29 avril 2026

El clan : une dialectique à réflechir

Je me permets de signaler qu’actuellement le film LE CLAN du réalisateur argentin Pablo TRAPERO est projeté au TAP CASTILLE.

Il s’agit de la chronique d’un fait tragique : un ancien agent des renseignements qui à la chute de la dictature en Argentine, se transforme en organisateur de kidnappings à son compte, entreprise morbide dans laquelle il arrive à impliquer sa propre famille.

Il me semble que dans le contexte actuel, où quelques politiciens sont ici en train de restreindre les libertés individuelles, en échafaudant un système d’écoute, de remplacement des juges par des pouvoirs croissants à force de répression, tout  en justifiant cela par un besoin de sécurité. Justification qui a été invoquée presque à l’identique par les militaires qui ont produit une longue liste de morts, pendant douze longues années de souffrance du peuple argentin.

Le film est un excellent support pour se rappeler le processus qui amène à engendrer des tortionnaires. Mais aussi  pour essayer de pénétrer la dialectique entre les « illuminés de la sécurité » et les exécuteurs de ces basses œuvres.

On pourra comprendre ainsi que le venin d’un régime qui se permet le moindre manquement aux Droits de l’Homme fait resurgir, même à la chute de la dictature, les monstres que les sécuritaires ont transformé en robots mortifères.

Román  Domínguez, le 12 février 2016

Une réflexion sur « El clan : une dialectique à réflechir »

  1. Oui Roman. Un film inquietant où au nom des intérêts de la famille, un salaud tue comme quand il était payé par la dictature pour le faire. Sans remords. Un job rentable.

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