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Collec­tif Avor­te­ment en Europe, Péti­tion « Les femmes décident »



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L’As­sem­blée natio­nale a adopté en première lecture le 8 octobre dernier une propo­si­tion de loi, venant de plusieurs hori­zons poli­tiques, visant à faire progres­ser le droit à l’avor­te­ment en France. Diverses mesures sont prévues : l’al­lon­ge­ment des délais pour pouvoir avor­ter de 12 à 14 semaines de gros­sesse, la suppres­sion de la double clause de conscience des méde­cins, la possi­bi­lité donnée aux sages femmes de pratiquer des IVG chirur­gi­cales c’est à dire par aspi­ra­tion.

En effet, l’avor­te­ment peut être encore un long parcours de la combat­tante en France : 5000 femmes, qui ont dépassé les délais légaux, partent chaque année avor­ter à l’étran­ger. Certains méde­cins contri­buent à cet état de fait en se drapant dans leur  clause de conscien­ce….

Or, on le sent, cela grippe dans les rouages. Olivier Veran, Ministre de la santé, n’a t-il pas déclaré le 23 octobre qu’il n’était « pas sûr » que la propo­si­tion de loi « aille au bout ». Ce serait une clause de procé­dure qui s’op­po­se­rait à cette propo­si­tion de loi: il n’y a pas de groupe  « Écolo­gie, démo­cra­tie et soli­da­rité », qui a porté cette propo­si­tion de loi, au Sénat et il n’y en a plus à l’As­sem­blée Natio­nale puisqu’une dépu­tée l’a quitté. Donc la navette parle­men­taire ne peut se dérou­ler!
Mieux, le gouver­ne­ment, se dit main­te­nant suspendu à l’avis du Comité consul­ta­tif natio­nal d’éthique qu’il a saisi.

Le lobbying se met aussi de la partie et agite des diffi­cul­tés tech­niques :  l’Aca­dé­mie de méde­cine craint des « manœuvres chirur­gi­cales qui peuvent être dange­reuses pour les femmes »  (12 octobre). Il est quand même éton­nant que d’autres pays d’Eu­rope savent éviter l’écueil des « manœuvres chirur­gi­cales dange­reuses » tels le Royaume Uni où on peut avor­ter jusqu’à 22 semaines de gros­sesse  ou les Pays Bas 20.

L’Ordre des Méde­cins estime lui que « Ni la dispa­ri­tion de la clause de conscience, ni l’al­lon­ge­ment des délais légaux d’ac­cès à l’IVG de 12 à 14 semaines, ne permet­tront de répondre aux diffi­cul­tés qui peuvent, aujourd’­hui encore, se poser à nos conci­toyennes souhai­tant avoir recours à une IVG. » (10 octobre).


Acquis de haute lutte en 1975 en France, le droit à l’avor­te­ment n’a jamais cessé d’être attaqué par les oppo­sants aux droits des femmes. Pour­tant la liberté à dispo­ser de son corps, le droit à l’avor­te­ment et à la santé sont des droits fonda­men­taux pour construire des socié­tés où l’éga­lité entre les femmes et les hommes, en Europe et dans le monde soit enfin recon­nue.

Nous avons une solu­tion pour que la propo­si­tion de loi conti­nue à suivre son chemin parle­men­taire : que le gouver­ne­ment la reprenne à son compte et qu’elle devienne donc un projet de loi.

Le Collec­tif Avor­te­ment en Europe : les femmes décident, conti­nue de reven­diquer :

Que les délais légaux pour avor­ter  soient harmo­ni­sés sur ceux des pays les plus progres­sistes en Europe, et que les États tendent vers une dépé­na­li­sa­tion totale de l’avor­te­ment ;

Des moyens finan­ciers pour que les centres pratiquant l’avor­te­ment et les centres de plani­fi­ca­tion soient acces­sibles à toutes sur l’en­semble des terri­toires ;

Des campagnes d’in­for­ma­tion tous publics pour pouvoir en parler libre­ment, sans tabou ni juge­ment ;

Qu’ une infor­ma­tion et une éduca­tion à la sexua­lité  soient effec­tives dans tous les établis­se­ments scolaires telles que stipu­lées dans la loi du 4 juillet 2001 ;

Que la forma­tion aux tech­niques d’avor­te­ment et à l’ac­com­pa­gne­ment fasse partie inté­grante de la forma­tion initiale des profes­sion­nel·les de santé, méde­cins et sages femmes.


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