ce détour­ne­ment de fonds publics par le minis­tère de l’éner­gie, des habi­tants de Zapo­rijjia se rassem­blaient près de l’ad­mi­nis­tra­tion régio­nale, puis bloquaient une route, pour exiger des coupures de courant plus équi­tables, parta­geant le senti­ment que des privi­lé­giés y échap­paient.

(…)

L’an­née dernière, ce sont plusieurs mois de salaires non payés qui avaient conduit les mineurs de Lviv à mani­fes­ter devant le minis­tère de l’éner­gie. Le syndi­cat des mineurs KVPU avait alors souli­gné que « les salaires impayés aggra­vaient non seule­ment les diffi­cul­tés finan­cières des familles minières, mais affec­taient égale­ment néga­ti­ve­ment l’état moral et psycho­lo­gique des employés et augmen­taient les tensions sociales dans les équipes de produc­tion et dans la région, et privaient de la possi­bi­lité d’ai­der plus de 800 employés de l’en­tre­prise qui sont dans les forces armées ukrai­niennes et auxquels ils [les mineurs] four­nissent tout le néces­saire (muni­tions, drones, voitures, etc.) ».

Le syndi­cat souli­gnait clai­re­ment que la poli­tique anti­so­ciale du gouver­ne­ment affai­blis­sait le front et ses combat­tant·es ouvrier·es qui luttent contre l’im­pé­ria­lisme russe, les privant de l’aide maté­rielle que les syndi­cats apportent constam­ment aux travailleur·euses en uniforme.

Une situa­tion désas­treuse qui se véri­fie malheu­reu­se­ment aussi dans le secteur de la santé, pour­tant vital pour un pays en guerre. Dans les colonnes de Soutien à l’Ukraine résis­tante, nous donnons régu­liè­re­ment la parole au syndi­cat du person­nel soignant ukrai­nien Soyez comme nous sommes, qui témoigne sur les dégâts drama­tiques que provoque l’« opti­mi­sa­tion » néoli­bé­rale à marche forcée, sans pause depuis le 24 février 2022, des hôpi­taux. Ferme­ture d’hô­pi­taux et licen­cie­ments de person­nel qui affectent, outre la popu­la­tion civile, les soins prodi­gués aux soldats bles­sés.

Cette orga­ni­sa­tion syndi­cale, qui défend les droits sociaux des person­nels soignants, notam­ment celles et ceux enga­gé·es sur le front, propose des alter­na­tives au mode de gestion capi­ta­liste actuel du système de santé. Elle met en avant la néces­sité d’un contrôle des sala­rié·es en blouse blanche sur l’or­ga­ni­sa­tion du système de santé. Sur le problème des primes auxquelles ont droit les infir­mières (parti­cu­liè­re­ment celles qui risquent leur vie au plus près du front) et qui leur sont refu­sées, le syndi­cat explique que leur calcul trans­pa­rent et équi­table n’est possible que si des méca­nismes de contrôle réels sont mis en place, et dans lesquels la conven­tion collec­tive joue­rait un rôle clé… C’est dans ce docu­ment que doivent être clai­re­ment inscrits les droits du collec­tif [de travail] à rece­voir des rapports sur le finan­ce­ment, la répar­ti­tion des fonds et les moda­li­tés de verse­ment des primes.

« Gérer et contrô­ler les hôpi­taux est possible », nous décla­rait dans ces colonnes Oksana Slobo­diana, prési­dente du syndi­cat indé­pen­dant. Cette volonté de contrôle et de prise en main de ses propres affaires est profonde dans la société ukrai­nienne depuis Maïdan, mais plus encore depuis le 24 février 2022, date de l’agres­sion à grande échelle du pays avec la large auto­mo­bi­li­sa­tion du peuple ukrai­nien qui a mis en échec l’agres­seur russe. Comme l’ex­pliquait une infir­mière : « Nous avons Maïdan dans le sang. » Une analyse qui s’est révé­lée juste quelques mois avant les mani­fes­ta­tions de juillet.

Loin des cénacles diplo­ma­tiques, des rodo­mon­tades des diri­geants euro­péens et des sinistres bêle­ments capi­tu­lards des « campistes » de gauche, la résis­tance ukrai­nienne tire sa force dans cette mobi­li­sa­tion perma­nente popu­laire qui lutte sur deux fronts : contre l’im­pé­ria­lisme russe et contre un système oligar­chique cupide qui gave une mino­rité de possé­dants à ses dépens et épuise la résis­tance. « Seules une orga­ni­sa­tion massive et la soli­da­rité permet­tront de rempor­ter la guerre et d’as­su­rer une recons­truc­tion équi­table après celle-ci. L’his­toire montre que toutes les trans­for­ma­tions sociales impor­tantes ont été obte­nues par la lutte venue d’en bas, et non accor­dées par le haut », rappelle l’or­ga­ni­sa­tion socia­liste Sotsial­nyi Rukh.

Envers et contre tout, l’Ukraine résiste. Elle perturbe le jeu mondial des prin­ci­pales puis­sances impé­ria­listes (États-Unis, Fédé­ra­tion de Russie, Chine). Elle est un caillou dans leurs chaus­sures qu’elles n’ar­rivent pas à enle­ver. Contrai­re­ment à ce que pense Trump, il n’est pas certain que l’Ukraine n’ait pas de cartes de main. Sûre­ment pas celle du valet, mais celle d’un peuple mobi­lisé pour sa souve­rai­neté, la défense de ses acquis démo­cra­tiques et de ses droits sociaux et poli­tiques et, en défi­ni­tive, de son droit à l’exis­tence.

Patrick Le Tréhon­dat, membre des Brigades édito­riales de soli­da­rité et du Comité français du RESU

Télé­char­ger le n°44 de 118 pages : Soutien à l’Ukraine résis­tante, n°44

https://www.syllepse.net/syllepse_images/soutien-a—lu­kraine-re–sis­tan­te–n-deg-44.pdf

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