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22 avril 2026

L’Obs. 16 septembre. « Hantise de l’is­lam, jusqu’où oseront-ils aller ? »

https://www.nouve­lobs.com/poli­tique/20230916.OBS78230/hantise-de-l-islam-jusqu-ou-oseront-ils-aller.htm

Dans son dernier livre, « Des lieux qui disent » (JC Lattès), Edouard Philippe écrit qu’il faudra peut-être prévoir « un droit et une orga­ni­sa­tion spéci­fique aux musul­mans ». Dans une inter­view à France-Inter le matin du 13 septembre, il indique, avec quelques circon­vo­lu­tions, que la loi de 1905 « n’est peut-être pas en mesure de trai­ter la spéci­fi­cité de l’is­lam ». Il pense qu’un jour cette ques­tion d’une orga­ni­sa­tion spéci­fique, « avec des obli­ga­tions parti­cu­lières impo­sées aux fidèles et aux respon­sables des commu­nau­tés musul­manes », sera posée. Ainsi il se dit certain que l’idée de propo­ser une forme de concor­dat revien­dra sur la table.

Il faut prendre la mesure de ces propos. C’est la première fois qu’un respon­sable poli­tique de ce niveau envi­sage expli­ci­te­ment un trai­te­ment diffé­ren­cié des reli­gions et une remise en cause aussi brutale de la loi de 1905. Rappe­lons que cette dernière instaure d’une part une double sépa­ra­tion, celle des insti­tu­tions publiques et du reli­gieux, et par consé­quent la liberté des reli­gions à s’or­ga­ni­ser comme elles l’en­tendent, et d’autre part l’éga­lité des reli­gions devant la loi. C’est à ces deux prin­cipes fonda­men­taux qu’E­douard Philippe s’at­taque.

Le « concor­dat » auquel il fait allu­sion remet en cause cette double sépa­ra­tion. Il s’agit, en rupture complète avec la loi de 1905, d’une volonté de contrôle d’une reli­gion par la puis­sance publique et donc de la fin de la sépa­ra­tion entre reli­gieux et poli­tique puisque le pouvoir aurait la possi­bi­lité, selon les mots mêmes d’Edouard Philippe, de dire son mot sur l’or­ga­ni­sa­tion du culte musul­man. Il s’agit aussi d’une rupture dans l’éga­lité de trai­te­ment des reli­gions puisque l’is­lam serait traité diffé­rem­ment.

Cette posi­tion nous en rappelle une autre, le refus des gouver­ne­ments de l’époque et des auto­ri­tés colo­niales d’ap­pliquer dans les colo­nies et en parti­cu­lier en Algé­rie la loi de 1905 et ce malgré la demande des respon­sables musul­mans. Les auto­ri­tés colo­niales préfé­raient en effet main­te­nir un contrôle étroit sur tous ceux qui étaient soumis au code de l’in­di­gé­nat, à tel point que le terme « musul­man » a pris à l’époque une conno­ta­tion ethnique. Ainsi, la cour d’ap­pel d’Al­ger a statué en 1903 que ce terme « n’a pas un sens pure­ment confes­sion­nel, mais qu’il désigne au contraire l’en­semble des indi­vi­dus d’ori­gine musul­mane qui, n’ayant point été admis au droit de cité, ont néces­sai­re­ment conservé leur statut person­nel musul­man, sans qu’il y ait lieu de distin­guer s’ils appar­tiennent ou non au culte maho­mé­tan ». Et la cour de parler d’« indi­gènes musul­mans chré­tiens » (sic).

Rupture de l’éga­lité des reli­gions

Au-delà même de la remise en cause de la loi de 1905, c’est de l’éga­lité des citoyens devant la loi dont il est ici ques­tion. Ce que défend Edouard Philippe est tout simple­ment de remettre aussi en cause ce prin­cipe fonda­men­tal puisque, selon leur reli­gion, ils ne seraient pas trai­tés de la même façon.

On voit là où abou­tissent la hantise de l’is­lam et une isla­mo­pho­bie qui main­te­nant s’as­sume sans vergogne. Ainsi Edouard Philippe nous dit que l’is­lam « est travaillé par des aspi­ra­tions obscu­ran­tistes ». C’est vrai, mais ni plus ni moins que les autres reli­gions. Sans même aller loin avec l’in­té­grisme hindouiste de [Naren­dra] Modi [le Premier­mi­nistre de l’Inde], reçu en grande pompe en France, n’y a-t-il pas de fortes tendances inté­gristes dans le judaïsme et le chris­tia­nisme ?

Toutes les reli­gions sont en perma­nence traver­sées par des conflits internes entre des concep­tions tota­li­taires qui visent à impo­ser leur dogme à la société et celles qui en respectent la diver­sité. La laïcité, telle que la loi de 1905 l’ins­crit dans le droit, a permis sinon d’évi­ter les conflits – ceux-ci ont été nombreux que ce soit sur l’école ou derniè­re­ment sur le mariage pour tous – du moins d’avoir un cadre pour les trai­ter. C’est ce cadre qu’E­douard Philippe envi­sage de remettre en cause et ce sont encore les musul­manes et musul­mans qui en paie­ront le prix.

Ce texte a été rédigé par Pierre Khalfa (écono­miste, Fonda­tion Coper­nic). Il est cosi­gné par :

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