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Mise au point sur l’élec­tri­cité nucléaire

Une lettre de recti­fi­ca­tion d’Hé­lène Shem­well suite à un article de la NR

Des recti­fi­ca­tions s’im­posent suite à l’ar­ticle « Elec­tri­cité, l’écra­sante domi­na­tion du nucléaire ».

Très surprise par certains éléments de cet article, je me permets d’y appor­ter quelques recti­fi­ca­tifs :

-En Poitou-Charentes, le produc­tion des éner­gies renou­ve­lables repré­sen­tait 14 % de la produc­tion totale en 2014 , mais au niveau de la nouvelle région, nous attei­gnons 19 %, grâce à l’hy­dro­élec­tri­cité. En rédui­sant d’ 1/4 la consom­ma­tion d’éner­gie, ce qui ne devrait pas être trop diffi­cile étant donnée la gabe­gie actuelle, nous pour­rions déjà produire le 1/4 de nos besoins avec des éner­gies renou­ve­lables !

– Civaux et Blaye ne produisent pas unique­ment l’élec­tri­cité dédiée à la grande région. Qu’ar­ri­ve­rait-il chaque fois qu’un réac­teur est arrêté pour main­te­nance, répa­ra­tion( ce qui est le cas pour 7 à 15 réac­teurs sur 58 en perma­nence ) ! Le réseau EDF est natio­nal.

– Non, la produc­tion nucléaire n’est pas du tout modu­lable. Un réac­teur doit fonc­tion­ner au maxi­mum en perma­nence, ce qui explique que l’on arrête les éoliennes lorsque la demande dimi­nue ! N’avez-vous jamais vu d’éo­liennes arrê­tées alors qu’il y avait du vent ? En revanche, les éoliennes récentes sont de plus en plus sensibles au vent et sont capables de tour­ner plus de 80 % du temps.

– Le photo­vol­taïque heureu­se­ment dispose de possi­bi­li­tés de stockage, ce qui permet d’uti­li­ser l’élec­tri­cité lorsqu’on en a besoin ! Et avec le réchauf­fe­ment clima­tique, ni le solaire, ni le vent ne dimi­nue­ront.

Alors il est vrai que nous avons pris du retard pour atteindre les objec­tifs fixés par le Schéma Régio­nal Climat Ener­gie, trop de retard ! En Aqui­taine, par exemple, il n’existe aucune éolienne. Et il reste à déve­lop­per la biomasse, les petites unités de métha­ni­sa­tion et d’hy­dro­élec­tri­cité, un vrai MIX éner­gé­tique à relo­ca­li­ser, sans impor­ter d’éner­gie fossile ou d’ura­nium d’ailleurs, pour atteindre l’in­dé­pen­dance éner­gé­tique !

Un défi tout-à-fait réali­sable, d’autres pays sont en bonne voie, que le discours de l’ar­ticle met en doute..

Mais c’est le fait de produire 77 % d’élec­tri­cité nucléaire qu’il faut dénon­cer, une excep­tion française , une réalité ECRASANTE , oui, car dange­reuse (avec des déchets radio­ac­tifs que nous lais­sons aux géné­ra­tions futures pour des milliers d’an­nées!) et sans avenir !

Hélène Shem­well

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