13 mars 2026

Soutien aux travailleurs d’Iran. 7 mars.

Décla­ra­tion de l’IASWI contre la guerre

Femme, vie, liberté contre la guerre et contre la Répu­blique isla­mique (et autres textes)

 

Alliance inter­na­tio­nale de soutien aux travailleurs en Iran (IASWI)

[L’Al­liance inter­na­tio­nale de soutien aux travailleurs en Iran (IASWI-basée au Canada) est une campagne indé­pen­dante et non parti­sane créée en 1999 afin de renfor­cer la soli­da­rité entre travailleurs et travailleuses pour la défense des droits et des luttes des travailleurs et travailleuses en Iran. L’IASWI est gérée par des béné­voles et n’est finan­cée par aucun gouver­ne­ment ni aucune entre­prise. Elle rejette les sanc­tions écono­miques et les inter­ven­tions mili­taires impé­ria­listes, et ses posi­tions sont fondées sur l’op­po­si­tion à l’ex­ploi­ta­tion capi­ta­liste et la promo­tion de la soli­da­rité inter­na­tio­nale de la classe ouvrière.

La décla­ra­tion suivante de l’IASWI a été publiée à la suite des bombar­de­ments meur­triers et horribles perpé­trés par Israël et les États-Unis. Elle déclare, en termes clairs et sans ambi­guïté : « Cette guerre destruc­trice n’a pas pour but de libé­rer le peuple iranien. Au contraire, elle déforme, sape et détruit les luttes mêmes pour la liberté, l’éga­lité, les droits des travailleurs et travailleuses ainsi que la justice sociale et écono­mique en Iran. »

Il s’agit d’un enga­ge­ment fort et coura­geux en faveur de la résis­tance, de la lutte et de l’es­poir. C’est une critique sévère à l’égard du soutien oppor­tu­niste et cari­ca­tu­rale du gouver­ne­ment cana­dien du premier ministre Mark Carney à l’at­taque mili­taire conjointe du président améri­cain Donald Trump et du premier ministre israé­lien Benja­min Neta­nya­hou contre l’Iran. La guerre est menée sans respec­ter les procé­dures inter­na­tio­nales offi­cielles d’in­ter­ven­tion mili­taire en passant par les organes des Nations unies auxquels le Canada dit adhé­rer.

L’ap­pel à la soli­da­rité avec les travailleurs et travailleuses d’Iran – face à ces attaques moti­vées de façon hypo­crite – est clair et stimu­lant. Il souligne un point essen­tiel : la résis­tance du peuple au régime corrompu du « capi­ta­lisme cléri­cal » ne cautionne en aucun cas la guerre déclen­chée contre l’État iranien. L’ap­pel rejette les efforts visant à impo­ser le prétendu Shah, Reza Pahlavi, fils de l’an­cien dicta­teur et Shah déchu. Il réaf­firme que l’in­dé­pen­dance et la légi­ti­mité de la résis­tance des peuples ne peuvent être compro­mises par les efforts d’Is­raël et des États-Unis pour la saper. Elle affirme: « La classe ouvrière iranienne a été claire: ni les bombes, ni les sanc­tions écono­miques, ni le régime auto­ri­taire n’ap­por­te­ront l’éga­lité et la liberté. La voie vers la libé­ra­tion réside dans le pouvoir collec­tif indé­pen­dant des travailleurs, des femmes, des étudiants et des commu­nau­tés oppri­mées elles-mêmes. »

L’IASWI appelle les travailleurs et travailleuses, les socia­listes et tous les autres à mani­fes­ter leur soli­da­rité avec le peuple iranien, dans les termes les plus clairs. Nous condam­nons cette guerre illé­gale contre l’Iran et l’aban­don des négo­cia­tions diplo­ma­tiques, sous la pres­sion de l’État d’Is­raël et de ses alliés au sein de l’État améri­cain. Nous assis­tons déjà à des crimes de guerre poten­tiels avec le massacre d’éco­liers et le bombar­de­ment d’hô­pi­taux. Ceux-ci doivent faire l’objet d’une enquête immé­diate.

L’in­ter­ven­tion des États-Unis et d’Is­raël étend encore davan­tage la guerre et la destruc­tion à travers le Moyen-Orient, dans la pour­suite des objec­tifs expan­sion­nistes et diplo­ma­tiques d’Is­raël, avec de graves consé­quences pour la région et le monde. L’im­pact sur les travailleurs du monde entier de la flam­bée des coûts de l’éner­gie, de l’aug­men­ta­tion constante des dépenses mili­taires et du renfor­ce­ment perma­nent des mesures d’aus­té­rité dans le domaine social se fait déjà dure­ment sentir. (…)

***
NON à la guerre!

L’Al­liance inter­na­tio­nale de soutien aux travailleurs en Iran (IASWI) condamne avec la plus grande fermeté la guerre lancée le 28 février 2026 par les gouver­ne­ments des États-Unis et d’Is­raël contre le terri­toire iranien. Présen­tée, entre autres mensonges, comme une « frappe préven­tive » et un « soutien au peuple iranien », cette agres­sion montre clai­re­ment que la vie des civils, leur sécu­rité et leurs aspi­ra­tions démo­cra­tiques ne sont même pas la moindre des préoc­cu­pa­tions des régimes Trump et Neta­nya­hou. Au cours des premières heures du bombar­de­ment, plus de 150 écolières de Minab, ainsi que des travailleurs de l’édu­ca­tion ont été tués, beau­coup d’autres ont été bles­sés, et des hôpi­taux et des quar­tiers civils ont été pris pour cible à Téhé­ran et dans d’autres villes du pays.

Cette guerre s’ins­crit dans le cadre d’un programme plus large de chan­ge­ment de régime mené par les États-Unis et Israël, unique­ment dans leur propre inté­rêt stra­té­gique et sans aucun rapport avec les aspi­ra­tions du peuple iranien à un avenir meilleur. Tout en préten­dant soute­nir la liberté en Iran, les gouver­ne­ments Trump et Neta­nya­hou ont systé­ma­tique­ment saboté et mis en danger les mani­fes­ta­tions popu­laires et les mouve­ments sociaux indé­pen­dants, imposé des sanc­tions écono­miques dévas­ta­trices et promu des person­na­li­tés telles que Reza Pahlavi, qui a ouver­te­ment approuvé cette guerre.

Retour au Shah ?
Reza Pahlavi,
le fils du Shah d’Iran déchu, a déclaré : « Mon cœur saigne pour les trois héros améri­cains tués et les cinq bles­sés par le régime [iranien]. Le peuple iranien leur sera éter­nel­le­ment recon­nais­sant. À leurs familles en deuil : veuillez accep­ter notre immense amour, nos plus sincères condo­léances et notre éter­nelle grati­tude. » Il a égale­ment déclaré de manière honteuse : « Les Iraniens sont recon­nais­sants à Donald Trump d’avoir pris pour cible le régime oppres­sif et d’avoir offert une chance à la liberté. Le moment est venu pour un leader­ship fort et stable de concré­ti­ser cette oppor­tu­nité histo­rique. » Pendant ce temps, il est resté silen­cieux sur le massacre d’éco­lières et d’autres civils.

Cette guerre destruc­trice n’a pas pour but de libé­rer le peuple iranien. Au contraire, elle déforme, sape et détruit les luttes mêmes pour la liberté, l’éga­lité, les droits des travailleurs et travailleuses ainsi que la justice sociale et écono­mique en Iran.

Les travailleurs et travailleuses s’op­posent aux guerres impé­ria­listes
Les orga­ni­sa­tions syndi­cales et popu­laires indé­pen­dantes en Iran – notam­ment les asso­cia­tions d’en­sei­gnants, les travailleurs des trans­ports publics, les travailleurs du pétrole et de la pétro­chi­mie, les métal­lur­gistes, les travailleurs de la canne à sucre, les retrai­tés et les orga­ni­sa­tions de femmes et d’étu­diants – se sont toujours oppo­sées aux guerres impé­ria­listes, au mili­ta­risme et à la répres­sion du régime iranien. Ancrées dans les lieux de travail, les écoles et les commu­nau­tés, elles ont maintes fois mis en garde que l’agres­sion mili­taire étran­gère et les poli­tiques auto­ri­taires natio­nales sapent leurs luttes pour le pain, la liberté, l’éga­lité des sexes et les droits démo­cra­tiques.

La classe labo­rieuse iranienne a été claire: ni les bombes, ni les sanc­tions écono­miques, ni le régime auto­ri­taire n’ap­por­te­ront l’éga­lité et la liberté. La voie vers la libé­ra­tion réside dans le pouvoir collec­tif indé­pen­dant des travailleurs, des femmes, des étudiants et des commu­nau­tés oppri­mées elles-mêmes. Nous exhor­tons les mouve­ments syndi­caux et socia­listes du monde entier à conti­nuer de soute­nir la classe ouvrière iranienne dans ses efforts d’or­ga­ni­sa­tion contre les poli­tiques capi­ta­listes et répres­sives de la Répu­blique isla­mique, qui a empri­sonné des mili­tants syndi­caux, écrasé les syndi­cats indé­pen­dants, massa­cré des mani­fes­tant·e·s, exécuté des prison­niers poli­tiques et imposé des poli­tiques écono­miques néoli­bé­rales et corrom­pues qui ont dévasté les travailleurs.

Nous appe­lons tous les travailleurs et travailleuses, toutes les orga­ni­sa­tions et tous les indi­vi­dus épris de justice et de liberté à exiger de toute urgence :
* Un cessez-le-feu immé­diat et incon­di­tion­nel.
* L’ar­rêt de tous les bombar­de­ments et opéra­tions mili­taires état­su­niens et israé­liens, ainsi que des repré­sailles des forces mili­taires iraniennes.
* La protec­tion des civils et un accès huma­ni­taire complet, y compris la libé­ra­tion immé­diate des prison­niers poli­tiques [au nombre de 52 000] dont la vie est grave­ment mena­cée.

Nous exhor­tons en outre les travailleurs et les travailleuses, les syndi­cats, les socia­listes et les orga­ni­sa­tions progres­sistes anti-guerre, ainsi que les mili­tants inter­na­tio­naux, à se faire l’écho des voix et des reven­di­ca­tions de la base en Iran en :
* Renforçant la soli­da­rité inter­na­tio­nale contre le mili­ta­risme, l’im­pé­ria­lisme, le capi­ta­lisme, l’au­to­ri­ta­risme et la répres­sion.
* Soute­nant les luttes du peuple iranien pour la liberté, l’éga­lité et l’au­to­dé­ter­mi­na­tion sans aucune ingé­rence de la part des gouver­ne­ments étran­gers.

Le peuple iranien et la région n’ont pas besoin de bombes ou de belli­cistes, mais de la soli­da­rité des travailleurs et des personnes de convic­tion du monde entier.

Les États-Unis et Israël doivent immé­dia­te­ment cesser de bombar­der l’Iran !

Non à la guerre !

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