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Soute­nons le droit du peuple grec à prendre en main son destin

Commu­niqué de presse unitaire d’or­ga­ni­sa­tions de la Vienne

Lors des élec­tions légis­la­tives du 25 janvier 2015 en Grèce, la démo­cra­tie et le combat pour la justice sociale peuvent progres­ser à nouveau.

 

C’est après près de cinq années d’aus­té­rité impo­sée par la « troïka » ( la Commis­sion Euro­péenne, la BCE et le FMI), qui ont conduit le pays à un désastre écono­mique et social sans précé­dent, que les Grec-ques sont appelé-es à ce vote histo­rique. Ce vote pour­rait se traduire par un désa­veu des poli­tiques austé­ri­taires qui ont été appliquées et la victoire de Syriza, mouve­ment de la gauche radi­cale grecque.

 

Cette victoire de SYRIZA ouvri­rait la voie à la fin de la poli­tique néoli­bé­rale d’aus­té­rité mise en oeuvre par les gouver­ne­ments grecs et à la tutelle de la Troïka.

 

Comme le montrent les mani­fes­ta­tions massives au Portu­gal, en Espagne et plus récem­ment en Italie, ou la grève géné­rale en Belgique, l’injonc­tion faite aux popu­la­tions de rembour­ser des dettes illé­gi­times aux déten­teurs de capi­taux, ce au prix de la destruc­tion des acquis sociaux ne passe plus. Ces recettes néoli­bé­rales sont main­te­nant massi­ve­ment reje­tées.

 

Aussi nous soute­nons l’exi­gence portée par Syriza d’an­nu­la­tion de la plus grande partie de la dette publique. S’im­pose la néces­sité d’un audit citoyen de l’en­semble des dettes souve­raines en Grèce, mais aussi en France et dans le reste de l’Eu­rope, audit que sommes nombreux à avoir porté depuis 2011.

 

C’est au peuple grec de prendre en main son destin. Nous nous oppo­sons ferme­ment à toutes les tenta­tives actuelles d’in­gé­rence dans la vie poli­tique grecque de certain-es diri­geant-es euro­péen-nes.

 

Nous dénonçons égale­ment les tenta­tives de désin­for­ma­tion dans de nombreux médias qui ignorent la misère en Grèce, distil­lent le mépris pour le peuple grec et pour Syriza.

 

Nous vivons un moment histo­rique. L ’arri­vée au gouver­ne­ment de la Grèce d’une force de rupture avec l’aus­té­rité, Syriza, pour­rait ouvrir la voie à un boule­ver­se­ment poli­tique à l’échelle euro­péenne.

 

Signa­taires :

 

Syndi­cat de la méde­cine géné­rale, Union syndi­cale de la psychia­trie, Domi­nique Leblanc (ATTAC Poitiers), Myriam Rossi­gnol (Ensemble), Chris­tiane Fraysse (Osons), Yves Jamain (PCF), Séve­rine Lehnard (PG), Alexandre Raguet (NPA).

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