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Le défer­le­ment anti-chemi­nots doit cesser

C G T: Chemi­nots e t jour­na­listes face à la désin­for­ma­tion:
Commu­niqué du 17 mars:

Depuis quelques jours, les chemi­nots et leurs familles subissent des attaques inac­cep­tables. La Fédé­ra­tion CGT des chemi­nots et le Syndi­cat Natio­nal des Jour­na­listes CGT (SNJ-CGT) dénoncent avec force cette campagne de déni­gre­ment sans précé­dent.

Rare­ment une profes­sion aura fait l’objet d’un tel défer­le­ment tous azimuts.

Depuis les annonces du Premier ministre concer­nant la casse de l’en­tre­prise SNCF, les chemi­nots essuient les tirs croi­sés de celles et ceux qui militent pour la casse du service public ferro­viaire.

NON, les chemi­nots ne sont pas respon­sables des déci­sions, des errances de la direc­tion SNCF et des gouver­ne­ments succes­sifs qui, depuis des années, s’at­tachent à débou­lon­ner l’en­tre­prise publique.

NON, le Statut des chemi­nots n’est pas un « boulet » pour la SNCF et la Nation. Il est au contraire une force. Il permet d’as­su­rer la conti­nuité, la péren­nité et la stabi­lité du service public. Il est gage d’une forma­tion profes­sion­nelle initiale et conti­nue de haut niveau permet­tant d’as­su­rer la sécu­rité des circu­la­tions et le fonc­tion­ne­ment du chemin de fer public 24h/24, 365 jours par an.

NON, les chemi­nots ne sont pas respon­sables de la dette du système ferro­viaire pas plus qu’ils ne sont respon­sables de l’écla­te­ment de la SNCF décidé lors de la réforme de 2014 qui préfi­gu­rait la situa­tion dans laquelle nous sommes aujourd’­hui.

Les comptes 2017 de la SNCF présen­tés récem­ment démontrent, une nouvelle fois, que les chemi­nots parti­cipent avec force et convic­tion au main­tien et au déve­lop­pe­ment du service public ferro­viaire : le résul­tat net a triplé, la fréquen­ta­tion est en progres­sion sur les TGV comme sur les TER, tout comme les chiffres d’af­faires de SNCF Mobi­li­tés et du groupe, pour ne citer que ces items.

Ces résul­tats viennent percu­ter de plein fouet les propos du Premier ministre sur la situa­tion à la SNCF.

L’em­bal­le­ment anti-chemi­nots, savam­ment orches­tré, vise en fait à détour­ner l’opi­nion publique et à oppo­ser les sala­riés de la SNCF au reste de la popu­la­tion. C’est scan­da­leux !

Les chemi­nots ne se détour­ne­ront pas de l’es­sen­tiel. La réforme enga­gée vise, à terme, à réduire dras­tique­ment le réseau ferro­viaire, à ouvrir à la concur­rence, à priva­ti­ser la SNCF et à porter un coup sérieux à leurs condi­tions sociales. En Europe, là où les mêmes réformes ont été intro­duites, le prix des trans­ports a explosé et leur qualité s’est effon­drée. En France, le bilan de la priva­ti­sa­tion des auto­routes est sans appel : hausse conti­nue des péages et dégra­da­tion du service rendu.

De France Inter à Europe 1 en passant par TF1 ou les grands quoti­diens, l’hos­ti­lité envers les mobi­li­sa­tions sociales est sans égal ! Le but de la CGT serait de « bloquer la France » ou d’obli­ger « le contri­buable à payer encore davan­tage pour le fonc­tion­ne­ment de la SNCF » ; le statut de chemi­not ne serait « plus justi­fié aujourd’­hui » et il faudrait le « faire évoluer au mini­mum ». Le SNJ-CGT et la Fédé­ra­tion CGT des Chemi­nots appellent les jour­na­listes à enquê­ter et à confron­ter les points de vue sur les réelles causes des dysfonc­tion­ne­ments de la SNCF et les effets que pour­rait avoir « le nouveau pacte ferro­viaire » présenté par le gouver­ne­ment.

Nous réaf­fir­mons par ailleurs que si le gouver­ne­ment et la direc­tion SNCF devaient choi­sir le passage en force, les chemi­nots réplique­raient avec luci­dité et déter­mi­na­tion.

D’ores et déjà, la Fédé­ra­tion CGT et le SNJ-CGT appellent les chemi­notes et les chemi­nots, les usagers et leurs asso­cia­tions à parti­ci­per massi­ve­ment à la mani­fes­ta­tion natio­nale unitaire le 22 mars prochain à 13h00, place de la Répu­blique, à Paris.

La SNCF: certains veulent la descendre, nous on la défend !

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