Aller au contenu

Collec­tif Avor­te­ment en Europe, Péti­tion « Les femmes décident »



https://www.change.org/p/emma­nuel-macron-propo­si­tion-de-loi-sur-l-avor­te­ment-nous-avons-une-solu­tion?utm_content=cl_share­copy_25731240_fr-FR%3A0&recrui­ter=1162548145&utm_source=share_peti­tion&utm_medium=copy­link&utm_campaign=share_peti­tion&utm_term=share_peti­tion


L’As­sem­blée natio­nale a adopté en première lecture le 8 octobre dernier une propo­si­tion de loi, venant de plusieurs hori­zons poli­tiques, visant à faire progres­ser le droit à l’avor­te­ment en France. Diverses mesures sont prévues : l’al­lon­ge­ment des délais pour pouvoir avor­ter de 12 à 14 semaines de gros­sesse, la suppres­sion de la double clause de conscience des méde­cins, la possi­bi­lité donnée aux sages femmes de pratiquer des IVG chirur­gi­cales c’est à dire par aspi­ra­tion.

En effet, l’avor­te­ment peut être encore un long parcours de la combat­tante en France : 5000 femmes, qui ont dépassé les délais légaux, partent chaque année avor­ter à l’étran­ger. Certains méde­cins contri­buent à cet état de fait en se drapant dans leur  clause de conscien­ce….

Or, on le sent, cela grippe dans les rouages. Olivier Veran, Ministre de la santé, n’a t-il pas déclaré le 23 octobre qu’il n’était « pas sûr » que la propo­si­tion de loi « aille au bout ». Ce serait une clause de procé­dure qui s’op­po­se­rait à cette propo­si­tion de loi: il n’y a pas de groupe  « Écolo­gie, démo­cra­tie et soli­da­rité », qui a porté cette propo­si­tion de loi, au Sénat et il n’y en a plus à l’As­sem­blée Natio­nale puisqu’une dépu­tée l’a quitté. Donc la navette parle­men­taire ne peut se dérou­ler!
Mieux, le gouver­ne­ment, se dit main­te­nant suspendu à l’avis du Comité consul­ta­tif natio­nal d’éthique qu’il a saisi.

Le lobbying se met aussi de la partie et agite des diffi­cul­tés tech­niques :  l’Aca­dé­mie de méde­cine craint des « manœuvres chirur­gi­cales qui peuvent être dange­reuses pour les femmes »  (12 octobre). Il est quand même éton­nant que d’autres pays d’Eu­rope savent éviter l’écueil des « manœuvres chirur­gi­cales dange­reuses » tels le Royaume Uni où on peut avor­ter jusqu’à 22 semaines de gros­sesse  ou les Pays Bas 20.

L’Ordre des Méde­cins estime lui que « Ni la dispa­ri­tion de la clause de conscience, ni l’al­lon­ge­ment des délais légaux d’ac­cès à l’IVG de 12 à 14 semaines, ne permet­tront de répondre aux diffi­cul­tés qui peuvent, aujourd’­hui encore, se poser à nos conci­toyennes souhai­tant avoir recours à une IVG. » (10 octobre).


Acquis de haute lutte en 1975 en France, le droit à l’avor­te­ment n’a jamais cessé d’être attaqué par les oppo­sants aux droits des femmes. Pour­tant la liberté à dispo­ser de son corps, le droit à l’avor­te­ment et à la santé sont des droits fonda­men­taux pour construire des socié­tés où l’éga­lité entre les femmes et les hommes, en Europe et dans le monde soit enfin recon­nue.

Nous avons une solu­tion pour que la propo­si­tion de loi conti­nue à suivre son chemin parle­men­taire : que le gouver­ne­ment la reprenne à son compte et qu’elle devienne donc un projet de loi.

Le Collec­tif Avor­te­ment en Europe : les femmes décident, conti­nue de reven­diquer :

Que les délais légaux pour avor­ter  soient harmo­ni­sés sur ceux des pays les plus progres­sistes en Europe, et que les États tendent vers une dépé­na­li­sa­tion totale de l’avor­te­ment ;

Des moyens finan­ciers pour que les centres pratiquant l’avor­te­ment et les centres de plani­fi­ca­tion soient acces­sibles à toutes sur l’en­semble des terri­toires ;

Des campagnes d’in­for­ma­tion tous publics pour pouvoir en parler libre­ment, sans tabou ni juge­ment ;

Qu’ une infor­ma­tion et une éduca­tion à la sexua­lité  soient effec­tives dans tous les établis­se­ments scolaires telles que stipu­lées dans la loi du 4 juillet 2001 ;

Que la forma­tion aux tech­niques d’avor­te­ment et à l’ac­com­pa­gne­ment fasse partie inté­grante de la forma­tion initiale des profes­sion­nel·les de santé, méde­cins et sages femmes.


Billets en relation :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.