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18 avril 2026

Syndi­cat de la Magis­tra­ture. Contre le projet de loi liber­ti­cide de Darma­nin

Derrière un discours simple, une répres­sion basique

Gérald Darma­nin, ministre de la Justice, a présenté le 28 juillet 2025 son projet de loi visant à assu­rer une Sanc­tion Utile, Rapide et Effec­tive (S.U.R.E), incluant notam­ment le réta­blis­se­ment des peines plan­chers, le plai­der-coupable crimi­nel, les ultra-courtes peines et l’élar­gis­se­ment des critères de déten­tion provi­soire.

Incar­cé­rer plus pour vider les prisons. Tel est l’éclair de génie de Gérald Darma­nin.

Repre­nant des propo­si­tions déjà avan­cées par le Rassem­ble­ment Natio­nal et Hori­zon, le garde des Sceaux propose, dans le projet de loi qu’il entend soumettre au Parle­ment, le réta­blis­se­ment des peines plan­chers et des ultra-courtes peines, la faci­li­ta­tion du prononcé des mandats de dépôt et du place­ment en déten­tion provi­soire, la limi­ta­tion du recours aux aména­ge­ments de peine et au sursis simple, outre la stig­ma­ti­sa­tion des personnes étran­gères.

Nul besoin d’être fin mathé­ma­ti­cien pour prédire l’ex­plo­sion de la surpo­pu­la­tion carcé­rale alors que l’état des prisons alerte déjà l’en­semble des acteurs du monde judi­ciaire.

Par ce projet, le garde des Sceaux semble igno­rer les conclu­sions de la Cour des comptes mais égale­ment celles de ses propres services statis­tiques, dont aucun n’a réussi à démon­trer l’ef­fi­ca­cité de l’in­car­cé­ra­tion sur la réci­dive. Il écarte déli­bé­ré­ment l’en­semble des travaux socio­lo­giques démon­trant que le meilleur moyen pour l’ins­ti­tu­tion judi­ciaire de lutter contre la délinquance est d’uti­li­ser ce qu’il cherche à détruire : l’in­di­vi­dua­li­sa­tion et l’amé­na­ge­ment des peines.

A cette fin, il annonce ainsi l’anéan­tis­se­ment des missions des juges d’ap­pli­ca­tion des peines, seul.es magis­trat.es dispo­sant des outils pour adap­ter au mieux la sanc­tion à la person­na­lité des condamné.es – satis­fai­sant ainsi à l’objec­tif prévu par la Cons­ti­tu­tion d’in­di­vi­dua­li­sa­tion des peines.

Alors que le ministre prétend vouloir consul­ter les profes­sion­nel.les de la justice sur la simpli­fi­ca­tion de l’échelle des peines, il choi­sit d’ores et déjà de faire de la prison la seule réponse pénale possible.

Et que dire du plai­der coupable crimi­nel, sinon qu’il ne répond qu’à un objec­tif gestion­naire visant à juger plus vite, quitte à juger plus mal, niant que la recon­nais­sance d’un fait crimi­nel ne peut se résu­mer à un « oui » consi­gné dans un procès-verbal et que le temps de l’au­dience est répa­ra­teur tant pour l’au­teur, la victime que pour la société.

Mais le génie du ministre ne s’ar­rête pas là.

Insul­tant l’en­semble des citoyens et citoyennes, il se permet de prendre le prétexte de leur préten­due inca­pa­cité à comprendre le système pénal pour initier sa réforme – en témoigne le soin apporté au nom qu’il lui donne (S.U.R.E). Consi­dé­rant mani­fes­te­ment la péda­go­gie impos­sible avec son propre élec­to­rat, il préfère lui servir une solu­tion facile à avaler, tout en l’éloi­gnant toujours plus du seul lieu d’ap­pren­tis­sage de la justice : les cours d’as­sises – dont il souhaite restreindre encore le champ d’ap­pli­ca­tion.

Il prétend égale­ment être à l’écoute de tout·es les magis­trat·es, qui se senti­raient frus­tré·es par la loi actuelle les empê­chant d’in­car­cé­rer à volonté. Mais qui sont ces magis­trat·es ?

Au lieu de présen­ter un programme au service de l’in­té­rêt géné­ral, le ministre cherche à déman­te­ler encore un peu plus le service public de la justice, sans égard pour les dégâts humains.

Il peut comp­ter sur le Syndi­cat de la magis­tra­ture pour rappe­ler et défendre les exigences huma­nistes sur lesquelles se sont fondées les démo­cra­ties modernes.

Publié le 29 juillet 2025

https://www.syndi­cat-magis­tra­ture.fr/notre-action/justice-penale/commu­niqué-de-presse-derrière-un-discours-simple-une-répres­sion-basique/

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