Ce qui ne marche pas, c’est de s’invectiver et de créer des fractures à gauche qui ne se réparent pas en une nuit de fusion de listes.
Ce qui ne marche pas, c’est d’offrir le spectacle de la division pendant des mois et des mois, puis de bricoler des accords sur un coin de table.
Nous ne devons avoir qu’un seul adversaire : la droite et l’extrême droite. Face au vent trumpiste, l’union de la gauche et des écologistes, dans toute leur diversité, reste la clé pour gagner.
C’est le rassemblement, même partiel, qui a créé la dynamique aux municipales. Aucune sensibilité de gauche n’a gagné seule. Et les municipalités remportées malgré le refus de fusionner les listes de gauche ont bénéficié d’électeurs et électrices terrifiés de voir leur ville défigurée au matin du 23 mars.
L’échec dans certaines villes est le résultat d’une union de dernière minute qui n’a pas su convaincre. Les tournants stratégiques in extremis ne sont pas convaincants.
L’union ne signifie pas petits arrangements électoraux, elle doit se construire dans la durée.
L’union, c’est une culture politique.
L’union, c’est une stratégie pour gagner.
En 2027, notre responsabilité est d’être uni·es contre l’extrême droite. C’est pourquoi, plus que jamais, et urgemment, nous avons besoin d’une candidature commune.
Alors maintenant, ça suffit ! Je le dis et le redis : il faut arrêter les conneries !
Clémentine Autain