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Muni­ci­pales à Poitiers. Des polé­miques construc­tives sont possibles

https://reve86.org/muni­ci­pales-poitiers-collec­tif-ne-veut-pas-fusion­ner-avec-osons-2020-la-nouvelle-repu­blique-du-29–5–2020/

Il y eut plusieurs réac­tions suite à la paru­tion de ce texte sur notre site. La dernière fut celle de notre cama­rade Didier Mehl:

Un texte de Didier Mehl,
Ensemble! 86, ex co-anima­teur durant 6 ans de « feu » le Front de gauche Sud Vienne, Signa­taire de l’ap­pel du Big Bang.

« J’ai essayé de suivre la situa­tion des muni­ci­pales à Poitiers depuis la campagne ( elle n’est pas excep­tion­nelle en france ! ) .
La situa­tion des gauches dans la « capi­tale »  peut aussi avoir des consé­quences sur des stra­té­gies sur le dépar­te­ment de la Vienne. J’ai donc fait l’ef­fort de lire inter­ven­tions « Poitiers collec­tif », « Osons », Npa et surtout l’ appel des unitaires pour une fusion des listes.

« Après la lecture et relec­ture du texte de Léonore,  la tête de liste de
« Poitiers collec­tif », je suis assez stupé­fait du peu d’ar­gu­ments avan­cés­pour justi­fier le refus de discu­ter avec Osons2020.
Elle fait l’ impasse sur l’ap­pel à la fusion lancé par des  » indé­pen­dants « (éloquent!), rejette évidem­ment la faute sur « Osons « , qui parle­rait haut et fort,  oubliant qu’ils ont été les seuls oppo­sants de gauche dans la muni­ci­pa­lité sortan­te…
Et omet­tant aussi qu’une partie de ses soutiens a aussi partagé les respon­sa­bi­li­tés sous Claeys! Et pour­tant Y. Jamain m’af­fir­mait déjà, il y a quelque temps, que « Poitiers collec­tif » repré­sen­tait la vraie gauche..

« Claeys a peut-étre encore de beaux jours devant lui, après les Régio­nales de 2015, les Euro­péennes de 2019,…

« Nous instal­lons nous avec des gauches irré­con­ci­liales ?

« Dans tous les cas, les oripeaux d’une vieille union de la gauche ne méritent pas aujourd’­hui d’être sauvés. »

Dans la même lignée je voudrais citer ce passage du cour­rier de Chris­tian Lanneau paru, ainsi que les autres textes cités ci-dessous, au texte paru en tribune libre sur ce site à propos des élec­tions muni­ci­pales à Poitiers:

« Diffi­cile pour les élec­teurs de « Poitiers collec­tif » et de « Osons 2020 » ou même de « Poitiers anti­ca­pi­ta­liste » de comprendre le refus de « Poitiers collec­tif » de fusion­ner avec « Osons 2020 » pour le deuxième tour des muni­ci­pales du 28 juin 2020 à Poitiers. Alors que 37% des élec­teurs poite­vins au premier tour du 15 mars ont montré une réelle aspi­ra­tion à un renou­vel­le­ment démo­cra­tique tant de l’exé­cu­tif muni­ci­pal que des pratiques poli­tiques à Poitiers.
« En effet diffi­cile de croire en la sincé­rité des colis­tiers et des soutiens de « Poitiers collec­tif » quand ils affirment vouloir ouvrir un nouveau chapitre de l’his­toire poli­tique de Poitiers « en étant réso­lu­ment ouverts à toutes celles et tous ceux qui souhaitent sincè­re­ment construire cette alter­na­tive nouvelle », alors qu’a­vant même de discu­ter d’une possible fusion avec « Osons 2020 » ils ont exigé que la liste signe une tribune présen­tée unila­té­ra­le­ment par les six orga­ni­sa­tions alliées dans « Poitiers collec­tif » ainsi que par le NPA et une respon­sable syndi­cale qui ne repré­sente qu’elle-même.

« (…)Mais « Poitiers collec­tif » se contre­dit, à moins que ce ne soit l’aveu d’une stra­té­gie déci­dée dès avant le premier tour, quand son équipe, repliée sur elle-même et son bon résul­tat du 15 mars, prétend « préser­ver [ses] capa­ci­tés de travailler en commun » avec les habi­tantes et les habi­tants de Poitiers, en même temps qu’elle refuse de mettre en commun les propo­si­tions des deux listes et prend le risque de ne pas rassem­bler tous leurs élec­teurs pour assu­rer la victoire de l’éco­lo­gie sociale à Poitiers le 28 juin prochain. »

Je suis en phase aussi avec la décep­tion de Fran­cesca et celle de LCM.

Je tente main­te­nant quelques réponses à mes contra­dic­teurs.

Jerôme Julien dit qu’O­sons a eu des compor­te­ments stali­niens.

Je n’ai assisté à aucune alga­rade, je n’ai bien sûr parti­cipé à rien de la sorte, je crois que l’in­sulte en poli­tique est misé­rable et toujours regret­table. Je n’ai jamais été stali­nien. Il ajoute: « Se faire trai­ter de « sectaire » alors qu’on a regroupé 6 partis poli­tiques et des citoyens c’est se moquer du monde : vous êtes entre insou­mis, vous avez refusé toute discus­sion car nous n’étions pas clair par rapport au maire. Vous auriez aimé faire cela mais vous n’avez pas réussi à le faire. De nombreuses personnes qui ont été avec vous ne vous on pas suivi, et nous les avons retrouvé. On a pris le temps pour construire large­ment, c’est une démarche dont vous vous êtes régu­liè­re­ment moqué durant la campagne mais qui a pour­tant fait ses preuves à l’ar­ri­vée.« 

Ce récit méri­tera discus­sion. Il est vrai que l’équipe sortante d’Osons n’a pas réagi poli­tique­ment lorsque EELV a quitté ce petit rassem­ble­ment, pas plus quand ce fut le NPA qui est parti. Et si on a une ambi­tion majo­ri­taire, ce qui fut le cas d’Osons 2020, on se doit de faire des propo­si­tions publiques pour tenter une inclu­sion de toujours plus de personnes et de courants d’idées. Et se moquer de la guir­lande des logos comme le fit Mélen­chon de façon achar­née, ce qu’il ne fait plus, peut fonc­tion­ner quelques mois mais c’est assez limité comme pers­pec­tive.

Je remarque que les citoyens non encar­tés de Poitiers collec­tifs semblent détes­ter les citoyens non encar­tés d’Osons et réci­proque­ment. Ce qui montre la vacuité en l’es­pèce de se réfé­rer à la caté­go­rie de « citoyens ». D’ac­cord sur ce point avec les amis du NPA sur ce point.

Thierry, cama­rade du NPA, écrit : « Sur le fond je suis égale­ment surpris par cet engoue­ment pour Osons sans aucune rete­nue. » Si, si, Thierry, je suis capable de rete­nue, et je suis d’ac­cord avec Chris­tian quand il écrit : « Recon­nais­sons aussi que « Osons 2020 » n’a pas non plus mani­festé une volonté forte d’abou­tir à une liste commune dès après le premier tour. D’au­tant que ses respon­sables n’avaient donné aucun signe d’une telle possi­bi­lité pendant la campagne du premier tour. Dommage pour Poitiers et pour les Poite­vins.  »

Nico­las L, autre cama­rade du NPA, ajoute :« Main­te­nant qu’il manque 8 voix à l’ar­ri­vée pour Osons 2020 n’est pas de notre fait. » Je n’ai fait un tel reproche qui serait stupide. Il ajoute: (…) « Pour vous, soit on est mani­pulé par EELV qui règne sur toute la gauche plurielle (force­ment vous les dési­gnez comme des adver­saires tout au long de la campagne) soit on est mani­pu­la­teurs (le soutien empressé et éton­nant) »

Oui, je fais l’hy­po­thèse après bien des cama­rades que EELV tente de s’im­po­ser comme force hégé­mo­nique, à gauche mais pas trop, verts mais conci­liant avec le patro­nat. Je ne parle pas de mani­pu­la­tion.

Le texte mis en ligne hier par Pascal Canaud va dans le même sens:

Je n’ai pas écrit non plus que le NPA était « mani­pu­la­teur ». J’ai écrit : «  le NPA a rejoint l’at­te­lage conduit de main de maître par Europe Ecolo­gie Les Verts, et qui regroupe sous sa direc­tion Géné­ra­tion.s, le PCF – Parti Commu­niste Français, Géné­ra­tion Ecolo­gie, Nouvelle Donne et A Nous La Démo­cra­tie), alors que Poitiers collec­tif dans le même temps refu­sait toute négo­cia­tion en vue du second tour ». Ce qui est un fait. Regret­table.

« Vous pouvez aussi prendre acte de la défaite dès le premier tour, critiquer le système élec­tif en reven­diquant une propor­tion­nelle inté­grale et appe­ler simple­ment à battre Claeys par plus à gauche que vous et ne rien deman­der en retour. Ca serait plus classe, mais vous préfé­rez une autre voie.  » Osons fut l’op­po­si­tion de gauche de la muni­ci­pa­lité sortante, avec téna­cité. Que Osons 2020 dans la conti­nuité de cette histoire, et son dépas­se­ment, ne soit pas éjecté de la nouvelle muni­ci­pa­lité n’est pas une exigence incroyable. Bana­li­ser tota­le­ment la bruta­lité actuelle de Poitiers collec­tif qui refuse de discu­ter avec Osons me parait assez insou­te­nable.

(…) »Serez vous à la hauteur de ce moment poten­tiel­le­ment histo­rique : mettre Clayes à la retraite? Ou appa­rai­trez vous pour ceux qui sont respon­sables de sa réélec­tion?  » Rien dans ce que j’ai écrit ne peut donner à croire que je renvoie dos à dos le néo-macro­niste Claeys et la diri­geante locale et régio­nale d’EELV et ses amis. Rien pour bana­li­ser la montée en force des enne­mis de nos valeurs.

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Pour conclure, le mieux est de relire cet appel que nous avons retrans­crit et qui est excellent selon moi:

https://reve86.org/appel-pour-lunite-de-leco­lo­gie-poli­tique-et-de-la-gauche-de-trans­for­ma­tion-sociale-a-poitiers/

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Poitiers est un des labo­ra­toires d’une nouvelle gauche très modé­rée, qui est insup­por­tée par les éclats de voix, sous direc­tion EELV. Cette gauche-là se situe donc en hosti­lité à la gauche radi­cale à laquelle Osons fut asso­ciée.

Nous vivons un moment d’une recom­po­si­tion poli­tique qui sera dure. Notre mouve­ment Ensemble! a aussi à se remettre en cause radi­ca­le­ment comme d’autres. Pour que l’éco­so­cia­lisme soit un possible avenir pour cette planète, voire même pour Poitiers.

Pascal Bois­sel , 5–6–2020

6 réflexions au sujet de « Muni­ci­pales à Poitiers. Des polé­miques construc­tives sont possibles »

  1. Alex r dit :

    Bonjour pascal et les autres camarades,
    d’abord merci d’écrire sur la séquence en tâchant de prendre de la hauteur, comme l’a fait aussi pascal c sur webfinfo86, cela nous sort des délires que l’on peut lire parfois.
    je ne partage pas tout de ce que tu as écrit mais bien des choses quand même. ok par exemple sur le côté « gauche plurielle » de Poitiers Collectif, je l’avais écris il y a longtemps. Cela merite néanmoins une analyse plus poussée car il n’y a plus le ps dans l’attelage (pour Poitiers) et nous voyons émerger une nouvelle génération 
    là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la séparation entre gauche plurielle et gauche « radicale » ou anticapitaliste. Du moins sûr là où vous faites pascal c et toi, la coupure. Dans de nombreuses villes les insoumis rejoignent cet attelage, et à Poitiers osons, sa tête de liste notamment, n’est pas anticapitaliste (et ce n’est pas une insulte). Cela brouille les pistes et c’est en cela que bcp ne comprennent pas la division dès le premier tour. par ailleurs je tiens à rectifier autre chose : le npa ne rejoint pas Poitiers Collectif, mais notre liste appelle à voter pour eux au deuxième tour pour battre Claeys, c’est tout. Les histoires de osons sont ce qu’elles sont mais voici la vérité. Pour nous Poitiers Collectif une fois au pouvoir sera très certainement un « adversaire » politique, comme osons l’aurait été, pour les raisons que j’évoque ici : https://poitiersanticapitaliste.org/poitiers-2eme-tour-des-municipales-soyons-serieux-et-serieuses-discutons-politique/
    j’avais aussi essayé de faire un retour très centré sur Poitiers Anticapitaliste (desolé c’était surtout pour nous) mais qui donne aussi des éléments plus larges, et qui permettent d’avancer dans la réflexion https://poitiersanticapitaliste.org/poitiers-2eme-tour-des-municipales-soyons-serieux-et-serieuses-discutons-politique/
    je pense que les mobilisations sociales qui viennent vont nous rassembler, je l’espère, et ce sera l’occasion de débattre et essayer de chercher des solutions communes, y compris d’organisations. Je reste persuadé mais je peux me tromper, que dans la période l’enjeu est de rassembler les Anticapitalistes, et d’esssayer via ce rassemblement d’initier des luttes, d’aider à les construire, tout en discutant avec tout le monde pour essayer de construire une organisation nous dépassant mais sur des bases anticapitalistes. La periode ouverte par la crise sanitaire nous pousse à penser au niveau mondial et avec une stratégie révolutionnaire, car pour en revenir à Osons il ne s’agit que d’une expérience locale (je ne dénigre rien, je débats) qui sera confronté quoi qu’il en soit à des enjeux plus vastes : pour moi ça ne peut pas être un cadre de rassemblement pour ces raisons là.je m’arrête là, désolé je suis sur téléphone et c’est pas simple de commenter correctement 
    alex

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  2. Nicolas L dit :

    Bonjour Pascal,Merci pour ce billet. Tu  fais  référence à certains passages de mon commentaire. Mon commentaire était surtout une réaction à de ce que j’avais vécu au marché et que l’un militant d’Osons (et d’Ensemble) m’avait lâché (« manipulateur ou manipulés »), ce que je ne trouvais vraiment pas juste, idem sur la question de votre score et des 8 voix, je sais bien que tu n’as pas dit cela dans ton billet, simplement aussi profiter de ta tribune pour commenter et espérer que cela soit lu plus largement pour répondre à d’autres personnes autre qu’Ensemble qui pourraient passer sur le site d’ensemble86.Ce n’est pas le meilleur moyen de procéder de la sorte certes, et j’en suis désole^^ mais quelque part, cela est un peu symptomatique du fond du problème j’ai l’impression : les militants et les organisations ont souvent peur du débat et dans les faits aussi ne discutent pas, et personnellement je suis pour qu’il y aie plus de débat, à condition que l’on respecte aussi son interlocuteur, que l’on ne le croit pas animé de mauvais intentions ect. au delà du manque de débat, des gens ne savent pas débattre et ne se respectent pas. Pour ma part je ne défends pas « le NPA » (si on pouvait le dissoudre dans un mouvement plus vaste je trouverais ça génial, mais les conditions ne sont pas encore réuni) je défends simplement mes idées et cherche les meilleurs biais pour les faire passer plus largement :mon ambition est somme toute limitée car j’ai conscience des limites qui sont assignées à nos places dans ce monde beaucoup plus vaste : je construit et participe à quelques cadres unitaires, je suis syndiqué, ait été élu. Je fais ce que je peux avec ce que j’ai, je n’ai pas raison sur tout (et le NPA aussi et d’autres aussi) et je n’accuserai pas quelqu’un d’autre de mes échecs.Donc oui je pense à plus de débat, et tout au long de l’année, des années, car rien n’est figé dans le marbre et ce que je retiens c’est que les 6 ans écoulé ont manqué de débat entre les différences composantes au sein d’Osons, cela explique aussi le départ de certaines d’entre elles pour x ou y raisons, sans évoquer la façon de se parler qui quoiqu’on en dise joue énormément , et c’est pas que du « problème personnel » c’est lié au cadre qui a été construit car normalement un cadre réellement démocratique doit désamorcer les animosités personnelles, l’agressivité souvent inexpliqué des uns ou des autres. Au sein de la gauche radicale, ça me parait difficile de prétendre construire une alternative sociétale, un autre mode de vie, un autre monde, (plus humain fraternel, ect.) et de l’autre côté agir de façon complètement opposée envers des militants d’autres forces politique qui partage à peu près les mêmes visions du monde….Ok on a toutes nos petites névroses et en soi la perfection n’existe pas, mais bon ça se travaille tout cela, ce n’est pas la politique qui en tous cas vous sauvera, et puis les effets peuvent être délétères : décourager délibérément certains militants ancien comme nouveaux (ce qui quand même le degré 0 de l’action politique, ce n’est pas en tous cas la conception politique que je défends) Ok la politique c’est pas rock n roll et toujours drôle, mais pourtant je pense qu’il ’aller à contre courant sur cette conception de la politique qui dégoute beaucoup de personnes qui du coup ne s’engageront pas et cela jouera contre nous, pas contre les dominants. Ou alors on peut être « durs et agressifs » avec les dominants et plus fraternels avec les camarades dans nos discours et nos pratiques, ce qui pour l’heure actuel n’est pas réalisé. Voilà je le pense, après chacun fait comme il veut mais je pense que c’est important à prendre en compte si on veut se donner une chance de construire plus largement plutôt que de rester dans un cénacle de militants qui se connaissent avec des animosités qui n’ont souvent aucun fondement. Le site que tu animes a un rôle de médium c’est bien, en espérant aussi que cela se passe en vie réelle avec tous celles et ceux qui ont envie de faire des choses ensemble!Bien à toi,Nicolas L

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  3. Nicolas L dit :

    Simplement réagir à ces deux passages de réponse pour clarifier :« alors que Poitiers collec­tif dans le même temps refu­sait toute négo­cia­tion en vue du second tour ». Ce qui est un fait. Regret­table. »Alex a donné des éléments sur le sujet dans le commentaire sur la configuration FI EELV et autres forces de gauche plurielle suivant où on se situe dans d’autres villes. Il y a aussi ce que je disais dans mon commentaires dont tu as a repris quelques éléments. « Regrettable » pour qui? Nous n’avons pas de poids, PC ne détermine pas sa stratégie par rapport à nous, nous vous encourageons à signer car ça les engage s’ils gagnent. Voilà, je comprends que c’est regrettable pour Osons ou pour ensemble, car le refus de fusion est le simple fait de PC et on n’y est pour rien, sauf si on se cherche des excuses à cette non fusion qui est quelque part (thierry le dit bien) aussi du fait de la stratégie politique d’Osons pendant cette campagne. On n‘y comprend rien d’un point de vue extérieur pour qui ne milite pas, et si de votre point de vue cela parait regrettable, pour beaucoup d’autres « c’est le jeu des élections » et c’est « comme ça. il fallait être meilleur» : ces personnes là sont très contentes que le Poitiers anticapitaliste appelle à virer Claeys et est déçu du fait que pour l’instant Osons n’aie pas signé et boude dans son coin. Ce sont des électeurs d’Osons et de Poitiers Anticapitaliste pour d’autres. Voilà quand je parle je restitue aussi ce que j’entends à droite et surtout à gauche. « Osons fut l’op­po­si­tion de gauche de la muni­ci­pa­lité sortante, avec téna­cité. Que Osons 2020 dans la conti­nuité de cette histoire, et son dépas­se­ment, ne soit pas éjecté de la nouvelle muni­ci­pa­lité n’est pas une exigence incroyable. Bana­li­ser tota­le­ment la bruta­lité actuelle de Poitiers collec­tif qui refuse de discu­ter avec Osons me parait assez insou­te­nable. »Je ne « banalise » rien. Je constate simplement que le système électif est fait ainsi, à moins de 10% on ne peut se maintenir, ce système encourage la concurrence entre les formations politiques qui se présentent, dont certaines sont proches au niveau du discours ou des propositions. Je me pose la question si dans une situation inversée Osons aurait acceptée une fusion avec Poitiers Collectif (et si Poitiers Collectif aurait demandé fusion à Osons), alors que d’un autre côté les contributions de Pascal C ou la tienne font le constat qu’il y a deux gauches et que celles-ci sont difficiles à réconcilier et que se refus semble logique. Il y a quand même une contradiction fondamentale ici : on ne peut pas dire à la fois qu’on a de grosses divergences avec la gauche plurielle, les revendiquer comme tel, faire toute une campagne ainsi et en même temps exiger des choses de leur part une fois le premier tour achever. Si tu les exclues de l’équation, ou tu fais tout pour pas les intégrer, il ne faut pas s’étonner qu’ils fassent d’eux-mêmes, et inversement. Sans même chercher qui a « tord ou raison ».Dans cette situation, un refus de fusion avec Pc dans cette situation te serait « insoutenable » également ? (C’est une vrai question de ma part sans arrière pensée) Voilà je comprends que ça l’est pour toi (insoutenable) car Osons est un rassemblement que tu as soutenu pendant 6 ans et qui s’arrête net. Je déplore la non fusion car cela ne maximise pas les chances de virer CLayes. Mais en même temps je ne suis pas étonné de ce qu’il se passe. De mon point de vue, Expliquer n’est pas excuser tout simplement. Voilà, nous aurons l’occasion je l’espère de construire d’autre choses et d’échanger.Bien à toi,Nicolas

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  4. Nicolas L dit :

    Je reformule et complète ce passage écrit un peu à la va-vite, après j’arrette :« On n‘y comprend rien d’un point de vue extérieur pour qui ne milite pas, et si de votre point de vue cela parait regrettable, pour beaucoup d’autres « c’est le jeu des élections » et c’est « comme ça. il fallait être meilleur» : ces personnes là sont très contentes que Poitiers Anticapitaliste appelle à virer Claeys et est sont déçu du fait que pour l’instant Osons n’aie pas signé et boude dans son coin : ce sont en des électeurs d’Osons et de Poitiers Anticapitaliste que je cite et avec qui je discute. Le fait qu’il y aie fusion ou non fusion est anecdotique pour cette fraction d’électeurs et de sympathisants. Ils placent leurs priorités autre part. »

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  5. Françoise Chanial dit :

    pas le temps de lire de si longs commentaires, juste ce passage :
    de votre point de vue cela parait regrettable, pour beaucoup d’autres «c’est le jeu des élections» et c’est « comme ça. il fallait être meilleur».Ce qui apparaît c’est que les élections sont un jeu stupide : sous couvert de sélectionner les meilleur, elles ne font que concentrer le pouvoir entre les mains  des plus malins qui sont souvent aussi les plus avidesavides…
    La vraie démocratie demande une autre organisation , une autre sagesse.

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