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DNSI: Des hommes des femmes et des enfants à la rue chaque nuit. C’est inac­cep­table !

Parce que quels que soient sa natio­na­lité, sa situa­tion admi­nis­tra­tive, son âge, son sexe, aucune personne ne doit se retrou­ver à la rue. 
Rassem­ble­ment mercredi 5 décembre 18h devant le Palais de Justice.

Quels que soient sa natio­na­lité, sa situa­tion admi­nis­tra­tive, son âge, son sexe, aucune personne ne doit se retrou­ver à la rue.
Des chiffres acca­blants pour notre pays
4 millions, c’est le nombre de personnes qui souffrent de mal loge­ment, dont 900 000 privées de loge­ment person­nel et 150 000 à la rue (fonda­tion Abbé Pierre).
510 c’est le nombre de sans abris décé­dés dans la rue en 2017 (iden­ti­fiés par le collec­tif « les morts dans la rue »). Le chiffre réel est estimé à 3 000 par an.
Le SAMU social de Paris reçoit envi­ron 10 000 appels par jour. Cet été envi­ron 30% des demandes ont été trai­tées.

A Poitiers : un héber­ge­ment d’ur­gence sous-dimen­sionné et inadapté.

Le 115 reçoit actuel­le­ment 150 appels par jour pour 100 places perma­nentes et 91 par temps froid (dont 37 pour le plan grand froid). Malgré son augmen­ta­tion, le nombre de places reste insuf­fi­sant et chaque soir des personnes dorment à la rue. Les personnes doivent quit­ter le centre tous les matins et renou­ve­ler chaque soir leur demande sans garan­tie d’être héber­gées.
– L’hé­ber­ge­ment en hôtel est inadapté, coûteux et n’offre pas de pers­pec­tives.
– L’in­suf­fi­sance des places s’ac­com­pagne d’une discon­ti­nuité dans l’ac­cueil augmen­tant la préca­rité.
DNSI ne peut se satis­faire de la réponse des services de l’État invoquant l’in­suf­fi­sance des budgets alloués.

DNSI demande à Madame la Préfète :

– de faire respec­ter la loi et de prendre en urgence des mesures pour assu­rer de manière perma­nente un accueil digne de toutes les personnes à la rue

– de prévoir la créa­tion des places néces­saires, en Centre d’Hé­ber­ge­ment ou en loge­ments disper­sés, pour répondre aux besoins.

DNSI inter­pelle les député.e.s qui votent des lois mais aussi des budgets qui ne permettent pas d’ap­pliquer ces lois…
DNSI s’adresse aussi à la muni­ci­pa­lité de Poitiers qui peut s’im­pliquer pour répondre à la détresse sociale sur le terri­toire de la commune, alors qu’il existe de nombreux loge­ments vides dont certains pour­raient être mis à dispo­si­tion du « 115 ».
La loi prévoit un droit incon­di­tion­nel à l’ac­cueil d’ur­gence :
« toute personne sans abri en situa­tion de détresse médi­cale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispo­si­tif d’hé­ber­ge­ment d’ur­gence » (art. L.345–2 –2 du Code de l’Ac­tion Sociale et des Familles)
dnsi86

Signa­taires :

ACAT Poitiers, Amnesty Inter­na­tio­nal Poitiers,

La CIMADE Groupe Poitiers, Éduca­tion-World 86,

Sections de Poitiers et de Châtel­le­rault de la Ligue des Droits de l’Homme, RESF86,

FSU 86, Soli­daires 86, UD CGT 86,

Ensemble 86, EELV Poitiers-Sud Vienne, Jeunes Commu­nistes 86, NPA 86, PCF 86, PG 86.

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