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16 avril 2026

Priva­ti­sa­tion des aéro­ports de Paris : « Une bataille est enga­gée, nous signons et nous ferons signer »

C’est main­te­nant à portée de main : un réfé­ren­dum, enfin.
Un réfé­ren­dum sur la vente des Aéro­ports de Paris. Un réfé­ren­dum pour ne pas lais­ser ce trésor à Vinci, qui a déjà emporté nos auto­routes. Un réfé­ren­dum, surtout, sur l’ave­nir : l’ave­nir que nous refu­sons, l’ave­nir que nous dési­rons.

D’em­blée, le Premier ministre Edouard Philippe s’est étran­glé : « C’est une situa­tion dange­reuse ! Cela pose un vrai et grave problème démo­cra­tique ! »
Ils suffoquent, lui, les autres.
Car ce n’est pas la ques­tion, seule­ment, de Roissy, d’Orly, qui est soule­vée.
Cela va bien au-delà.

C’est l’oc­ca­sion d’un coup d’ar­rêt, d’un « non » franc et massif, d’un désa­veu géant : nous ne voulons plus du monde qu’ils incarnent, qu’ils promeuvent.

« Concur­rence », « crois­sance », « compé­ti­tion », «  défi­cit », « mondia­li­sa­tion » … Ces mots nous sont répé­tés pour vendre les aéro­ports. Ces mots nous sont répé­tés depuis quarante ans, pour vendre à la découpe le gaz, l’élec­tri­cité, la santé, et bien­tôt les retraites. Ces mots nous sont répé­tés comme des mantras, pour guider la société et nos exis­tences. Ces mots sont désor­mais des mots cadavres. Nous n’y croyons plus. Nous n’en voulons plus : ils creusent notre tombe écolo­gique. Nous aspi­rons, au contraire, à la coopé­ra­tion, à l’en­traide, à placer les humains et la planète avant les chiffres, il en va de notre survie commune.

Car le Premier ministre a bien raison : c’est la « démo­cra­tie » qui est en jeu. Pour lui, pour eux, la démo­cra­tie, c’est quand ils s’ar­rangent en famille, quand ils confient les bijoux de l’Etat à leurs amis, et qu’ils en retirent des prébendes et des divi­dendes. La voilà, la démo­cra­tie qu’ils appré­cient : la démo­cra­tie sans le peuple ! Ni dans la rue, ni sur les ronds-points, ni dans les urnes. Ou alors, une fois tous les cinq ans. Et entre-temps, circu­lez, braves gens !

Pour nous, au contraire, la démo­cra­tie, c’est la reprise en main de notre destin commun. Et il faut bien commen­cer par un bout, même petit : alors, allons-y par le bitume des aéro­ports de Paris. Avant de passer à nos écoles, nos champs, nos hôpi­taux, nos tribu­naux, nos forêts…

Main­te­nant, une bataille est enga­gée.
Nous, nous signons.
Surtout, nous ferons signer, parmi nos collègues, dans les bureaux, dans les asso­cia­tions, dans les usines, dans les facul­tés, à la Fête de la Musique et à la Fête des voisins, dans les vestiaires du club de foot et dans les colloques univer­si­taires.
Et cette belle bataille, popu­laire, démo­cra­tique, nous invi­tons à la mener ensemble, tous ensemble, par-delà les chapelles et les querelles, les « avec gilet » et les « sans gilet », les encar­tés et les non encar­tés, les syndiqués et les non syndiqués, unis dans une action. Unis pour produire une conta­gion de signa­tures, une épidé­mie de péti­tions, et qu’on parvienne à 4,7 millions.

Aux stylos, citoyens !
Marchons ! Signons !

Site : http://nous-signons.org/

Le « labo­rieux » site offi­ciel, à croire qu’il est fait pour dissua­der les citoyens de signer : https://www.refe­ren­dum.inter­ieur.gouv.fr/

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