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Les 9 de Poitiers: commu­niqué actua­lisé du 2 octobre

COMITÉ DE SOUTIEN AUX NEUF PRÉVENU-E-S DE POITIERS
En 2016 s’est dérou­lée une impor­tante mobi­li­sa­tion contre la loi travail dans toute la France : pendant plus
de quatre mois, des centaines de milliers de personnes sont descen­dues dans la rue et ont fait grève contre le
projet gouver­ne­men­tal de casser le code du travail. La liberté de mani­fes­ter a été mise à mal partout par une
très forte répres­sion et par le recours aux mesures d’ex­cep­tion de l’état d’ur­gence (mani­fes­ta­tions inter­dites,
inter­dic­tions indi­vi­duelles de mani­fes­ter…).
A Poitiers, l’in­ter­syn­di­cale réunis­sant CGT-FO-FSU-Soli­daires-CNT.SO-UNEF-SGL avait appelé le 19 mai à
une mani­fes­ta­tion jusqu’à la gare et décidé d’in­ves­tir l’en­ceinte de la SNCF, en soli­da­rité avec les chemi­nots en
grève au niveau natio­nal. Cette action a été réali­sée avec succès par 400 à 600 personnes pendant près de deux
heures et s’est dérou­lée dans le calme et sans aucune dégra­da­tion jusqu’à la fin, selon les moda­li­tés déci­dées
par l’in­ter­syn­di­cale 86. La mani­fes­ta­tion a ensuite repris son cours avant de se disper­ser sur le parvis de la gare.
Or, neuf personnes connues pour leur mili­tan­tisme poli­tique ou syndi­cal et leur enga­ge­ment anti­ca­pi­ta­liste
et/ou liber­taire ont ensuite été ciblées par les pouvoirs publics et, après avoir été convoquées au commis­sa­riat
et mises pour la plupart en garde à vue, elles vont passer devant le tribu­nal correc­tion­nel le 17 novembre
prochain. Elles sont accu­sées d’avoir « péné­tré, circulé, ou stationné, sans auto­ri­sa­tion, dans les parties de la
gare SNCF non affec­tées à la circu­la­tion publique » et d’avoir « refusé de se soumettre aux opéra­tions de rele­vés
signa­lé­tiques, notam­ment de prise d’em­preintes digi­tales et photo­gra­phies néces­saires à l’ali­men­ta­tion et
à la consul­ta­tion des fichiers de police ».
Un comité de soutien s’est consti­tué afin de récla­mer la relaxe des neuf personnes incul­pées, de traduire
en acte la soli­da­rité face à la répres­sion et de mobi­li­ser large­ment autour des prévenu-e-s. Ce comité dénonce
le ciblage poli­tique mani­feste qui a été opéré par les enquê­teurs, et le carac­tère poli­tique de ce procès. Il
condamne toute tenta­tive des pouvoirs publics visant à faire taire et inti­mi­der le mouve­ment social, car, au-delà
des neuf personnes convoquées, c’est la liberté de mani­fes­ter de tou-te-s qui est attaquée. Il dénonce égale­ment
le fichage systé­ma­tique et géné­ra­lisé qui se met en place dans le même objec­tif. Il appelle toutes les personnes
et orga­ni­sa­tions à le rejoindre et à mani­fes­ter leur soli­da­rité envers les cama­rades convoqué-e-s par un soutien
à la fois poli­tique et finan­cier.
Halte à la crimi­na­li­sa­tion des mouve­ments sociaux
et à la répres­sion, à Poitiers comme ailleurs !
Dans l’en­ceinte de la SNCF, nous y étions
ou nous aurions pu y être !
Relaxe pour les neuf personnes convoquées devant
le tribu­nal correc­tion­nel le 17 novembre !
TOUS ET TOUTES DEVANT LE TRIBUNAL DE POITIERS LE 17 NOVEMBRE À 9 H

Réunion du comité de soutien :
Tous les lundis à 18 h 30 à la MDS (22 rue du Pigeon-Blanc à Poitiers)

Premiers signa­taires :
Collec­tif chômeurs-précaires Poitiers, Conver­gence liber­taire anti­ca­pi­ta­liste poite­vine (CLAP), CNT-SO, Ensemble,
Nouveau parti anti­ca­pi­ta­liste (NPA 86), Orga­ni­sa­tion commu­niste liber­taire (OCL), Parti commu­niste
(PCF 86), Soli­daires 86, Union syndi­cale de la psychia­trie.
Adresse mail : soutien-pour­sui­vies-poitiers@­pro­ton­mail.com

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